15 978 décisions disponibles — page 260/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SARL Pascar Services et Conseils, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2018. La société soutenait que le chiffre d'affaires d'un chantier litigieux ne pouvait être rattaché à l'exercice 2018 en raison d'un litige avec le maître d'ouvrage, empêchant la réception des travaux. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 38 du code général des impôts, les produits des travaux d'entreprise doivent être rattachés à l'exercice de la réception ou, à défaut, à celui de l'achèvement et de la mise à disposition. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant ainsi le bien-fondé du rattachement des produits à l'exercice 2018.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu (2017-2018) et des rappels de TVA (2017-2019). Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, le contrôle s'étant déroulé à distance, et une méthode de reconstitution de ses bénéfices qu'il estimait viciée. Le tribunal a jugé que le déroulement du contrôle au siège de l'administration, en l'absence de local professionnel et avec l'accord du contribuable, n'avait pas entaché la procédure d'irrégularité, dès lors que le débat oral et contradictoire avait été respecté. La décision s'appuie sur l'article L. 13 du livre des procédures fiscales et les principes jurisprudentiels applicables à la vérification de comptabilité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015, issues d’un contrôle fiscal. Le requérant invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment l’absence d’information sur la participation de son supérieur hiérarchique aux opérations de contrôle et le défaut de contreseing de la proposition de rectification. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la simple signature de la proposition par l’inspectrice principale ne prouvait pas sa participation au contrôle et ne privait pas le contribuable de son recours hiérarchique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a annulé le titre de recettes n° 2022-518 émis le 16 mai 2022 par le SIVU des Hautes-Cévennes à l'encontre de la commune de Malons et Elze pour un montant de 60 397 euros, ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux. La solution retenue est fondée sur un vice de forme : le SIVU n'a pas produit le bordereau de titre de recettes signé par son émetteur, en méconnaissance des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a toutefois précisé que cette annulation pour motif de régularité en la forme n'implique pas l'extinction de la créance, l'administration pouvant procéder à une régularisation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Viamedis, qui contestait plusieurs titres de recettes émis par un EHPAD pour un montant total de 6 989,12 euros. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour la société d'avoir produit le titre de recettes attaqué d'un montant de 2 134,54 euros, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête des consorts A, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer leurs préjudices moral et financier résultant du décès de M. G A, exposé aux rayonnements ionisants lors d'essais nucléaires au Sahara. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance des requérants, relative à leurs préjudices personnels en tant que victimes indirectes, était prescrite, faute d'avoir été interrompue par une demande indemnitaire préalable dans le délai de quatre ans suivant l'acquisition de leurs droits.
Le Tribunal administratif de Nîmes a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait le calcul de son impôt sur le revenu pour 2022 en demandant la prise en compte de frais d’élagage. Saisi par la requérante, le tribunal l’avait invitée, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Faute de réponse dans ce délai, Mme A est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre à l'ANTS de traiter sa demande de carte grise. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de recours en annulation au préalable, condition nécessaire à la recevabilité d'une demande de suspension. En l'absence de requête au fond, les conclusions ont été jugées irrecevables et rejetées en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l'UDAF du Gard, agissant en qualité de curateur de Mme A B, ressortissante espagnole. Celle-ci contestait l'arrêté du préfet du Gard du 3 août 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant que citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que, malgré son handicap et son allocation adulte handicapé, Mme A B ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis 2002, ni d'attaches privées ou familiales sur le territoire, et qu'elle n'était pas dépourvue de liens avec son pays d'origine. En conséquence, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, et la décision de refus a été jugée légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait l'arrêté du maire de Nîmes retenant vingt et un jours sur son traitement pour absence injustifiée. Le tribunal a jugé qu'en l'absence de service fait, l'administration était tenue de refuser le versement de la rémunération correspondante, rendant inopérants les moyens soulevés par l'agent, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire et à l'illégalité du refus d'autorisation spéciale d'absence. La décision s'appuie sur le principe de non-rémunération en cas d'absence de service fait, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité du refus d'autorisation spéciale d'absence.