23 124 décisions disponibles — page 227/1157
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes pour ordonner l'expulsion de Mme A et M. B, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, du logement qu'ils occupent sans droit ni titre dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Les défendeurs ont soulevé des moyens de procédure et invoqué la protection de l'article L.551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de la présence de leurs enfants mineurs. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle des défendeurs. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique et l'instruction a été clôturée.
Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Nice rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge constate que, malgré une précédente ordonnance enjoignant la délivrance d'un récépissé sous 72 heures, le préfet a convoqué l'intéressé pour le 21 juillet 2025. Dès lors que le requérant a reporté son vol à la fin du mois de juillet, la condition d'urgence, nécessaire à la mise en œuvre de la procédure de référé-liberté, n'est plus remplie. La requête est rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l’éloignement de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a admis l’urgence, car le requérant, pris en charge par l’aide sociale à l’enfance et suivant un CAP avec assiduité, se retrouvait privé de ressources et de document de séjour l’autorisant à travailler. Cependant, il a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de fait, défaut d’examen, erreur de droit ou erreur manifeste d’appréciation) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant tchadien, contestant un arrêté du 5 juillet 2023 portant obligation de quitter le territoire français et un arrêté du 22 mai 2025 prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, devenue définitive faute de recours dans le délai de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a estimé qu'elle était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. C.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce une décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de condition légale, sans examen de l'urgence.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes refusant une remise de dette de prime d’activité de 544,50 euros. Par un courrier du 15 avril 2025, M. B s’est désisté de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 7 juillet 2025.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) refusant le renouvellement de ses droits à l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 2° du code de justice administrative. Il a estimé que, conformément aux articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, le contentieux des décisions de la CDAPH relatives à l’AAH relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait une contrainte de France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 37 093 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 9 avril 2025, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni assorti son recours de moyens suffisants. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet des Alpes-Maritimes de son précédent jugement du 11 octobre 2024. Ce jugement avait annulé un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire, et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Pour contraindre l'administration à exécuter ces obligations, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre du préfet, passé un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes fixant le pays de destination de sa reconduite en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par le droit de l'Union européenne, n'était pas fondé, et que les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avaient pas été violées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge ayant considéré que l'administration était tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 et L. 721-4) et le code pénal (article 131-30).
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Mardi8. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de scénographie pour un parc animalier, en invoquant notamment l'absence de pondération chiffrée des critères d'attribution et un défaut de motivation du rejet de son offre. Le juge a estimé que la société requérante ne justifiait pas d'un intérêt lésé, car il n'était pas établi que l'absence de pondération, à la supposer irrégulière, aurait modifié le classement des offres. En conséquence, la demande de suspension de la procédure et d'injonction a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur l'inexécution d'un précédent jugement du 4 décembre 2023. Ce jugement avait annulé une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour, et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n'avait pris aucune mesure d'exécution, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard à l'encontre de l'État, lui impartissant un délai de quinze jours pour justifier de l'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code pour les frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser M. B d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge constate que M. B, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, occupe sans droit ni titre le logement malgré les mises en demeure. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-1, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient l'expulsion des occupants sans titre pour libérer des places face aux besoins d'accueil. Le tribunal ordonne donc l'expulsion de M. B, autorise le recours à la force publique si nécessaire, et permet au préfet de donner instructions pour débarrasser les biens mobiliers aux frais et risques de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire du Cannet du 24 avril 2025 retirant un permis de construire tacite. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les préjudices invoqués par la SCI l'Emeraude (poursuite d'activité, vente du terrain, pénalités fiscales) n'étant pas suffisamment graves et immédiats. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution du certificat de caducité délivré par le maire du Cannet le 11 mars 2025, qui constatait la péremption d’un permis de démolir. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la dangerosité de la construction menaçant ruine. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, notamment quant à l’erreur sur la date de référence pour constater la caducité et l’absence de prise en compte de travaux significatifs déjà engagés, en application de l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme. La commune du Cannet a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCI requérante au titre des frais de justice.
**Sujet principal :** Refus d'hébergement d'urgence pour une famille sans abri en situation de vulnérabilité. **Juridiction :** Tribunal administratif de Nice (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge estime que, compte tenu de la saturation notoire du dispositif d'hébergement d'urgence et de l'absence de titre de séjour des requérantes, aucune carence caractérisée de l'État constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est établie. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé liberté) et articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles (droit à l'hébergement d'urgence).
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant soudanais, qui demandait à être hébergé avec sa famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du caractère récent de l'arrivée en France du requérant et de l'absence d'éléments suffisants caractérisant une vulnérabilité particulière, malgré la présence de cinq enfants mineurs. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile ou au droit à l'hébergement d'urgence n'a été retenue, ni à l'encontre de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), ni à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme F et Mme D d’une demande de condamnation de l’État à réparer le préjudice résultant du refus du préfet des Alpes-Maritimes de leur accorder le concours de la force publique pour exécuter une décision de justice ordonnant l’expulsion de locataires sans titre. Les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête par un courrier enregistré le 28 mai 2025. Par ordonnance du 3 juillet 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a été allouée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, il a estimé que la vie familiale de l'intéressé avec sa compagne et leur enfant, tous en situation irrégulière, et ses liens avec son père français ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A pour contester le refus implicite du ministre de l'intérieur de comptabiliser un stage de récupération de points sur son permis de conduire. En cours d'instance, le requérant a présenté un désistement pur et simple de l'ensemble de ses conclusions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre mesure n'a été prononcée, les conclusions accessoires étant également abandonnées.