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Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle routier positif aux stupéfiants. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de proposition de contre-expertise, constatant que M. B avait signé un formulaire refusant cette possibilité. Il a également jugé que la suspension n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, la consommation de cannabis riche en THC étant établie et justifiant une mesure proportionnée à la gravité des faits. La décision est fondée sur le code de la route et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille nigériane déboutée du droit d'asile, vivant à la rue avec trois jeunes enfants, afin d'obtenir un hébergement d'urgence. Le juge a constaté l'urgence caractérisée par la situation de précarité extrême de la famille, non contestée par le préfet de Vaucluse. Il a estimé que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de proposer un hébergement d'urgence à la famille sous 48 heures, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de Mme B en décharge de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. La requérante contestait la tardiveté de sa réclamation préalable, soutenant qu’un message de l’administration du 30 juin 2022 constituait un événement au sens de l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal juge que ce message ne constitue pas un tel événement et que la réclamation, présentée le 30 juin 2022, est tardive car les impositions ont été mises en recouvrement respectivement le 31 août 2019 et le 31 août 2020. En conséquence, la requête est irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 17 septembre 2024 du ministre de l'intérieur. Cet arrêté, pris sur le fondement des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, lui imposait des mesures de contrôle et de surveillance (interdiction de quitter Carpentras, pointage quotidien, déclaration de domicile) pour une durée de trois mois. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et de l'absence de menace pour l'ordre public, n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision ministérielle.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de la société Grand Delta Habitat, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société contestait le coefficient d'entretien de 1,20 appliqué à ses logements, estimant qu'il devait être ramené à 1 pour refléter un état "passable". Le tribunal a jugé que les photographies produites, montrant des salissures et des moisissures, ne suffisaient pas à démontrer que l'état des immeubles au 1er janvier de chaque année d'imposition justifiait un coefficient inférieur à celui retenu par l'administration, qui les considérait en "bon état". La solution s'appuie sur les articles 1495, 1496 du code général des impôts et 324 P, 324 Q de son annexe III, ainsi que sur le principe de l'article 1415 fixant la situation au 1er janvier.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de la SCI des Logis Sainte-Anne tendant à obtenir la décharge des taxes foncières 2021 et 2022 pour un immeuble situé à Carpentras. Le juge a rappelé que le dégrèvement pour vacance prévu à l'article 1389 du code général des impôts ne concerne que les maisons d'habitation, ce qui n'était pas le cas des locaux à usage de bureaux en litige. S'agissant de l'inexploitation d'un immeuble commercial ou industriel, la condition d'une utilisation préalable par le propriétaire lui-même n'était pas remplie, la société se contentant de donner le bien en location. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. C, qui contestait la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2013 à 2020 concernant une piscine qu'il estimait avoir démontée. La requête a été jugée irrecevable pour ces années en raison de la tardiveté de sa réclamation, conformément à l'article R.196-2 du livre des procédures fiscales. Pour les années 2021 et 2022, le moyen tiré de la méconnaissance du principe des droits de la défense a été écarté comme inopérant, l'administration n'ayant fait que reconduire les bases d'imposition sans procéder à un nouveau redressement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B C contestant la décision du ministre de l'intérieur du 11 janvier 2024 lui retirant six points sur son permis de conduire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que le requérant avait été informé des conséquences de l'infraction par l'avis de rétention du permis de conduire qu'il avait signé, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 10 novembre 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable concernant une infraction, au motif que la réalité de celle-ci était établie par une condamnation pénale définitive, rendant l'absence d'information sans effet sur la procédure de retrait de points. La décision s'appuie sur le code de la route, notamment l'article L. 223-3.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les logements vacants pour l'année 2022. Le requérant invoquait l'inhabitabilité de son bien en raison de travaux qu'il réalisait lui-même pour justifier la vacance involontaire. Le tribunal a estimé que les éléments produits (photographies non datées et facture d'électricité) ne constituaient pas des justificatifs probants, notamment pour démontrer que le coût des travaux excédait 25 % de la valeur vénale du logement. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407 bis et 232 du code général des impôts, ainsi que sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel relative à l'exonération pour vacance indépendante de la volonté du contribuable.