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui soutenait avoir été victime de harcèlement moral de la part de la Caisse de crédit municipal d'Avignon. Le tribunal a estimé que les agissements reprochés, notamment une altercation avec un collègue et la suppression d'une bonification indiciaire, étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement, comme des manquements disciplinaires graves et l'application des textes en vigueur (code général de la fonction publique, loi n°84-53 du 26 janvier 1984, décret n°93-863 du 18 juin 1993). La solution retenue est le rejet de la requête, les faits invoqués ne constituant pas un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, sapeur-pompier, qui contestait le refus du SDIS du Gard de le réaffecter dans l'unité spéciale nautique. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le moyen contestant la légalité de son exclusion antérieure de 2019 était inopérant, cette décision n'étant pas le prolongement nécessaire de la mesure d'exclusion. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’une requête contestant le refus implicite du ministre de l’Intérieur de lui créditer 12 points sur son permis de conduire. Le tribunal, s’interrogeant sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluse refusant à M. A, ressortissant tunisien, un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, malgré l'ancienneté et la stabilité de l'emploi saisonnier de M. A, titulaire d'un CDI et d'une autorisation de travail. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme C, surveillante pénitentiaire, contestant la décision du 17 mai 2022 fixant au 31 août 2021 la consolidation de son état de santé suite à un accident de service survenu en 2015, ainsi que la décision du 19 juillet 2022 évaluant son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) à 15 %. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une irrégularité de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme C, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des pièces du dossier et des textes applicables, dont le code général de la fonction publique et les décrets relatifs aux conseils médicaux.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les demandes de M. A, ancien agent de l'OPHLM Vallis Habitat, qui sollicitait l'annulation du refus implicite de protection fonctionnelle et la condamnation de son employeur pour manquement à ses obligations de sécurité et de prévention des risques professionnels. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, estimant que les faits d'agression invoqués n'étaient pas matériellement établis et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'employeur n'était caractérisée. Il a également jugé que la demande de protection fonctionnelle était infondée, faute pour l'agent de démontrer que les incidents survenus justifiaient une telle mesure. Les textes appliqués sont les articles L. 134-5, L. 136-1 et L. 811-1 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article L. 4121-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Bâti Services 30, qui contestait un titre de perception de 405 000 euros émis par le préfet du Gard pour la consignation de travaux de remise en état d’une carrière. Le tribunal a jugé que le titre de perception était suffisamment motivé, car il référençait clairement l’arrêté préfectoral du 20 mai 2021 et les bases de liquidation de la créance. Il a également écarté les moyens tirés de l’illégalité de l’arrêté de consignation et de l’erreur de droit, estimant que les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l’environnement pouvaient être appliqués simultanément. Enfin, le tribunal a considéré que le montant de la somme n’était pas disproportionné et que la procédure contradictoire avait été respectée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 16 août 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour le requérant de démontrer l'ancienneté de sa résidence en France et la nécessité pour sa cellule familiale de s'y maintenir, alors qu'il dispose d'un titre de séjour en Espagne. La solution retenue s'appuie sur les stipulations des conventions précitées et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, agent des finances publiques, qui contestait une décision du 17 novembre 2022 lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu de 956,92 euros au titre de primes. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a écarté ses moyens d'annulation (erreurs de fait et consultation des RH) comme étant sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 relatif à la répétition des indus de rémunération.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A B, adjointe technique, contestant le refus du maire de Saint-André-de-Valborgne de reconnaître son syndrome anxiodépressif comme maladie professionnelle imputable au service. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable car déposée dans le délai de deux mois suivant la notification du rejet du recours gracieux. Sur le fond, la décision ne tranche pas encore le litige, mais le tribunal examine la demande d'annulation au regard des dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, qui régit la présomption d'imputabilité au service pour les maladies professionnelles. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire porte sur l'appréciation de l'imputabilité de la maladie et l'application des tableaux de maladies professionnelles du code de la sécurité sociale.