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Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 30 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que le secrétaire général de la préfecture bénéficiait d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens familiaux stables et effectifs en France. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'assignation à résidence, fondées sur l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule un arrêté du préfet du Gard du 17 novembre 2024 obligeant un ressortissant algérien à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction retient que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant, en omettant de mentionner son mariage avec une Française et la naissance de son enfant en France, pourtant déclarés lors de son audition. Cette annulation est fondée sur l'absence de motivation suffisante au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, d'erreur de fait et d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien de 1968. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que la situation de M. A relevait bien de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de l'article L. 572-1 relatif aux transferts vers un autre État responsable de l'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné deux requêtes dirigées contre un arrêté du 21 mars 2022 par lequel le maire de Travaillan a accordé un permis de construire une centrale agrivoltaïque à la société CS AgriPV 21-2. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés par le syndicat mixte d'Eygues en Aygues (SMEA) et par des riverains, notamment ceux tirés de l'absence d'évaluation environnementale et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation du permis de construire et a mis à la charge des requérants les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 8 mars 2022 par lequel le maire de Clarensac a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif à la société "la maison d'Henri" pour un projet de deux logements et deux places de stationnement. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur une incompatibilité avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n°2 "Carreyrole" est entaché d'une erreur d'appréciation, le projet ne compromettant pas les objectifs de cette OAP. En conséquence, il enjoint au maire de délivrer un certificat d'urbanisme positif dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B contestant la décision du maire de Saint-Dézéry lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour la construction d'une maison. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cette décision, malgré la caducité du plan d'occupation des sols, en raison du transfert définitif de compétence prévu par l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens invoqués (incompétence, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation) n'étant pas fondés. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 174-1, L. 422-1, L. 422-5 et R. 410-6 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la délibération du 11 avril 2022 par laquelle le conseil municipal de Gordes avait approuvé le plan local d'urbanisme (PLU) en classant sa parcelle en zone naturelle. La requérante invoquait notamment l'incompétence de la commune, le transfert de la compétence PLU à la communauté de communes Lubéron Mont de Vaucluse étant contesté. Le tribunal a jugé que le transfert de compétence n'avait pas eu lieu, la commune étant restée compétente pour approuver le PLU. Les autres moyens, tirés de l'incohérence avec le PADD et le SCoT ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés. La demande de suppression de passages injurieux et la demande de dommages et intérêts ont été rejetées, et Mme A a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 26 juillet 2022 infligeant une amende de 5 040 euros à la SAS Win Boulangerie pour absence de décompte du temps de travail. La requérante contestait la compétence du signataire de l’acte, faute de délégation de signature régulière. En l’absence de mémoire en défense du ministre, l’administration est réputée avoir acquiescé aux faits, et le tribunal constate que l’arrêté de délégation produit ne confère pas le pouvoir requis au signataire. L’annulation est prononcée pour incompétence de l’auteur de l’acte, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 8 mars 2022 par lequel le maire de Clarensac avait délivré un certificat d'urbanisme négatif pour un projet de deux logements et places de stationnement. Le tribunal juge que le motif tiré d'une incompatibilité avec l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) n°2 "Carreyrole" est entaché d'erreur d'appréciation, le schéma de l'OAP étant trop imprécis pour établir que le projet compromet la réalisation des voies ou constructions prévues. En conséquence, il enjoint au maire de délivrer un certificat d'urbanisme positif dans un délai de deux mois et condamne la commune à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 152-1 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme D et Mme A, qui contestaient des dépenses de fonctionnement décidées par le maire de Sardan sans délibération du conseil municipal. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérantes n'ont pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte contesté à peine d'irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A contestant le refus de permis de construire un logement à usage d'habitation, pris par le maire de Castelnau Valence au nom de l'État. Le tribunal a jugé que le projet ne constituait pas une extension autorisée au sens de l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, faute de lien fonctionnel avec le hangar agricole existant. Il a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté. La solution retenue est fondée sur les articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCI Mala 13, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le maire de Nîmes lui a refusé un permis de construire pour un logement en zone Nh du PLU. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature à l'adjoint à l'urbanisme étant régulière. Saisi du moyen tiré de l'application de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme (cristallisation des règles d'urbanisme pour un lotissement), le tribunal a jugé que la division en propriété d'une unité foncière, même pour un seul lot à bâtir, constitue un lotissement. Par suite, le refus de permis ne pouvait être fondé sur les dispositions du PLU postérieures à l'autorisation de lotir, ce qui a conduit le tribunal à faire droit à la demande de substitution de base légale de la commune, fondant le refus sur les articles N1-6, N1-7 et N1-13 du règlement du PLU.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a pris acte du désistement pur et simple des sociétés C.C.M. et "la petite crèche de Cavaillon" de leur requête en annulation contre l'arrêté du maire de Cavaillon du 23 juin 2022, qui s'opposait à une déclaration préalable de travaux pour changement de destination d'un immeuble. Les requérantes contestaient notamment une erreur de droit et de fait, une violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, ainsi qu'un défaut de motivation. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà du constat du désistement, et la commune n'a pas obtenu les frais de justice demandés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, un gendarme, qui contestait la décision de la commission de recours de l'invalidité refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses acouphènes de l'oreille droite. Le tribunal a estimé que le lien de causalité direct et certain entre l'accident de service de 2009 et l'infirmité actuelle n'était pas établi, notamment en raison de la disparition des symptômes après l'accident et de l'absence de plainte jusqu'en 2019. La solution s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, le juge exerçant un plein contentieux pour apprécier les droits à pension.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 26 juillet 2022 infligeant une amende de 7 680 euros à la SARL Win pour absence de décompte du temps de travail. La juridiction retient le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, faute pour l'administration de justifier d'une délégation de signature régulière. Cette solution est fondée sur les articles L. 8115-1 et suivants du code du travail, ainsi que sur les règles de compétence en matière de décisions administratives.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCI C.F.G C, qui demandait l’annulation d’un permis de construire tacite accordé à M. B pour un bâtiment artisanal à Carpentras. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était inopérant pour un permis tacite et, en tout état de cause, non fondé. Il a également écarté le grief relatif à l’insuffisance du dossier de demande au regard de l’article R. 431-9 du code de l’urbanisme, en rappelant que le permis ne vérifie pas le respect des règles de droit privé. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du préfet du Gard du 15 janvier 2024 refusant un titre de séjour "salarié" à M. B, ressortissant marocain, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. La juridiction retient que la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, elle enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 6 janvier 2022 par laquelle le maire de Tresques s'est opposé à la déclaration d'achèvement et de conformité des travaux de M. B, ainsi que le refus implicite de délivrer une attestation de non-opposition. La motivation de la décision d'opposition était insuffisante, car elle se bornait à mentionner la construction d'un bâtiment non prévu au permis sans citer les textes applicables, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également jugé que le refus implicite de délivrer l'attestation prévue à l'article R. 462-10 du code de l'urbanisme était illégal. En conséquence, il a enjoint au maire de délivrer cette attestation dans un délai de quinze jours et a condamné la commune à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Gard du 15 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le chef de bureau ayant reçu une délégation régulière. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), faute pour le requérant de démontrer une vie familiale stable et effective en France. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.