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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'admission au séjour pour activité salariée des Tunisiens est régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 3 de cet accord, faute pour le requérant de produire un contrat de travail visé. Enfin, le tribunal a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, M. C ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis 2016.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la rectrice de l'académie de Nice d'attribuer un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à l'enfant Zayd D, conformément à la décision de la CDAPH du 7 mai 2024. La carence de l'administration depuis le 4 novembre 2024 a été jugée constitutive d'une urgence et d'une utilité justifiant cette mesure provisoire. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros aux parents au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la société Billyne Establishment, société de droit liechtensteinois, qui sollicitait la restitution d'une retenue à la source de 1 653 714 euros prélevée lors de la cession d'un bien immobilier en France. La société invoquait notamment l'exception prévue à l'article 115 quinquies du code général des impôts, applicable aux sociétés de l'UE soumises à l'impôt sur les sociétés sans exonération. Le tribunal a jugé que la société ne remplissait pas cette condition, car les bénéfices réalisés en France étaient totalement exonérés d'impôt au Liechtenstein, ce qui exclut l'application de l'exception. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi l'imposition contestée.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 20 juin 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A C, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet n'a pas examiné la demande au regard de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, pourtant invoqué par le requérant, ce qui constitue un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 900 euros à M. A C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E, ressortissante cap-verdienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes le 1er juillet 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 431-5-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une vie privée et familiale stable et continue en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nice, par une ordonnance du 19 mars 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SARL Hennes et Mauritz. Celle-ci demandait le remboursement de la contribution foncière des entreprises (CFE) 2018 pour un montant de 31.369 euros. Cette solution a été retenue car l'administration fiscale a accordé un dégrèvement total le 25 février 2025, rendant le litige sans objet. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 3° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête du liquidateur de la société Hurrykeep Limited contestant des rappels d'impôt sur les sociétés et de TVA pour les exercices 2010 à 2012. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure fondée sur l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales, concernant le défaut de formalisation écrite de son choix pour les traitements informatiques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé des impositions, confirmant ainsi les rectifications opérées par l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Le Richmond, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 14 661 euros pour novembre 2021. Le tribunal a d’abord écarté comme inopérant le moyen tiré d’un vice de forme dans les décisions de rejet de l’administration. Sur le fond, après avoir rappelé les règles de déduction de la TVA (articles 271 du CGI et 205-206 de son annexe), le tribunal a constaté que la société, qui avait dénoncé ses baux en juin 2018, ne justifiait pas avoir conservé l’intention de réaliser des opérations imposables, condition nécessaire pour bénéficier du droit à déduction. La charge de la preuve incombant à la requérante, le tribunal a jugé que le crédit de TVA n’était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Nice a joint deux requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour du préfet des Alpes-Maritimes, la première visant une décision implicite et la seconde un arrêté explicite du 31 juillet 2024 incluant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté explicite s'étant substitué à la décision implicite, les conclusions contre cette dernière étaient désormais dirigées contre l'arrêté. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par le requérant portent sur la motivation, la compétence du signataire, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI Pegasus, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 juin 2022 approuvant le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) d'Antibes Juan-les-Pins. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant commencé à courir le 19 août 2022 et expiré le 19 octobre 2022, alors que la requête n'a été déposée que le 3 mai 2023. Le tribunal a également écarté l'argument de la SCI Pegasus selon lequel un recours gracieux aurait interrompu ce délai, ce recours ayant été formé par des propriétaires de parcelles voisines et non par la requérante elle-même. La décision s'appuie sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du 11 décembre 2024 de la présidente de l'autorité nationale des jeux prononçant une interdiction de jeux à sa demande. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours de deux mois. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 4ème chambre a rejeté la requête par ordonnance sans instruction contradictoire ni audience.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B veuve A, ressortissante philippine, qui contestait le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes le 6 février 2024. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, faute pour la requérante d'établir une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne démontrant pas une intégration particulière ni l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté pour les mêmes motifs.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la Sci Veridian contestant le refus de permis de construire du 30 mai 2022 pour la création d'une dépendance à Villefranche-sur-Mer. La commune a retiré cet arrêté le 8 décembre 2022 et accordé le permis sollicité, rendant les conclusions en annulation sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes d'injonction. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la Sci Veridian au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'avoir relancé l'administration et compte tenu du délai d'instruction inférieur à six mois, jugé non anormalement long. La solution retenue est le rejet de la requête par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, était saisi par M. C de deux requêtes connexes : l'une en annulation d'une décision du maire de Cagnes-sur-Mer du 15 mars 2023 l'excluant des marchés communaux pour défaut d'installation d'une protection antidérapante, et l'autre en indemnisation des préjudices résultant de cette décision. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du vice de procédure et de la disproportion de la sanction. Il a ainsi jugé que la décision d'exclusion était légale, ce qui a conduit au rejet tant de la demande d'annulation que de la demande indemnitaire fondée sur l'illégalité fautive de cette décision.
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné M. A à verser 6 213,60 euros à la Société Yacht club international de Saint Laurent du Var pour l'occupation sans paiement d’un poste d’amarrage sur le domaine public portuaire entre avril 2020 et mai 2022. La société, concessionnaire du port, a établi sa créance par des factures et mises en demeure restées sans effet. M. A, n’ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. La solution retenue applique l’article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui impose une redevance pour toute occupation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné trois requêtes de M. B E contestant les refus du conseil départemental de l'ordre des médecins des Alpes-Maritimes de saisir la chambre disciplinaire de première instance d'une plainte contre le docteur A. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le conseil départemental n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits dénoncés ne relevaient pas d'une faute disciplinaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la procédure disciplinaire des médecins.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI SZ contestant la décision du maire de Cannes du 18 août 2022 d'exercer le droit de préemption urbain sur des biens immobiliers. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et d'illégalité de l'arrêté préfectoral préalable, ainsi que celui tiré de la tardiveté de l'exercice du droit de préemption. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 210-1.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes d'exécuter un arrêté du 13 décembre 2024 mettant en demeure son propriétaire de la reloger pour insalubrité. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, le préfet soutenant sans être contesté que l'arrêté était déjà en cours d'exécution. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SCI Histoires de Bastide pour obtenir la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la société Enedis, qui n'avait pas exécuté l'injonction de déplacer un pylône électrique. Le tribunal a constaté que, malgré des travaux d'enfouissement réalisés, le pylône n'avait pas été déposé à la date du jugement. Il a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte pour la période du 15 février 2023 au 18 mars 2025, mais a modéré son montant à 5 000 euros, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. En outre, la société Enedis a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.