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme F d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du président du tribunal judiciaire d’Avignon de lui communiquer les procès-verbaux de prestation de serment et les cartes professionnelles de deux agents de la DDPP. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre de la justice, estimant que la requérante justifiait d’une saisine préalable de la CADA et de la production de la décision attaquée. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée sur le fondement du code des relations entre le public et l’administration et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A B comme manifestement irrecevable. La requête se bornait à transmettre un courrier adressé au maire de Sorgues sans exposer de conclusions ni de moyens de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Gard du 8 février 2024 refusant de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence. La commission avait estimé que, malgré un délai d'attente anormalement long et la situation de handicap de son fils, la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence impérieuse, notamment en raison de ses ressources et de son logement actuel. Le juge a confirmé cette appréciation, considérant que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste en application des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. En cours d’instance, le préfet du Gard a pris une décision favorable le 6 avril 2022, ce qui a conduit M. A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions accessoires, notamment celles visant à enjoindre au préfet de justifier des mesures d’exécution, car le jugement n’impliquait aucune mesure d’exécution. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’administration a délivré à l’intéressée un certificat de résidence pour ressortissant algérien. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne l’État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la région Occitanie pour une contravention de grande voirie reprochée à M. A, qui avait pêché sans autorisation dans la zone enclose du port de pêche du Grau-du-Roi. Le tribunal a jugé que les faits étaient établis et constituaient une infraction aux articles L.2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, R.5333-24 et L.5337-1 du code des transports, ainsi qu'au règlement particulier de police du port. Il a rejeté les arguments de M. A, notamment son erreur sur la signalisation et ses motifs personnels, et l'a condamné à une amende de 150 euros au titre de l'action publique.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Clévia Sud-Ouest, venant aux droits de la société Eiffage Energie Thermie Méditerranée, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze au titre du solde du lot n° 15 d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour la société d’avoir saisi le comité consultatif de règlement amiable des différends (CCIRA) préalablement à tout recours contentieux, comme l’imposait l’article 10.3 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP). Cette absence de saisine constituait une formalité préalable obligatoire, rendant la demande irrecevable sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. La solution s’appuie sur les stipulations contractuelles du CCAP, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fond des pénalités, des travaux supplémentaires ou des préjudices allégués.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme F, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus du préfet du Gard de lui délivrer une attestation nécessaire au bénéfice des prestations familiales pour sa fille. La requérante, titulaire d’une carte de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle au séjour), soutenait que le refus méconnaissait les articles L. 512-2 et D. 512-2 du code de la sécurité sociale, qui ne prévoient cette attestation que pour les parents admis au titre de l’article L. 423-23 (vie privée et familiale). Le tribunal a jugé que la décision n’était pas entachée d’incompétence et que les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation, de la discrimination et de l’atteinte disproportionnée à la vie familiale n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la société Clévia Sud-Ouest d’un litige en plein contentieux l’opposant au centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze concernant le solde du lot n°15 d’un marché public de travaux. La société demandait le paiement de sommes au titre du solde, de travaux supplémentaires et de l’allongement des délais, ainsi que la réduction des pénalités de retard. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par l’hôpital, considérant que la clause de saisine préalable du comité consultatif de règlement amiable n’était pas obligatoire. Sur le fond, il a jugé que les pénalités étaient justifiées et non excessives, que les travaux supplémentaires n’étaient pas établis, et que les retards n’étaient pas imputables au maître d’ouvrage, rejetant ainsi l’intégralité des demandes de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation du Gard refusant de le reconnaître comme prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le tribunal a jugé que le maintien de l'intéressé et de son épouse dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), bien que précaire, ne constituait pas une situation d'urgence justifiant une offre d'hébergement au titre du III de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est fondée sur l'absence de caractère urgent et prioritaire de la demande, les requérants ayant perdu leur droit au séjour.