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Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la SARL Les Terrasses d’Isola d’une demande de condamnation de la commune d’Isola au paiement d’une clause pénale de 50 000 euros, prévue dans un compromis de vente portant sur un ensemble immobilier à vocation de résidence de tourisme. La commune a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a constaté que ce contrat ne portait ni sur l’exécution de travaux publics ou d’un service public, ni ne contenait de clause exorbitante du droit commun, le rattachant ainsi à un contrat de droit privé. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, renvoyant le litige aux juridictions judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... pour contester la résiliation de son contrat d’amodiation portant sur un box de parking, décidée par la métropole Nice Côte d’Azur et la Régie Parcs d’Azur dans le cadre d’un projet de démolition-reconstruction du parking Tzarewitch. La requérante invoquait notamment l’incompétence des autorités, l’absence de proposition de relocalisation et l’absence d’intérêt général du projet. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que la résiliation était justifiée par un motif d’intérêt général (création d’une ligne de bus à haut niveau de service) et que la Régie Parcs d’Azur était compétente pour agir en vertu des transferts de compétences intervenus. Il a également jugé que la demande de reprise des relations contractuelles était devenue sans objet, les travaux ayant débuté, et a mis hors de cause la commune de Nice et la métropole. La décision s’appuie sur les principes de précarité et de révocabilité des conventions d’occupation du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de l’association One Voice, qui demandait l’annulation de décisions individuelles du président de la Fédération départementale des chasseurs des Alpes-Maritimes attribuant des plans de chasse pour les tétras-lyres et les perdrix du genre Alectoris pour la campagne 2023/2024. Le tribunal a jugé que ces décisions n’étaient pas dépourvues de base légale, car elles étaient fondées sur le schéma départemental de gestion cynégétique et sur l’arrêté préfectoral du 24 mai 2023 autorisant la chasse de ces espèces. Il a également considéré que la fédération était compétente pour édicter ces actes, sans que cela constitue une délégation illégale des pouvoirs de police du préfet. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 425-6 et suivants du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. A... contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation de défricher. Le tribunal a jugé que l'opération projetée constituait bien un défrichement au sens de l'article L. 341-1 du code forestier, et non un simple débroussaillement, car elle visait à détruire l'état boisé du terrain pour permettre une construction. La décision de refus a été considérée comme légale, le préfet ayant suffisamment motivé son appréciation sur l'atteinte au paysage, à la continuité écologique et à la prévention des incendies, sans commettre d'erreur manifeste. Les demandes de M. A... ont donc été rejetées, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la commune de Nice et de la Régie Parcs d’Azur résiliant son contrat d’amodiation pour un box de parking, dans le cadre d’un projet de reconstruction du parking Tzarewitch. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., jugeant que la Régie Parcs d’Azur était compétente pour prononcer la résiliation et que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, absence de relocalisation, défaut d’intérêt général) n’étaient pas fondés. Il a également mis hors de cause la commune de Nice et la métropole Nice Côte d’Azur, la compétence en matière de stationnement ayant été transférée à la métropole puis déléguée à la régie. La solution retenue s’appuie sur les règles de compétence issues des transferts de compétences entre collectivités et sur le droit des contrats administratifs.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, annule la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant libanais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir sur la requête de M. A..., a annulé la décision du 11 décembre 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le tribunal a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, en ce qu’elle aurait pour effet de priver les deux enfants français de M. A... de la présence et de l’entretien de leur père, sans que l’intérêt supérieur de ces enfants ait été pris en compte comme une considération primordiale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien de 1968, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII et sur l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nice (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 31 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté exposait suffisamment les considérations de droit et de fait. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, faute pour la requérante de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans par des pièces suffisantes. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire, le requérant ne remplissant pas les conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de l'accord franco-marocain, ni l'article L. 435-1 du CESEDA, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... d’une requête en référé visant à obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d’un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le requérant s’est toutefois désisté de son action par un mémoire enregistré le 8 janvier 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. Par ordonnance du 27 janvier 2026, il a donc pris acte du désistement et clos l’instance, sans statuer sur le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de M. A..., demandeur d'asile kazakh, qui contestait la décision de l'OFII du 5 janvier 2026 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal estime que le motif de la décision est fondé et que M. A..., bien que père de trois enfants dont un en situation de handicap, ne justifie pas d'une vulnérabilité particulière empêchant cette cessation, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés du caractère disproportionné de la décision et de l'atteinte à l'intérêt supérieur des enfants sont également écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... et la MAIF d’une demande indemnitaire contre la société publique locale Port de Menton pour des dommages subis par un navire après avoir heurté un bloc rocheux dans les fonds marins du port. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève des tribunaux judiciaires. Il a considéré que la société Port de Menton, en charge de l’exploitation du port comme service public industriel et commercial, entretient des liens de droit privé avec ses usagers, rendant la juridiction judiciaire seule compétente pour connaître des actions en responsabilité liées à la fourniture de la prestation. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les principes de répartition des compétences entre ordres juridictionnels.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office national des anciens combattants (ONAC) lui refusant une indemnité complémentaire de 6 000 euros pour ses conditions d’accueil indignes. En cours d’instance, l’ONAC a pris une décision rectificative le 21 août 2025, accordant à la requérante une somme totale de 15 000 euros pour la période du 9 novembre 1964 au 31 décembre 1975, couvrant ainsi l’intégralité de sa demande. Constatant que Mme B... ne contestait pas cette nouvelle décision et que ses conclusions étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s’inscrit dans le cadre de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance et réparation des préjudices subis par les harkis.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande de suspension de la décision de rupture anticipée de son contrat de praticienne hospitalière prise par le centre hospitalier de Grasse. Le juge des référés constate que l’administration a rapporté cette décision avec effet rétroactif avant l’audience, rendant la demande de suspension sans objet. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer par ordonnance, sans examiner l’urgence ni le doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Grasse suspendant Mme B... de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le contrat à durée déterminée de la requérante arrivant à expiration le 31 janvier 2026 sans perspective de renouvellement. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par la société Free Mobile. Celle-ci contestait la décision du maire de La Gaude d'imposer aux opérateurs de démontrer l'impossibilité de mutualiser leurs installations avant toute implantation de station relais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas avoir déposé une demande d'autorisation d'urbanisme en cours d'instruction ni faire l'objet d'un refus concret fondé sur ces motifs. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de 1 000 euros présentée par M. B... en réparation des préjudices subis lors d'une sortie loisirs le 15 juillet 2020. Le juge estime que l'obligation d'indemnisation des défendeurs (Centre de loisirs jeunesse, office municipal de la jeunesse, de la culture et des loisirs de la commune de Drap, et leurs assureurs) n'est pas non sérieusement contestable, faute d'éléments suffisants sur les responsabilités encourues, l'expertise n'ayant évalué que les préjudices. En conséquence, la requête est rejetée, de même que les conclusions au titre des frais de justice et des dépens.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d'une demande de provision de 5 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices subis du fait d'une décision illégale de refus de titre de séjour du préfet des Alpes-Maritimes. Le juge des référés a constaté que le tribunal avait déjà statué sur les conclusions indemnitaires de la requérante par un jugement du 25 septembre 2025. En conséquence, la demande de provision est devenue sans objet et a été rejetée. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de M. A..., un ressortissant afghan. Ce dernier sollicitait le versement rétroactif de l'allocation de demandeur d'asile pour la période de juin à novembre 2023, suite à une suspension qu'il estimait injustifiée. Le juge estime que la créance n'est pas non sérieusement contestable, car une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait légalement suspendu ses conditions matérielles d'accueil. La requête est donc intégralement rejetée, y compris les demandes de frais de justice.