23 124 décisions disponibles — page 363/1157
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant a été placé au centre de rétention administrative de Nîmes, dans le Gard. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nîmes.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour recouvrer des forfaits de post-stationnement majorés. Le tribunal a appliqué les articles L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ces litiges au juge de l'exécution, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue est l'incompétence de la juridiction administrative.
Annulation de l'arrêté du 6 février 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a prolongé de trois ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. C, ressortissant algérien. Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a jugé que cet arrêté était dépourvu de base légale, un arrêté antérieur du 7 décembre 2022 ayant abrogé l'interdiction initiale du 8 avril 2022. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté attaqué pour défaut de base légale, en application des articles L. 612-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est enjoint au préfet d'effacer sans délai le signalement de M. C dans le système d'information Schengen.
Le tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme B et de sa famille du logement qu'elle occupe sans droit ni titre au sein d'un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) à Grasse. La requête du préfet des Alpes-Maritimes a été accueillie, la condition d'urgence étant caractérisée par l'occupation indue faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Le tribunal a écarté la demande de délai de cinq mois formulée par Mme B, qui se maintient dans les lieux depuis le rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 24 septembre 2024, en application des articles L.551-12 et L.552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A et de sa famille du logement qu'ils occupent sans droit ni titre au sein d'un HUDA à Grasse. La demande d'asile de Mme A ayant été définitivement rejetée par la CNDA le 18 octobre 2024, la condition d'urgence était remplie, son maintien faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des capacités d'hébergement. Le tribunal a rejeté la demande de délai de cinq mois présentée par Mme A, estimant que sa situation personnelle, bien que difficile, ne faisait pas obstacle à l'expulsion. La décision se fonde sur les articles L. 552-2, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SAS Sunset Investissements d’une demande de suspension de la décision de préemption du 3 janvier 2025 prise par la commune du Cannet sur un bien immobilier. La requérante invoque l’urgence et l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’incompétence du signataire, d’une motivation insuffisante, et d’une illégalité de l’arrêté préfectoral autorisant la préemption en lien avec les objectifs de logements sociaux. La commune du Cannet conteste ces moyens en défense. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les conditions de l’article L.521-1 du code de justice administrative n’étaient pas réunies, et a condamné la société à verser 2 500 euros à la commune au titre de l’article L.761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur la demande de suspension de M. B, a rejeté sa requête visant à contester l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 7 janvier 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, erreur de droit au regard des articles L. 235-1 et L. 224-2 du code de la route, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis par le requérant, notamment la nécessité de son permis pour son activité professionnelle de coach bien-être, ne démontrant pas une impossibilité d'organiser autrement ses déplacements pendant la période de suspension restante. La décision s'appuie sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, qui permettent la suspension du permis en cas de dépassement d'au moins 40 km/h de la vitesse maximale autorisée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Montagne Matériaux d’un recours en référé contractuel, après la signature du marché, visant à contester l’attribution du lot n°2 d’un marché public de fourniture de matériaux par la Métropole Nice Côte d’Azur. Le juge a requalifié la requête initiale, formée avant la signature du contrat, en référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et L. 551-14 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande comme irrecevable, faute pour la société requérante de démontrer que la signature anticipée du contrat l’avait privée de son droit d’exercer un référé précontractuel. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives aux référés contractuels et précontractuels.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes refusant d’enregistrer le renouvellement du titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal sept semaines après la décision attaquée et son employeur s’étant contenté de rappeler la nécessité d’un titre de séjour. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L.522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 3 juin 2024 rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L.521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la grossesse de l'épouse résidant en Algérie ne constituant pas une urgence suffisante. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L.522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour présentée par une ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, la requérante ne pouvant se prévaloir d’une situation de précarité administrative résultant de son entrée et maintien irréguliers sur le territoire. La promesse d’embauche invoquée a été jugée intervenue en méconnaissance des règles d’accès à l’emploi des ressortissants étrangers. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 24 janvier 2025 enjoignant au préfet des Alpes-Maritimes de lui fournir un hébergement d'urgence avec ses enfants. Constatant l'inexécution persistante de cette décision, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre du préfet, lui impartissant un nouveau délai de 24 heures pour procéder à la prise en charge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante colombienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requérante ne justifie ni de l'urgence ni de l'utilité de la mesure, car son titre de séjour est encore valable et sa demande complète a été déposée un jour seulement avant l'introduction du recours. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la SARL Mare Nostrum des locaux communaux qu'elle occupait sans titre depuis la résiliation de son autorisation d'occupation du domaine public le 4 décembre 2024. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, l'occupation faisant obstacle à la politique d'attractivité et de revitalisation du territoire de la commune de Castillon. L'injonction de libérer les lieux sous huit jours est assortie d'une astreinte de 300 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. La décision applique les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi par M. C d’une demande d’annulation d’une décision de la commission nationale de réparation des préjudices subis par les Harkis, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Lapalud (Vaucluse), le juge a appliqué les articles R. 351-3 et R. 312-14 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Nîmes, seul compétent. L’ordonnance ne statue donc pas sur le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait la suspension de la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de réception de la lettre 48 N et la contestation de l'infraction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour ordonner une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou la recevabilité de la requête au fond.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme et M. C d’une demande indemnitaire visant à obtenir réparation des désordres affectant leur propriété, imputés à la construction d’une station d’épuration voisine par le syndicat mixte fermé de la station d’épuration de Cagnes-sur-Mer. Le syndicat a sollicité la garantie de plusieurs sociétés constructrices et du cabinet d’études, lesquelles ont soulevé des fins de non-recevoir et contesté leur responsabilité. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement d’office des consorts C, faute pour eux d’avoir confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti en application de l’article R. 612-5-1 du même code. En conséquence, l’ensemble des demandes principales et les appels en garantie ont été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes rejetant sa demande de titre de séjour "conjoint de Français". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ayant introduit son recours près d'un an après la décision contestée, contribuant ainsi lui-même à la situation d'urgence invoquée. L'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B A, salariée protégée, qui contestait la décision du 12 juillet 2022 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la société Integra Neurosciences Implants. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne comportait pas d'erreur sur les mandats syndicaux. Il a également estimé, sur le fond, que la réalité du motif économique était établie et que l'employeur avait satisfait à son obligation de reclassement, conformément aux dispositions du code du travail. La demande de Mme A a donc été rejetée.