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Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 11 janvier 2022 par laquelle le maire de Mormoiron mettait en demeure Mme A de réaliser des travaux de réparation d’un mur de soutènement longeant la route départementale 14. La juridiction retient que cette mise en demeure constitue une décision faisant grief et qu’elle est insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. La solution est fondée sur le défaut de motivation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Nîmes rejette la demande d'indemnisation de M. B, qui imputait à la commune de Bernis un défaut d'entretien du chemin du Pont de la Roque, à l'origine de dommages sur son véhicule. Le tribunal juge que la responsabilité de la commune ne peut être engagée, car le chemin litigieux est un chemin rural et non une voie communale, et qu'aucun élément ne démontre que la commune en aurait accepté l'entretien en fait. En application des articles L. 141-8 du code de la voirie routière, L. 161-1 du code rural et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales, les communes n'ont pas d'obligation légale d'entretien des chemins ruraux. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme Liotard, assistante familiale, qui contestait son licenciement prononcé par le président du conseil départemental du Gard suite au retrait de son agrément. La décision de retrait d'agrément du 10 décembre 2021, fondée sur des faits de violences sur enfants accueillis, a été jugée suffisamment motivée au regard de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a estimé que les conditions d'accueil ne garantissaient plus la sécurité et l'épanouissement des mineurs, conformément aux articles L. 421-2 et L. 421-3 du même code, justifiant ainsi le retrait d'agrément et le licenciement subséquent.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme et M. A contestant des rehaussements d’impôt sur le revenu (bénéfices non commerciaux et revenus de capitaux mobiliers) et des pénalités pour les années 2016 à 2018. Les requérants invoquaient l’irrégularité de la procédure de contrôle et contestaient la qualification de revenus imposables de sommes perçues, qu’ils présentaient comme des remboursements d’avances en compte courant. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que la procédure était régulière et que les sommes litigieuses constituaient bien des revenus distribués imposables. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 1729 et 1729-0-A relatifs aux majorations, et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la directive 2008/115/CE était inopérant, cette directive étant intégralement transposée en droit interne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français, au motif que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle et familiale. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour d'un an ont également été annulées. La solution retenue se fonde sur l'absence d'examen individuel suffisant, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe d'un citoyen de l'Union européenne. La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que les ressources du foyer, inférieures au montant forfaitaire du revenu de solidarité active, ne permettaient pas de justifier de conditions suffisantes pour éviter une charge pour le système d'assistance sociale. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit à une vie privée et familiale, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 29 juin 2022 par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé d'habiliter M. A comme membre du jury de l'examen du titre professionnel de conducteur de transport en commun sur route. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur de droit en estimant que les fonctions d'inspecteur du permis de conduire exercées par M. A n'étaient pas assimilables à l'exercice du métier de conducteur, alors que l'intéressé justifiait d'une expérience récente de chauffeur de car et était titulaire du permis de catégorie D, conformément aux articles 6 de l'arrêté du 22 décembre 2015 et 8 de l'arrêté du 9 avril 2018. La solution retenue est l'annulation pour excès de pouvoir de la décision litigieuse.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des amendes fiscales pour non-déclaration de comptes bancaires à l'étranger (Monaco et Suisse) au titre des années 2016 et 2017. La requérante invoquait l'irrégularité de la procédure d'imposition en raison de la durée excessive de l'examen de sa situation fiscale personnelle, mais le tribunal a jugé que la procédure de l'article L. 23 C du livre des procédures fiscales, menée parallèlement, était indépendante et régulière. Sur le fond, le tribunal a considéré que les mouvements de fonds sur ces comptes constituaient des opérations de crédit ou de débit soumises à l'obligation déclarative de l'article 1649 A du code général des impôts, et que les comptes inactifs n'étaient pas exemptés pour les années en litige. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des amendes, fondée sur les articles 1649 A et 1736 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) était saisi de deux requêtes de Mme H, assistante familiale, contestant d'une part le retrait de son agrément (n°2202687) et d'autre part son licenciement subséquent (n°2304523). La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation, estimant que les griefs retenus n'étaient pas suffisamment graves au regard de son ancienneté. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le reclassement de sa maison d'habitation en catégorie 4M et demandait son classement en catégorie 5 ou 5M. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions tendant à l'annulation de la décision de classement étaient irrecevables, car cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition à la taxe foncière. La solution est fondée sur les articles 1496 du code général des impôts et 324 G à 324 J de son annexe III.