15 978 décisions disponibles — page 366/799
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, était saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du 6 juillet 2021 du conseil syndical de l’association syndicale autorisée du Canal de Carpentras, qui mettait fin à son autorisation d’occupation temporaire du domaine public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’autorisation, précaire et révocable, pouvait légalement être retirée par l’autorité compétente en cas de non-respect de ses conditions, sans qu’une indemnité soit due. La décision s’appuie sur les articles L. 2111-1, R. 2122-1 et R. 2122-7 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur l’ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule les décisions du 15 avril 2024 par lesquelles le préfet de Vaucluse a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. A, ressortissant algérien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : le préfet a examiné la demande de régularisation sous son pouvoir discrétionnaire sans vérifier si M. A pouvait bénéficier d’un certificat de résidence de plein droit en tant que salarié, en application du b) de l’article 7 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par voie de conséquence, l’obligation de quitter le territoire français est également annulée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. A, dirigeant de la SAS Multi Services, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2020, résultant de sommes inscrites au débit de son compte courant d'associé. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la vérification de la société, en application du principe d'indépendance des procédures. Il a jugé que l'administration avait légalement qualifié ces sommes de revenus distribués sur le fondement des articles 109 et 111 du code général des impôts, et que M. A n'apportait pas la preuve de l'indisponibilité alléguée des fonds. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Nîmes (3ème chambre) a examiné le recours en excès de pouvoir de Mme A, ressortissante comorienne, contre un arrêté du préfet du Gard refusant son admission au séjour en tant que parent d’enfant français et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ni d’appréciation, en se fondant sur les dispositions précitées du CESEDA et sur l’absence de preuve d’une contribution effective et continue de Mme A à l’entretien et à l’éducation de ses enfants français.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de la SAS Multi Services, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2020) et des rappels de TVA (2018-2021), assortis de majorations pour manquement délibéré. La société invoquait notamment une irrégularité de procédure (défaut d’avis de vérification) et contestait le bien-fondé des rectifications sur les cessions de véhicules et les charges déduites. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, jugeant que l’avis de vérification avait été régulièrement notifié, et a rejeté les autres moyens comme infondés, confirmant ainsi les impositions établies sur le fondement des articles 39 et 209 du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 6 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Nîmes annule l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet du Gard a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante brésilienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en ne tenant pas compte de la reprise de la communauté de vie entre Mme B et son époux français, malgré une séparation temporaire liée à ses études. La décision est fondée sur l'absence d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, qui justifiait la délivrance d'un titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Lozère du 11 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure d'avis médical de l'OFII, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête indemnitaire de Mme B, agent contractuel de l'université d'Avignon, qui estimait avoir été victime de harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983. Par conséquent, le tribunal a considéré que la responsabilité de l'université n'était pas engagée et a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles relatives à la protection fonctionnelle et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C, qui contestait un certificat d'urbanisme délivré par le maire de Mont-Lozère et Goulet déclarant son projet de construction non réalisable. Le juge a constaté que M. C, domicilié à Avignon, ne justifiait d'aucun lien apparent avec le terrain ou le destinataire du certificat, et n'a pas régularisé son intérêt à agir malgré une demande en ce sens. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir démontré un intérêt pour agir dans le délai imparti.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. B A d’une opposition à une contrainte émise par l’URSSAF Languedoc-Roussillon pour le recouvrement de cotisations sociales d’un montant de 1 452,22 euros. En application des articles L. 142-1 et L. 244-9 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, le contentieux du recouvrement des cotisations de sécurité sociale relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Permis de construire – Tribunal administratif de Nîmes – Irrecevabilité pour défaut de notification. Le tribunal rejette la requête de M. et Mme B dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Laurent-des-Arbres, faute pour les requérants d’avoir notifié leur recours à l’auteur de la décision et au bénéficiaire dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 15 septembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière et que l'absence ou l'empêchement des supérieurs hiérarchiques n'avait pas à être justifié. