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Le Tribunal Administratif de Nîmes (4ème chambre) a rejeté la requête de Mme A C, aide-soignante, qui contestait la décision du 7 avril 2022 du centre hospitalier universitaire de Nîmes fixant au 31 mars 2022 la date de consolidation de son état de santé avec un taux d'incapacité permanente partielle de 8 % suite à un accident de trajet. Le tribunal a jugé que l'avis du médecin agréé n'avait pas à être motivé en raison du secret médical et que les éléments médicaux produits par la requérante, postérieurs à la décision attaquée, n'étaient pas suffisamment probants pour démontrer l'absence de consolidation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de la demande d'expertise, en application de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et du décret n° 88-386 du 19 avril 1988.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Swisslog France, qui contestait l'attribution d'un marché public de modernisation et de maintenance d’un système de transport automatisé par le centre hospitalier d’Avignon à la société DS Automotion. Le tribunal a jugé que la société requérante, dont l’offre avait été régulièrement écartée comme irrégulière, n’était pas recevable à contester la régularité de l’offre retenue, ce manquement n’étant pas en rapport direct avec son éviction. En conséquence, les conclusions en annulation ou résiliation du contrat ont été rejetées. La décision s’appuie sur les articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme E H et ses proches pour obtenir réparation des préjudices résultant d’une paralysie du nerf récurrent survenue lors d’une thyroïdectomie réalisée le 1er septembre 2017 au centre hospitalier d’Avignon. Les requérants recherchaient, à titre principal, la responsabilité pour faute de l’hôpital (défaut de précaution ou défaut d’information), subsidiairement celle de l’ONIAM au titre de la solidarité nationale pour accident médical non fautif, et très subsidiairement une condamnation solidaire. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, considérant que la lésion relevait d’un aléa thérapeutique non fautif ne remplissant pas les conditions d’anormalité prévues à l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, et que le défaut d’information n’était pas établi.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l'association AIPECV demandant l'annulation du refus implicite du préfet du Gard de dresser un procès-verbal d'infraction pour des constructions situées en zone inondable (PPRI du bassin de la Cèze). Le tribunal a considéré que les installations litigieuses (station-service, laverie, baraque à frites) avaient fait l'objet d'autorisations administratives (déclaration au titre de la loi sur l'eau et autorisation d'urbanisme), régulièrement délivrées et non contestées, ce qui justifiait le refus de dresser procès-verbal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 562-5 du code de l'environnement et L. 480-1 du code de l'urbanisme, dont il n'est pas établi qu'elles aient été méconnues.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle opposée à Mme D. Le juge a relevé que le préfet du Gard, en délivrant à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, avait implicitement mais nécessairement retiré la décision implicite contestée. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. L'État a été condamné à verser 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement pur et simple de la société Andrea et Ange-Marie de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre des mises en demeure de payer des taxes d'aménagement et de la redevance d'archéologie préventive. La juridiction a constaté que ce désistement était complet et a rejeté les conclusions de la commune de Porto-Vecchio tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (1° et 5°) du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur lui notifiant un solde d’un point sur son permis de conduire. Le requérant contestait ce solde en invoquant un stage de récupération de points effectué en novembre 2022. En cours d’instance, le ministre a rectifié le solde à 5 points, retirant ainsi la décision attaquée. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 février 2022 par lequel le maire de Quissac s'est opposé à sa déclaration préalable de lotissement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le maire pouvait légalement fonder son refus sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison d'un risque d'inondation par ruissellement, sans que le certificat d'urbanisme antérieur ne fasse obstacle à cette opposition. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le préfet de Vaucluse d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lagnes à la SCI A.S.I. pour la surélévation et l’extension d’un bâtiment. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la SCI, jugeant le déféré recevable tant en ce qui concerne la compétence du signataire que le délai de recours. Sur le fond, il a annulé le permis de construire au motif qu’il méconnaissait les articles 9.1.1 et 9.1.2 du règlement du plan de prévention des risques naturels d’incendies de forêts (PPRIF), la voie d’accès au terrain ne respectant pas la largeur minimale de 5 mètres exigée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code forestier.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus d'enregistrement de sa déclaration d'activité de service à la personne. La juridiction a estimé que la requérante n'exerçait pas à titre exclusif les activités limitativement énumérées par le code du travail (articles L. 7231-1 et D. 7231-1), car elle menait également des missions d'accompagnement éducatif et social, parfois en dehors du domicile des bénéficiaires. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, fondée sur les dispositions du code du travail relatives aux conditions d'exercice exclusif et de domiciliation des services à la personne.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCI Les Ecuries du Pont-du-Gard, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2022 par lequel le maire de Collias avait refusé de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée, car il était tenu par l'avis défavorable de la préfète du Gard, émis en application des articles L. 111-3 et L. 111-4 du code de l'urbanisme. La société requérante n'a pas démontré que le logement projeté était nécessaire à son activité d'élevage équin, seul motif susceptible de déroger à la règle de constructibilité limitée en l'absence de document d'urbanisme. Par conséquent, les autres moyens soulevés ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de MM. C, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 18 mars 2022 par lequel le préfet de Vaucluse leur a refusé un permis de construire une maison individuelle sur la commune de Grambois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que le projet, situé en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune et dans un secteur à vocation naturelle et agricole, méconnaissait les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, le refus de permis étant ainsi légal.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Cavaillon à la société Edelis pour un ensemble immobilier de 51 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'irrégularités dans le dossier de permis, estimant que les inexactitudes alléguées n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'administration. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, relatif à la sécurité publique, n'était pas fondé, la voie d'accès au projet étant jugée suffisamment sécurisée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Gard fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé que M. B n'apportait pas la preuve de risques personnels de traitements inhumains ou dégradants au Maroc, ne démontrant pas la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la même Convention) a été rejeté comme inopérant, la décision attaquée ne portant que sur le pays de renvoi.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une contrainte émise par la mutualité sociale agricole pour le recouvrement de cotisations sociales (2018-2020). Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, dont la connaissance appartient au juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'absence de progression sérieuse dans les études, l'intéressé n'ayant validé aucun diplôme ni semestre après trois ans, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le préfet de Vaucluse refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mère d’un enfant français, soutenait que cette décision méconnaissait l’intérêt supérieur de son fils, protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a retenu que le préfet n’avait pas accordé une attention primordiale à cet intérêt, compte tenu des risques pour la santé psychologique de l’enfant et de la nécessité de la présence de sa mère. En conséquence, l’arrêté a été annulé pour violation de ces stipulations.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de Mme B et M. C, qui contestaient les arrêtés du préfet du Gard leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Mialon TP VRD. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°1 d'un marché de travaux publics pour la création d'un parc de stationnement, attribué au groupement Bas Montel - Colas. Le juge a estimé que l'offre de la société requérante était irrégulière, car incomplète au sens de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique, et que les moyens soulevés contre la régularité de l'offre de l'attributaire et la méthode de notation n'étaient pas fondés. La demande de la société requérante a donc été rejetée.