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Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l'intérieur du 25 octobre 2024. Cet arrêté imposait à M. A, pour une durée de trois mois, des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (interdiction de quitter Nîmes, obligation de pointage quotidien au commissariat, obligation de déclarer son domicile) sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure. La requérante, représentante légale de M. A, contestait la légalité de ces mesures en invoquant leur disproportion, leur impact sur la réinsertion professionnelle et la santé mentale de son fils, ainsi que l'absence de renouvellement des conditions de menace. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les conditions légales pour le maintien de ces mesures préventives de lutte contre le terrorisme étaient réunies.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours de Mme B C épouse A, ressortissante marocaine, contre le refus implicite puis exprès du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 12 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite, et a rejeté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français, au motif que le préfet n'avait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle et familiale. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour d'un an ont également été annulées. La solution retenue se fonde sur l'absence d'examen individuel suffisant, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe d'un citoyen de l'Union européenne. La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que les ressources du foyer, inférieures au montant forfaitaire du revenu de solidarité active, ne permettaient pas de justifier de conditions suffisantes pour éviter une charge pour le système d'assistance sociale. Les moyens tirés de la méconnaissance du droit à une vie privée et familiale, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la directive 2008/115/CE était inopérant, cette directive étant intégralement transposée en droit interne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de l'Earl Scea Aime A, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un bâtiment situé à Courthezon. La requérante soutenait que le bien était exclusivement affecté à un usage agricole (cave de vinification, chais, stockage) et qu'une partie louée se trouvait sur une autre parcelle, mais elle n'a apporté aucun élément probant pour étayer ses allégations. L'administration fiscale s'est fondée sur une déclaration de 2013 classant le local comme professionnel ou commercial. En application des articles 1380, 1382 et 1406 du code général des impôts, le tribunal a considéré que l'exonération pour usage agricole n'était pas démontrée, confirmant ainsi l'imposition.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le CNAPS avait fait une juste application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en retenant que les condamnations de M. A, notamment pour défaut d'assurance, révélaient un comportement incompatible avec l'exercice de cette profession. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision du CNAPS.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2021. Le juge a estimé que M. B n’établissait pas avoir été privé de la jouissance du logement au 1er janvier 2021, malgré une ordonnance de non-conciliation annulée par la cour d’appel. Il n’a pas non plus démontré qu’il résidait ailleurs à cette date, sa déclaration fiscale mentionnant toujours l’adresse litigieuse. La décision s’appuie sur les articles 1408-I et 1415 du code général des impôts, qui imposent la taxe aux personnes ayant la disposition des locaux au 1er janvier de l’année.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l’annulation du refus implicite de la préfète de Vaucluse de lui communiquer deux documents relatifs à un contrôle du 25 novembre 2019. Le tribunal a considéré que le droit à communication des documents administratifs, prévu aux articles L. 300-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration, ne s’applique qu’aux documents existants. En l’espèce, la préfète ayant soutenu que les documents sollicités n’existaient pas, et le requérant n’apportant pas la preuve de leur existence, la demande a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme G visant à obtenir la communication de documents professionnels (procès-verbaux de prestation de serment, documents de nomination et cartes professionnelles) de plusieurs agents publics. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, rappelant que le droit à la communication de documents administratifs n'est pas subordonné à un tel intérêt. Il a constaté un non-lieu à statuer pour les cartes professionnelles de trois agents, déjà communiquées en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande concernant les procès-verbaux de prestation de serment de deux agents, jugeant que l'administration n'est pas tenue de créer un document inexistant. Enfin, pour les autres documents (M. E, F, K, C), le tribunal a estimé que la communication était légalement possible sous réserve d'occultation des mentions portant atteinte à la vie privée, et a annulé le refus implicite du préfet de Vaucluse, en application des articles L. 311-1 et L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, sous-officier de l'armée de l'air, qui contestait son bulletin de notation annuelle pour 2022. Le requérant demandait l'annulation de la décision du ministre des armées du 24 janvier 2023 rejetant son recours administratif