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la durée de l'interdiction n'était pas disproportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la menace pour l'ordre public. La décision a été rendue en application des articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 613-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par une fonctionnaire de police contestant un arrêté préfectoral refusant d'imputer au service ses arrêts de travail du 15 avril au 5 mai 2019, présentés comme une rechute d'un accident de service survenu en 1998. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur d'appréciation, en se fondant notamment sur un rapport médical et des jugements antérieurs ayant reconnu l'imputabilité de périodes connexes. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet concernant les conclusions à fin d'injonction, les jugeant recevables comme accessoires à la demande d'annulation. Sur le fond, il a annulé l'arrêté du 21 février 2022, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique d'État.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCI Henri et Emilie Fabre contestant le refus d'autorisation de mise en location d'un appartement à Cavaillon. La décision attaquée, prise par le président de l'agglomération Luberon Monts de Vaucluse, était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que le garde-corps existant, mesuré depuis le sol fini, ne respectait pas les exigences de sécurité applicables aux logements existants, créant un risque manifeste pour les occupants. La solution retenue confirme la légalité du refus, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application de normes AFNOR spécifiques.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SARL Location Immobilière Sommières contestant l'arrêté du 7 février 2022 par lequel la préfète du Gard a refusé l'autorisation d'installer des enseignes pour son agence immobilière. Le tribunal a relevé que l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France, rendu sur le fondement des articles L. 581-18 du code de l'environnement et R. 581-16 du même code, était un avis conforme liant l'autorité préfectorale. En conséquence, le préfet était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, rendant inopérants les moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SAS Technipierres, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2021 ordonnant la suppression de ses installations classées pour la protection de l'environnement. Le tribunal a jugé que le préfet de la Lozère était en situation de compétence liée pour ordonner cette cessation d'activité, en application du II de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, dès lors que la société n'avait pas régularisé sa situation administrative dans le délai imparti par la mise en demeure du 15 juillet 2020. La solution retenue repose sur le constat que la société exploitait des installations sans autorisation ou déclaration requise, et que les moyens soulevés (inexactitude matérielle, erreur de droit, droits acquis) n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, agent du ministère des armées, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un malaise cardiaque survenu le 7 janvier 2021 après un échange avec son supérieur hiérarchique. Le tribunal a estimé que la décision de la ministre des armées n'était pas entachée d'un défaut d'examen sérieux. S'appuyant sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, le juge a considéré que l'événement, un entretien avec un supérieur, ne constituait pas un accident de service faute de caractère soudain et violent, sauf à démontrer un excès dans l'exercice du pouvoir hiérarchique, ce qui n'était pas établi. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions aux fins d'injonction.
Le Tribunal administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme B, fonctionnaire, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 613 508,26 euros en réparation des préjudices nés du refus initial et de la nomination tardive dans le corps interministériel des attachés d'administration de l'État. Le tribunal a reconnu deux fautes de l'administration : un refus de nomination annulé par un jugement du 12 juin 2020 et un délai excessif pour exécuter cette décision, la nomination effective n'étant intervenue qu'en 2021. La solution retenue est que l'administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, mais que la régularisation intervenue en cours d'instance (arrêté du 8 novembre 2023 nommant Mme B au 1er avril 2019) a réparé les préjudices matériels liés à la perte de rémunération et de cotisations. Le tribunal a donc rejeté les demandes indemnitaires pour ces chefs, tout en réservant la question du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, qui n'étaient pas établis. Les textes appliqués incluent la loi n° 83-634 du 13 juillet 198
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A C, factrice à La Poste, qui demandait l’annulation du refus de lui accorder une tournée fixe aménagée et adaptée. La requérante invoquait une méconnaissance de l’obligation de sécurité et une discrimination, en se fondant sur les propositions du médecin du travail et sa qualité de travailleur handicapé. Le tribunal a jugé que l’administration avait suffisamment pris en compte les préconisations médicales en réduisant le nombre de ses tournées, et que l’intéressée n’était pas déclarée inapte à ses fonctions au sens de l’article 63 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.