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Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que le moyen soulevé n'était pas propre à créer un doute sérieux, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant l'admission au séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. Le motif retenu est un défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de trois mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 900 euros à Mme B au titre des frais de justice.