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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la commune du Rouret, qui demandait l'annulation du permis de construire tacite délivré à la société Méditerranée pour un projet de 108 logements, un commerce et une crèche à Châteauneuf-Grasse. Le tribunal a jugé que la commune requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir, car elle se bornait à invoquer une atteinte à l'environnement visuel de ses habitants sans démontrer d'incidence directe sur sa propre situation ou les intérêts dont elle a la charge. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. La décision s'appuie sur les principes de recevabilité des recours pour excès de pouvoir en droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 3 juillet 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien, et lui a délivré une autorisation provisoire de séjour. La juridiction a jugé que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision se fonde sur l'absence de réitération des faits délictueux depuis la condamnation unique de l'intéressé en 2022 pour violences conjugales. Le tribunal enjoint au préfet de restituer la carte de résident à M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par Me Oloumi d'une demande d'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 16 mars 2023 condamnant l'État à lui verser 600 euros au titre des frais irrépétibles. Constatant que le comptable public avait été sollicité en vain, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L.911-9 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes d'ordonnancer le paiement de cette somme sous 15 jours, assortie des intérêts au taux légal, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision du 25 juillet 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la condamnation pénale unique de l'intéressé, sans réitération, ne caractérise pas une menace grave pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de l'association "Sauvons Châteauneuf" visant à annuler le permis de construire tacite accordé à la société Méditerranée pour un projet de 108 logements, un commerce et une crèche à Châteauneuf-Grasse. Le tribunal a constaté que le projet méconnaît les dispositions des articles L. 332-6, L. 332-15 et L. 111-11 du code de l'urbanisme, faute de consultation de la commune du Rouret sur le financement de l'extension du réseau électrique, ainsi que l'article R.431-9 du même code pour l'absence d'indication du tracé du réseau d'eau pluviale. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ces vices par la délivrance d'un permis de construire modificatif.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’un recours pour excès de pouvoir, annule le permis de construire délivré par le maire de Cagnes-sur-Mer à la société AEI Promotion pour un immeuble de 32 logements. Le tribunal retient que le projet méconnaît l’article L. 111-24 du code de l’urbanisme, car il ne prévoit aucun logement locatif social alors que la commune est soumise à un arrêté de carence et qu’aucune dérogation n’a été accordée. La solution est fondée sur les articles L. 111-24 du code de l’urbanisme et L. 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant italien, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence démontrée. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait en estimant que M. C ne justifiait pas de ressources suffisantes pour bénéficier du droit au séjour, condition posée par l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision attaquée a donc été validée.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B A C, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a rappelé que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 fait obstacle à l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour salarié. Toutefois, le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation, et le juge vérifie l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les éléments de présence continue et d'activité professionnelle du requérant.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 4ème Chambre, a annulé l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel le maire de Biot a refusé de délivrer un permis de construire modificatif à la société KetM A. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l’absence d’évacuation gravitaire des eaux usées était illégal, car le règlement du plan local d'urbanisme (article UE 4) n'interdit pas l'usage d'une pompe de relevage. La solution retenue s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d’admettre au séjour M. B, ressortissant malien. Le tribunal a retenu un vice de procédure, le préfet n’ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande après avis de cette commission, sans assortir cette injonction d’une astreinte, et a condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat de M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 22 mai 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour "membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne" à Mme B D, ressortissante brésilienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que l'intéressée ne justifiait pas d'un pacte civil de solidarité (PACS) avec un citoyen de l'Union européenne, alors qu'elle en produisait le récépissé. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 200-5 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nice (4ème Chambre) annule le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B, ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal juge que M. B, marié depuis plus d’un an à une Française et démontrant une communauté de vie effective, remplissait les conditions de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En lui délivrant un titre d’un an au lieu du titre de dix ans sollicité, le préfet a commis une erreur de droit. Le jugement enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que M. A ne remplissait pas les conditions de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment car son contrat d’apprentissage datait de moins de six mois à la date de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de délivrance d’un titre de séjour « salarié » et l’obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d’office que le préfet avait appliqué à tort les dispositions abrogées de l’article L. 313-10 du CESEDA, alors que la situation de M. B relevait de l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Après avoir substitué cette base légale, le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas examiné si M. B remplissait les conditions de cet accord, notamment la présentation d’un contrat de travail visé. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 4ème Chambre, a été saisi par M. A C, ressortissant afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 16 avril 2024 retirant sa carte de résident et lui délivrant une autorisation provisoire de séjour, ainsi que d’une demande indemnitaire pour le préjudice moral subi. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, jugeant que la décision de retrait était fondée sur une menace grave pour l’ordre public, en raison de la condamnation pénale définitive de l’intéressé pour des faits de violences aggravées, et que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte manquait en fait. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) relatives au retrait de la carte de résident pour menace à l’ordre public, ainsi que sur le principe de la présomption d’innocence, écarté en l’espèce en raison de la condamnation définitive.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante moldave, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a considéré que la décision explicite de refus du 5 février 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, le tribunal a jugé que Mme B ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démontrer une présence stable et régulière en France ou une intégration professionnelle suffisante. La requérante ne pouvait pas non plus se prévaloir utilement de la circulaire du 28 septembre 2012, celle-ci ne constituant que de simples orientations générales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, propriétaire riverain, qui demandait l'annulation du refus du maire du Rouret d'utiliser ses pouvoirs de police pour interdire la circulation motorisée sur le chemin des Pierres du Moulin. Le juge a rappelé que le refus du maire n'est illégal qu'en cas de péril grave et imminent, ce que M. B n'a pas démontré malgré l'étroitesse de la voie et l'existence d'un arrêté municipal autorisant la circulation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales relatifs aux pouvoirs de police du maire.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le maire de Vallauris s'était opposé à la déclaration préalable de la société Totem France pour la modification d'une antenne-relais de téléphonie mobile. La juridiction a jugé que le maire avait fait une inexacte application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, car le projet, situé dans une zone urbanisée et dissimulé sous des fausses cheminées, ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la société Free mobile contre l'arrêté du maire de Vallauris du 20 juillet 2023 s'opposant à l'installation d'une antenne-relais. La société invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et UB11 du PLU. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le projet, bien que situé à proximité de villas protégées et d'un monument historique, s'insérait dans un environnement urbain et pavillonnaire sans covisibilité directe, ne portant pas atteinte au caractère des lieux. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la substitution de motif demandée par la commune.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le maire de Vallauris s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne-relais. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans un quartier pavillonnaire fortement urbanisé sans intérêt paysager particulier, ne méconnaissait pas les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté d'opposition, confirmant ainsi la suspension déjà ordonnée en référé.