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A, brigadier-chef de police, d’une demande d’indemnisation de son préjudice moral suite à un outrage subi lors d’une manifestation le 9 octobre 2021. Le tribunal a jugé que l’administration, en accordant la protection fonctionnelle à l’agent, était tenue de réparer le préjudice moral effectivement subi. Il a condamné l’État à verser à M. A une somme de 500 euros, sous déduction de la provision déjà allouée, en application de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant malien, contestant le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et la décision du 28 juin 2023 lui accordant une carte "travailleur temporaire" de six mois. Le tribunal a jugé que les conclusions contre la décision du 28 juin 2023 étaient irrecevables, car M. B n'avait pas intérêt à agir contre un acte qui faisait droit à sa demande initiale. Concernant la décision implicite de rejet, le tribunal a implicitement considéré qu'elle avait été abrogée par la décision expresse postérieure, privant la requête d'objet. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, fondée sur les articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes de procédure administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, sous-officier de l'armée de l'air, qui contestait son bulletin de notation annuelle pour 2022. Le requérant demandait l'annulation de la décision du ministre des armées du 24 janvier 2023 rejetant son recours administratif préalable obligatoire, en invoquant une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation sur plusieurs critères (adhésion à l'institution, discipline, rigueur formelle, etc.). Le tribunal a jugé que la notation, fondée sur le code de la défense et l'instruction du 13 décembre 2019, relevait d'une appréciation souveraine de l'autorité hiérarchique, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme G visant à obtenir la communication de documents professionnels (procès-verbaux de prestation de serment, documents de nomination et cartes professionnelles) de plusieurs agents publics. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, rappelant que le droit à la communication de documents administratifs n'est pas subordonné à un tel intérêt. Il a constaté un non-lieu à statuer pour les cartes professionnelles de trois agents, déjà communiquées en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande concernant les procès-verbaux de prestation de serment de deux agents, jugeant que l'administration n'est pas tenue de créer un document inexistant. Enfin, pour les autres documents (M. E, F, K, C), le tribunal a estimé que la communication était légalement possible sous réserve d'occultation des mentions portant atteinte à la vie privée, et a annulé le refus implicite du préfet de Vaucluse, en application des articles L. 311-1 et L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l’annulation du refus implicite de la préfète de Vaucluse de lui communiquer deux documents relatifs à un contrôle du 25 novembre 2019. Le tribunal a considéré que le droit à communication des documents administratifs, prévu aux articles L. 300-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration, ne s’applique qu’aux documents existants. En l’espèce, la préfète ayant soutenu que les documents sollicités n’existaient pas, et le requérant n’apportant pas la preuve de leur existence, la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B contre l'arrêté du ministre de l'intérieur du 25 septembre 2024 lui imposant, pour trois mois, une interdiction de quitter Nîmes et une obligation de pointage quotidien. Le tribunal a jugé que les éléments du dossier, fondés sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, établissaient des raisons sérieuses de penser que le comportement de M. B constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics. Il a également estimé que la mesure, nécessaire à la prévention du terrorisme, ne portait pas une atteinte disproportionnée aux libertés d'aller et venir, de circulation ou à la vie privée et familiale garanties par la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A, ingénieur principal, contestant la décision du président de la communauté d'agglomération du Grand Avignon (COGA) du 25 février 2021 rejetant sa demande de versement de l'indemnité spécifique de service (ISS) au taux de 0,85%. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la réduction du taux d'ISS de M. A, passant de 0,85% à 0,6093% lors de sa nomination, n'était pas justifiée par des motifs liés à la qualité de ses services ou aux sujétions de ses fonctions, en méconnaissance des dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003. En conséquence, la COGA a été condamnée à verser à M. A la somme de 15 015,84 euros au titre de l'ISS non perçue pour la période d'avril 2017 à mars 2022, et une injonction a été faite pour rétablir son taux d'ISS à 0,85% et recalculer ses droits à la retraite. La demande d'indemnisation du préjudice moral a été rejetée, faute de préjudice distinct établi.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ingénieure territoriale, qui demandait la condamnation de la commune d’Aramon pour diverses fautes liées à l’indemnisation de congés non pris, à une erreur d’indice de traitement, à un accident de service et à la restitution d’effets personnels. Le tribunal a notamment jugé que la requérante ne justifiait pas avoir été dans l’impossibilité de prendre ses congés annuels du fait de l’employeur, et que l’arrêté invoqué pour le reclassement indiciaire était entaché d’une erreur matérielle ne lui créant pas de droit. Il a également estimé que la commune n’avait commis aucune faute à l’origine de l’accident de service et que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet. La décision s’appuie notamment sur la directive 2003/88/CE et les décrets n° 85-1250 et n° 87-1101.