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Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par les sociétés TRT et Kelio d’un recours de pleine contentieux contestant la validité du contrat de transport scolaire pour élèves handicapés (lot n°1) attribué par le département des Alpes-Maritimes à la société ASE. Les requérantes invoquaient une mauvaise évaluation des besoins et une offre anormalement basse de l’attributaire, demandant l’annulation ou la résiliation du contrat, ainsi que des dommages et intérêts pour manque à gagner. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les sociétés requérantes de justifier de la qualité à agir de leurs représentants légaux, et a condamné solidairement TRT et Kelio à verser 3 500 euros au département au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les règles de recevabilité des recours en matière de contrats administratifs.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la SARL Riviera Transport et autres, contestant la validité du contrat de transport scolaire pour élèves handicapés (lot n°2) attribué par le département des Alpes-Maritimes à la société ASE le 4 juillet 2023. Les requérants demandaient principalement l'annulation ou la résiliation du contrat, ainsi que des indemnités pour manque à gagner, en invoquant une mauvaise évaluation des besoins et le caractère anormalement bas de l'offre retenue. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que l'offre des sociétés requérantes était irrégulière. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 15 mai 2023 de la cheffe d'établissement de la maison d'arrêt de Nice, confirmée par le directeur interrégional de Marseille le 2 août 2023, qui refusait la reconnaissance de maladie professionnelle de M. A..., surveillant pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant l'article 47-3 du décret du 14 mars 1986. Il a estimé que la déclaration de maladie professionnelle, déposée le 24 avril 2023, n'était pas tardive, car le requérant avait été informé du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle par un certificat médical du 13 avril 2022, soit moins de deux ans avant sa demande.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la commune de Villeneuve-Loubet d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité contractuelle de la société SYCIM, concessionnaire du port de plaisance, pour manquement à ses obligations d’entretien et de maintenance. La commune demandait l’indemnisation de divers préjudices, incluant des frais de remise en état, des arriérés de taxe foncière et de redevance domaniale, ainsi qu’une dégradation de l’économie du contrat. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions relatives aux taxes et redevances, la commune ayant déjà émis des titres exécutoires pour ces créances, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État. Sur le fond, après avoir invité la commune à préciser l’évaluation de son préjudice économique, le tribunal a examiné les manquements contractuels allégués et les éléments chiffrés issus de l’expertise, en application des principes généraux du droit des contrats administratifs et du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale". La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. Le tribunal a estimé que M. A... n'établissait pas la réalité de la communauté de vie avec son épouse française, condition requise par l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien, faute de preuves suffisantes de liens personnels et familiaux intenses et stables en France.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus du préfet des Alpes-Maritimes de renouveler son autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation au regard de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022. Le tribunal a estimé que les pièces fournies, notamment un billet de transport, ne suffisaient pas à établir sa résidence en Ukraine avant le 24 février 2022, condition requise pour bénéficier de cette protection. En conséquence, le moyen a été écarté et l’ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d’injonction et de frais, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur le défaut de motivation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale (6ème chambre), a annulé la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme A..., épouse B..., ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence en France avec son mari, titulaire d’un titre de séjour, et leurs deux enfants nés en France. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée pour excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours de M. A..., ressortissant algérien, contre le refus du préfet des Alpes-Maritimes d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) plutôt que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit exclusivement la situation du requérant. Toutefois, le tribunal a estimé que cette erreur était sans incidence sur la légalité de la décision, car les conditions de ressources et de logement sont similaires dans les deux textes. En l’espèce, les revenus de M. A. sur la période de référence (mars 2022 à mars 2023) étaient inférieurs au SMIC, ce qui justifiait le refus. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme Barbier, conseillère technique de service social, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pris par la rectrice de l’académie de Nice le 20 septembre 2024. La requérante soutenait que cet arrêté ne pouvait être fondé sur un jugement du tribunal du 6 février 2024, car elle en avait interjeté appel. Le tribunal a écarté ce moyen en rappelant que, conformément aux articles L. 11 et R. 811-14 du code de justice administrative, l’appel n’a pas d’effet suspensif et que le jugement reste exécutoire. En conséquence, la demande d’annulation de l’arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité habilitée. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait une injonction au préfet de se prononcer sur une demande de concours de la force publique pour l'expulsion d'un occupant. La solution retenue est fondée sur l'application de l'article L.412-6 du code des procédures civiles d'exécution, qui instaure une trêve hivernale des expulsions du 1er novembre au 31 mars. Le juge a estimé que la requête était prématurée, l'occupant n'étant pas entré par voie de fait et bénéficiant de ce sursis légal, ce qui faisait défaut à l'urgence requise.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. E... D..., ressortissant brésilien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 16 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant avait été entendu avant son édiction, respectant ainsi son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A... B... visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour et une décision rapide sur sa demande. Le préfet des Alpes-Maritimes ayant délivré un récépissé valable jusqu'au 18 mai 2026, les conclusions sur ce point sont devenues sans objet. Concernant l'injonction de statuer sur le renouvellement, le juge a estimé que l'absence d'urgence, l'intéressée bénéficiant d'un récépissé en cours de validité et le délai d'instruction n'étant pas anormal, ne justifiait pas une mesure d'urgence. La requête a donc été partiellement rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société AD3G BTP d’une requête en référé précontractuel, fondée sur l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à suspendre la procédure d’attribution d’un marché d’accord-cadre de la Régie d’EAU d’AZUR et de la METROPOLE NICE COTE D’AZUR. La société requérante s’est ultérieurement désistée purement et simplement de sa demande. Par une ordonnance du 6 janvier 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance. Aucune analyse au fond n’a été réalisée, la solution se limitant à constater la volonté de la requérante de se désister.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 janvier 2026 fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le requérant avait pu présenter ses observations, et qu'il ne démontrait pas de risques de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’exécution d’une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 19 juin 2025. Cette décision infligeait à la société requérante une interdiction d’exercice de toute activité privée de sécurité pour douze mois et une pénalité de 15 000 €. Le juge estime que la société n’apporte pas d’élément nouveau susceptible de remettre en cause une précédente ordonnance de rejet du 30 décembre 2025. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sur le fondement de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui infligeant une interdiction d'exercice de douze mois et une pénalité de 7 500 €. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment en raison d'un délai de convocation insuffisant et d'erreurs comptables. Le juge a estimé que la requête, enregistrée après une précédente ordonnance de rejet du 30 décembre 2025, n'apportait aucun élément nouveau justifiant une suspension. La décision a été rendue sur le fondement des articles L.521-1 et L.522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B... d’un recours contestant le refus de l’Office national des anciens combattants (ONAC) de l’indemniser au titre de la loi du 23 février 2022 pour ses conditions d’accueil indignes dans une structure à Antibes. En cours d’instance, l’ONAC a accordé à la requérante une indemnisation de 6 000 euros pour la période du 29 novembre 1973 au 31 décembre 1975, par une décision rectificative du 21 août 2025. Constatant que Mme B... ne contestait pas avoir obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.