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Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B D, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 11 juin 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen de la situation. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de liens intenses et stables en France. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le préfet ayant soulevé ce moyen en défense. À titre subsidiaire, le tribunal a également écarté les moyens au fond, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer une résidence continue en France ou une intégration professionnelle suffisante.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 31 août 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les circonstances invoquées (contrat de travail et mariage récent) ne constituaient pas des motifs exceptionnels de régularisation au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Nice annule l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de M. A, ressortissant comorien, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge retient que l'intéressé avait acquis la nationalité française par déclaration, confirmée par un arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 28 février 2023. En application des articles L. 110-3 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une personne de nationalité française ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement. La décision préfectorale est donc entachée d'une erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 février 2025 fixant le pays de renvoi pour exécuter une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, de défaut de motivation et de méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant d’établir des craintes personnelles et actuelles en cas de retour en Algérie. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 721-3 à L. 721-5 et L. 641-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est annulée car le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande après avoir recueilli l'avis de cette commission. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Vallauris à l’indemniser des préjudices subis par sa fille, brûlée par le renversement d’un bol de soupe chaude dans une crèche municipale. La requérante invoquait la responsabilité sans faute de la commune, mais le tribunal a jugé que seul le régime de la responsabilité pour faute était applicable en l’espèce, sans que celle-ci ne soit démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées et Mme A a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de M. C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 18 mai 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille confirmant une sanction de 14 jours de cellule disciplinaire. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 234-12 du code pénitentiaire, ainsi que du principe d'impartialité. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'article L. 111-2 était inopérant, que celui fondé sur l'article R. 234-12 manquait en fait, et que les principes des droits de la défense et d'impartialité n'étaient pas méconnus. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir sur la requête de Mme A, ressortissante philippine, a annulé l'arrêté du 19 avril 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et lui avait fait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que Mme A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans par des bulletins de salaire, relevés bancaires et autres documents. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de Mme A, ressortissante tunisienne. Le tribunal a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que Mme A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois, après consultation de la commission, sans assortir cette injonction d'une astreinte. L'État a été condamné à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C, épouse B, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la Villa Impérator visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Nice à l'association Education Liberté pour transformer une habitation en établissement d'enseignement privé. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la signataire de l'acte, Mme A D, disposait d'une délégation régulièrement publiée et transmise au contrôle de légalité. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut de propriété du pétitionnaire sur le lot n°2, en application des articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme, au motif que le demandeur peut attester être autorisé par le propriétaire à exécuter les travaux. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B, ressortissante tunisienne, contre un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l’obligeant à quitter le territoire, a annulé cette décision. La juridiction a retenu que l’exécution de la mesure d’éloignement aurait pour conséquence de séparer la fille cadette de la requérante, âgée de 6 ans, de l’un de ses deux parents, le père résidant légalement en France et contribuant à son entretien. Cette situation méconnaît l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. L’arrêté a donc été annulé sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi de trois requêtes distinctes, mais connexes, contestant la légalité de la révision de la carte communale de Cipières, approuvée par une délibération du conseil municipal du 26 juillet 2021 et un arrêté préfectoral du 20 septembre 2021. Les requérants, propriétaires de parcelles, contestaient principalement le classement de leurs terrains en zone constructible, invoquant des vices de procédure (délégations de vote, signature de la délibération, convocation, concertation) et une erreur manifeste d'appréciation. La commune et le préfet ont conclu au rejet des requêtes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution détaillée dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme D, qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Paul-de-Vence du 14 octobre 2021 ne s'opposant pas à la déclaration préalable de M. B pour la reconstruction d'un mur, la pose d'un grillage et une haie. La requérante invoquait notamment une fraude, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve suffisante que le mur n'existait pas antérieurement, écartant ainsi ce moyen. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles R. 431-35 du code de l'urbanisme et des règles du plan local d'urbanisme (articles UC 5.8 et UC 6), ainsi que de l'article R. 111-27 du même code, ont également été rejetés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de la société Cannes Centre Croisette, qui sollicitait 1 207 585 euros de l'État en réparation du préjudice subi suite à l'annulation d'un arrêté ministériel du 19 décembre 2018. Cet arrêté, bien qu'annulé pour illégalité, avait refusé à la société l'exploitation de jeux de cercles dans son casino. Le tribunal a jugé que l'illégalité de la décision n'était pas de nature à engager la responsabilité de l'État, car le ministre de l'intérieur dispose d'un large pouvoir d'appréciation en matière de police administrative des jeux, et que la même décision aurait pu être légalement prise au vu des manquements constatés. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 321-5 et D. 321-13 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur l'arrêté du 14 mai 2007.
Le Tribunal Administratif de Nice annule le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que la condamnation pour violences conjugales de 2019, unique et non réitérée, ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, entachant la décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de la société Loremag contre deux arrêtés du maire de Mouans-Sartoux : un refus de permis de construire du 16 mars 2022, retiré et remplacé par un sursis à statuer du 24 juin 2022. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’illégalité soulevés, jugeant que la délégation de signature à l’élue à l’urbanisme était régulière et que les motifs de refus fondés sur le règlement du plan local d’urbanisme (articles UB 6, UB 11 et UB 12) étaient justifiés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu’il soit besoin de statuer sur l’exception de non-lieu. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. C, ressortissant kosovar, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la décision explicite du 14 août 2024 s'était substituée à la décision implicite de refus. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 14 août 2024 au motif qu'il méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant. Cette solution a été retenue en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SARL Carrera contestant le refus du maire de Biot de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement de deux lots. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que le projet, situé dans un secteur boisé en prolongement du tissu urbain, portait atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants, en méconnaissance de l'article UE 11 du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Biot. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.