23 124 décisions disponibles — page 337/1157
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, agent du foyer de l'enfance des Alpes-Maritimes, qui contestait le remboursement d'une indemnité compensatrice de congés payés de 3 445 euros perçue à tort pour l'année 2020. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 29 novembre 2021, le considérant comme une simple mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a estimé que le versement de l'indemnité était contraire à l'article 4 du décret n°2002-8 du 4 janvier 2002, qui interdit toute indemnisation des congés non pris, et que les dérogations prévues par le décret n°2020-1685 du 23 décembre 2020 n'étaient pas applicables en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a examiné les requêtes de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La décision explicite du 5 août 2024 s'est substituée à la décision implicite antérieure. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué pour une admission exceptionnelle au séjour, n'était pas applicable aux ressortissants tunisiens, dont la situation est régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de l'association du quartier Maures Constance à Antibes, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré à la société Nexity. Le juge a constaté que l'association n'avait pas respecté l'obligation de notification de son recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire dans le délai de quinze jours francs prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, les notifications ont été effectuées hors délai. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Beauchamp Estates contestant une amende de 24 542 euros pour défaut d'autoliquidation de la TVA. La société soutenait que la procédure était irrégulière car les redressements avaient été abandonnés, mais le tribunal a jugé que l'administration avait clairement maintenu l'amende après cet abandon. L'amende de 5 % a été appliquée conformément au 4 de l'article 1788 A du code général des impôts, sanctionnant l'absence de mention de la TVA exigible sur des rétrocessions à des sociétés étrangères. Le tribunal a estimé que le taux légal de 5 % avait été correctement appliqué sans modulation, et que la requérante n'était pas fondée à demander la décharge de l'amende.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par la Ligue pour la protection des oiseaux (PACA) d’un recours contre une autorisation de défrichement délivrée par le préfet des Alpes-Maritimes le 31 octobre 2020. En cours d’instance, le préfet a rapporté cette autorisation par une décision du 6 août 2024. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant libanais, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Alpes-Maritimes depuis plus de quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'absence d'obstacle à une décision administrative n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans examen de l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 22 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a retenu une erreur de fait, le préfet ayant indiqué à tort que l'intéressé détenait un récépissé "visiteur" ne permettant pas de travailler, alors qu'il s'agissait d'un récépissé de demande de carte "salarié" autorisant le travail. Cette erreur a affecté l'appréciation de la situation de M. B, justifiant l'annulation sans examen des autres moyens. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer un récépissé en attendant, sans toutefois ordonner la délivrance d'un titre. L'État a été condamné à verser 900 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société Billyne Establishment, société de droit liechtensteinois, qui sollicitait la restitution d'une retenue à la source de 1 653 714 euros prélevée lors de la cession d'un bien immobilier en France. La société invoquait notamment l'exception prévue à l'article 115 quinquies du code général des impôts, applicable aux sociétés de l'UE soumises à l'impôt sur les sociétés sans exonération. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas cette condition, car les bénéfices réalisés en France étaient totalement exonérés d'impôt au Liechtenstein, ce qui exclut l'application de l'exception. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'imposition contestée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 6-5° de l'accord franco-algérien, dès lors que M. A ne justifiait d'aucune attache personnelle ou familiale en France, le centre de ses intérêts étant établi au Portugal. Par conséquent, les moyens soulevés, y compris l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Le Richmond, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 14 661 euros pour novembre 2021. Le tribunal a d’abord écarté comme inopérant le moyen tiré d’un vice de forme dans les décisions de rejet de l’administration. Sur le fond, après avoir rappelé les règles de déduction de la TVA (articles 271 du CGI et 205-206 de son annexe), le tribunal a constaté que la société, qui avait dénoncé ses baux en juin 2018, ne justifiait pas avoir conservé l’intention de réaliser des opérations imposables, condition nécessaire pour bénéficier du droit à déduction. La charge de la preuve incombant à la requérante, le tribunal a jugé que le crédit de TVA n’était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 9 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, sans commettre d'erreur de droit. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-sénégalais, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la rectrice de l'académie de Nice d'attribuer un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à l'enfant Zayd D, conformément à la décision de la CDAPH du 7 mai 2024. La carence de l'administration depuis le 4 novembre 2024 a été jugée constitutive d'une urgence et d'une utilité justifiant cette mesure provisoire. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros aux parents au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 19 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, et la requête n'ayant été enregistrée que le 27 août 2024, soit au-delà du délai de trente jours prévu par les articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E, ressortissante colombienne, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation du droit d'être entendu, faute pour la requérante de démontrer que des éléments non présentés auraient pu influencer la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans que les textes appliqués (CESDH, CIDE, CESEDA) ne soient explicitement discutés dans l'extrait fourni.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 20 juin 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A C, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet n'a pas examiné la demande au regard de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, pourtant invoqué par le requérant, ce qui constitue un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 900 euros à M. A C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a joint deux requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour du préfet des Alpes-Maritimes, la première visant une décision implicite et la seconde un arrêté explicite du 31 juillet 2024 incluant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté explicite s'étant substitué à la décision implicite, les conclusions contre cette dernière étaient désormais dirigées contre l'arrêté. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par le requérant portent sur la motivation, la compétence du signataire, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Suspension de fonctions pour défaut de vaccination obligatoire. Tribunal Administratif de Nice. Rejet de la requête pour irrecevabilité, les moyens invoqués (précarité économique et référence à une ordonnance du TA de Lyon) étant inopérants. Application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B D A, ressortissante péruvienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée, que la procédure était régulière (l'avis du collège de l'OFII ayant été produit en instance) et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire, dont l'illégalité n'était pas établie, a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 15 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A ne justifiant pas d'une résidence stable et continue en France ni d'une insertion particulière, alors que son épouse et ses deux enfants résident au Sénégal. La requête a été rejetée sur le fondement des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société panaméenne Medina International, qui sollicitait la restitution d'un excédent de prélèvement sur l'impôt sur les sociétés de 19 000 euros, consécutif à la cession d'un bien immobilier à Nice. Le tribunal a jugé que la société, assimilée à une société anonyme française, était passible de l'impôt sur les sociétés en France en application de l'article 206 du code général des impôts, et que la convention fiscale franco-panaméenne ne faisait pas obstacle à cette imposition. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de la convention, du principe de libre circulation des capitaux et de la convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.