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Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 31 août 2024 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour trois ans. La juridiction a considéré que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, qui vit en France depuis 2021, est en concubinage avec une Française enceinte, et dispose d'attaches familiales stables sur le territoire. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en rejetant les conclusions relatives à l'effacement du signalement SIS II et à la délivrance d'un titre de séjour.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de remise gracieuse d’une dette de revenu de solidarité active (RSA) de 2 440,48 euros. La requérante n’a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions ou justificatifs nécessaires pour établir sa bonne foi ou sa situation de précarité, conditions requises par l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement insuffisamment assortis de précisions, justifiant son rejet sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A d'une demande d'expertise médicale judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer les préjudices résultant d'une chute sur un trottoir en 2019, qu'elle impute à des travaux d'installation d'un abribus. La requérante contestait le rapport d'expertise amiable réalisé par l'assureur de la société Clear Channel, qui avait conclu à une consolidation rapide et excluait tout lien entre l'accident et une pathologie arthrosique ultérieure au genou. La société CHUBB, assureur de Clear Channel, a indiqué ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sous réserves, tandis que la communauté d'agglomération du Grand Avignon a conclu au rejet de la requête et à sa mise hors de cause. Le juge des référés a fait droit à la demande en ordonnant une expertise médicale contradictoire, confiant à l'expert la mission d'évaluer l'état de santé de Mme A, d'en décrire l'évolution et de se prononcer sur le lien de causalité avec la chute, sans préjuger de la responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D et Mme E. Les requérants contestaient un refus de revenu de solidarité active (RSA) et demandaient un échéancier pour rembourser un trop-perçu de 20 000 euros. Le tribunal a constaté qu'ils n'avaient pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, leur demande d'échéancier ne tendait pas à l'annulation d'une décision administrative et ne relevait pas de la compétence du juge administratif, violant l'article R. 411-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B contestant la décision de France Travail Occitanie du 15 juillet 2024 l'informant de la fin de son accompagnement par sa conseillère référente et de son changement de conseiller. Le tribunal a estimé que ce document, qui se borne à informer l'intéressé des nouvelles modalités de son accompagnement, ne fait pas grief et est donc insusceptible de recours contentieux. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B, qui contestait un avis de sommes à payer émis par la paierie départementale du Gard pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant invoquait uniquement sa situation de précarité financière, moyen jugé inopérant car sans lien avec la régularité ou le bien-fondé du titre exécutoire. Après une demande de régularisation restée sans effet, le tribunal a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyen opérant.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par la commune d'Auribeau sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble appartenant à M. A B, présentant un risque pour la sécurité publique. Le tribunal a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment, de constater l'état des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures pour mettre fin au danger éventuel. La décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Nîmes rejette la requête de Mme B contestant le refus du département de Vaucluse de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant les mentions " invalidité ou priorité ". Le juge administratif se déclare incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 241-3, L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent ces contentieux aux tribunaux judiciaires.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, ressortissant philippin, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et que le requérant ne démontrait pas de menace pour l'ordre public justifiant l'absence de délai de départ volontaire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé les arrêtés du 2 septembre 2024 par lesquels le préfet de Lozère avait obligé M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de renvoi, prononcé une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. La solution retenue repose sur l'absence de base légale de l'obligation de quitter le territoire français, celle-ci étant fondée sur un refus de titre de séjour dont la légalité était contestée et qui n'était pas définitif. Le tribunal a notamment relevé que le requérant justifiait d'une présence ancienne en France, d'attaches familiales et d'une insertion professionnelle, et que la menace à l'ordre public n'était pas établie. Les décisions attaquées ont été annulées sur le fondement des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant marocain, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement valable jusqu'au 18 décembre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, avait implicitement retiré le refus contesté et prolongé l'instruction de la demande. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été déclarées sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté l'opposition formée par Mme C contre une contrainte émise par la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 306,50 euros. La requérante invoquait uniquement des difficultés personnelles avec son compagnon, moyen jugé inopérant car sans lien avec la régularité de la contrainte ou le bien-fondé de la créance. Malgré une demande de régularisation conforme à l’article R. 772-6 du code de justice administrative, Mme C n’a fourni aucun argument pertinent. L’ordonnance, fondée sur le 7° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête pour moyen inopérant.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 19 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), jugeant la décision fondée sur l'absence de titre de séjour valide. Il a également rejeté les arguments relatifs à l'insuffisance de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la situation personnelle de M. B, notamment son titre de séjour italien et ses démarches pour la garde de ses enfants, ne justifiait pas une annulation. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, appliquant les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet du Var du 20 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. A, arrivé mineur en France en 2020 et confié à l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, justifiait d'une formation professionnelle et d'une promesse d'embauche, établissant ainsi des liens personnels et professionnels stables en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en application des articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, dont le dernier titre de séjour datait de 2022, avait attendu quinze mois pour demander sa régularisation et continuait à travailler. Il a également relevé que le risque d'éloignement était atténué par le caractère suspensif du recours. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A B comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une amende administrative de 5 902 euros et le refus de remise gracieuse, mais n'a pas produit les décisions attaquées malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A B contestant la suspension de son revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nîmes rejette la requête de Mme A contestant la remise gracieuse partielle de sa dette de prime d'activité. La requérante invoquait sa bonne foi mais n'a pas fourni de justificatifs sur sa situation de précarité, malgré une demande de régularisation. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative, le juge estime que le moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d’expertise médicale présentée par Mme A visant à établir l’imputabilité au service de sa pathologie psychique. Le juge estime que cette mesure n’est pas utile, dès lors qu’un recours en annulation contre le refus de reconnaissance de maladie professionnelle est déjà pendant devant la même juridiction, laquelle peut ordonner une expertise dans le cadre de l’instruction de ce litige principal. Aucune circonstance particulière ne justifie que le juge des référés se substitue à la formation de jugement saisie au fond.