préalable obligatoire, en invoquant une erreur de fait et une erreur manifeste d'appréciation sur plusieurs critères (adhésion à l'institution, discipline, rigueur formelle, etc.). Le tribunal a jugé que la notation, fondée sur le code de la défense et l'instruction du 13 décembre 2019, relevait d'une appréciation souveraine de l'autorité hiérarchique, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant malien, contestant le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et la décision du 28 juin 2023 lui accordant une carte "travailleur temporaire" de six mois. Le tribunal a jugé que les conclusions contre la décision du 28 juin 2023 étaient irrecevables, car M. B n'avait pas intérêt à agir contre un acte qui faisait droit à sa demande initiale. Concernant la décision implicite de rejet, le tribunal a implicitement considéré qu'elle avait été abrogée par la décision expresse postérieure, privant la requête d'objet. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, fondée sur les articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes de procédure administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A, brigadier-chef de police, d’une demande d’indemnisation de son préjudice moral suite à un outrage subi lors d’une manifestation le 9 octobre 2021. Le tribunal a jugé que l’administration, en accordant la protection fonctionnelle à l’agent, était tenue de réparer le préjudice moral effectivement subi. Il a condamné l’État à verser à M. A une somme de 500 euros, sous déduction de la provision déjà allouée, en application de l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait le reclassement de sa maison d'habitation en catégorie 4M et demandait son classement en catégorie 5 ou 5M. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions tendant à l'annulation de la décision de classement étaient irrecevables, car cette décision n'est pas un acte détachable de la procédure d'imposition à la taxe foncière. La solution est fondée sur les articles 1496 du code général des impôts et 324 G à 324 J de son annexe III.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) était saisi de deux requêtes de Mme H, assistante familiale, contestant d'une part le retrait de son agrément (n°2202687) et d'autre part son licenciement subséquent (n°2304523). La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation, estimant que les griefs retenus n'étaient pas suffisamment graves au regard de son ancienneté. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des amendes fiscales pour non-déclaration de comptes bancaires à l'étranger (Monaco et Suisse) au titre des années 2016 et 2017. La requérante invoquait l'irrégularité de la procédure d'imposition en raison de la durée excessive de l'examen de sa situation fiscale personnelle, mais le tribunal a jugé que la procédure de l'article L. 23 C du livre des procédures fiscales, menée parallèlement, était indépendante et régulière. Sur le fond, le tribunal a considéré que les mouvements de fonds sur ces comptes constituaient des opérations de crédit ou de débit soumises à l'obligation déclarative de l'article 1649 A du code général des impôts, et que les comptes inactifs n'étaient pas exemptés pour les années en litige. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des amendes, fondée sur les articles 1649 A et 1736 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision du 29 juin 2022 par laquelle le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Provence-Alpes-Côte d'Azur a refusé d'habiliter M. A comme membre du jury de l'examen du titre professionnel de conducteur de transport en commun sur route. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur de droit en estimant que les fonctions d'inspecteur du permis de conduire exercées par M. A n'étaient pas assimilables à l'exercice du métier de conducteur, alors que l'intéressé justifiait d'une expérience récente de chauffeur de car et était titulaire du permis de catégorie D, conformément aux articles 6 de l'arrêté du 22 décembre 2015 et 8 de l'arrêté du 9 avril 2018. La solution retenue est l'annulation pour excès de pouvoir de la décision litigieuse.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme et M. A contestant des rehaussements d’impôt sur le revenu (bénéfices non commerciaux et revenus de capitaux mobiliers) et des pénalités pour les années 2016 à 2018. Les requérants invoquaient l’irrégularité de la procédure de contrôle et contestaient la qualification de revenus imposables de sommes perçues, qu’ils présentaient comme des remboursements d’avances en compte courant. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que la procédure était régulière et que les sommes litigieuses constituaient bien des revenus distribués imposables. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 1729 et 1729-0-A relatifs aux majorations, et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme Liotard, assistante familiale, qui contestait son licenciement prononcé par le président du conseil départemental du Gard suite au retrait de son agrément. La décision de retrait d'agrément du 10 décembre 2021, fondée sur des faits de violences sur enfants accueillis, a été jugée suffisamment motivée au regard de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a estimé que les conditions d'accueil ne garantissaient plus la sécurité et l'épanouissement des mineurs, conformément aux articles L. 421-2 et L. 421-3 du même code, justifiant ainsi le retrait d'agrément et le licenciement subséquent.