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Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme D..., agent contractuel de l'université d'Avignon, contestant la décision du président de l'université mettant fin à ses fonctions de fonctionnaire de sécurité et de défense et refusant sa demande de protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'université, considérant que la décision attaquée faisait grief à Mme D... et était donc susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 18 octobre 2024, jugeant que le président de l'université était incompétent pour mettre fin aux fonctions de fonctionnaire de sécurité et de défense, cette compétence relevant du haut fonctionnaire de défense et de sécurité. Il a également enjoint à l'université d'octroyer la protection fonctionnelle à Mme D... et l'a condamnée à lui verser 3 000 euros en réparation de son préjudice moral, sur le fondement des principes généraux de la fonction publique et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., adjudant de gendarmerie, qui contestait un blâme, une sanction de quinze jours d'arrêts, et sa mutation d'office dans l'intérêt du service. Le tribunal a jugé que les sanctions disciplinaires étaient suffisamment motivées et fondées sur des faits matériellement établis. Il a également estimé que la mutation d'office ne constituait pas une sanction déguisée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard des nécessités du service. La décision s'appuie notamment sur le code de la défense, le code des relations entre le public et l'administration, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... visant à l’annulation du refus implicite de protection fonctionnelle opposé par le Sitom Sud Gard. La juridiction a jugé que les conclusions dirigées contre la décision implicite née le 2 décembre 2023 étaient tardives, le délai de recours de deux mois n’ayant pas été respecté, et que les dispositions du code des relations entre le public et l’administration relatives à l’information sur les voies de recours ne s’appliquent pas aux relations entre l’administration et ses agents. Le tribunal a également considéré que le courrier du 5 février 2024 ne constituait pas une décision faisant grief et que la demande de communication des motifs, formulée après l’expiration du délai de recours, ne pouvait le rouvrir. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme D... de quatre recours pour excès de pouvoir contestant des arrêtés du président de la communauté de communes du Pays de Sommières la plaçant en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, au motif que son état de santé n'était pas imputable au service. La requérante invoquait la méconnaissance de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et sollicitait une expertise médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le lien entre la pathologie et le service n'était pas établi. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite du préfet de Vaucluse refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant ghanéen. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence habituelle en France depuis 2018, de son concubinage avec une compatriote titulaire d'une carte de séjour, de la naissance de trois enfants en France, et de son insertion professionnelle et sociale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 3 janvier 2026 par lequel la préfète de l'Hérault obligeait M. B..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge retient que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car elle sépare l'enfant né en France en 2024 de l'un de ses parents. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme A... pour obtenir l'exécution forcée du jugement du 24 novembre 2020, qui avait annulé plusieurs arrêtés du préfet du Gard relatifs à son accident de service et enjoint un réexamen de sa situation. La juridiction constate que si les frais d'instance ont été réglés, le préfet n'a pas remboursé les frais médicaux annulés ni procédé au réexamen complet de la situation statutaire et financière de la requérante. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce des mesures d'exécution pour contraindre l'administration à se conformer au jugement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme Feraud, conseillère pénitentiaire, qui demandait l'annulation du refus du ministre de la justice de reconnaître le centre de ses intérêts matériels et moraux à La Réunion pour bénéficier du congé bonifié. Le tribunal a jugé que si le motif tiré de l'absence de demande antérieure de congé bonifié était illégal, l'administration aurait pris la même décision en se fondant sur les autres motifs légaux. En effet, Mme Feraud n'a vécu que cinq ans à La Réunion, a effectué toute sa scolarité et sa carrière en métropole, et y réside avec sa fille, ce qui ne démontre pas que le centre de ses intérêts matériels et moraux se situe à La Réunion. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 78-399 du 20 mars 1978.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A..., adjointe technique territoriale, qui contestait son exclusion temporaire de douze mois infligée par le président du syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Sitom) Sud Gard. La sanction était fondée sur un cumul d'activités non déclaré et la diffusion d'images de vidéoprotection avec des commentaires nuisibles à la collectivité. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a écarté les moyens d'erreur de fait, de droit et de disproportion de la sanction. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 532-5, L. 121-3 et L. 123-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 avril 2024 prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que l'exécution de la mesure n'enlevait pas tout objet au recours. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité de ses antécédents judiciaires et de l'absence de justifications suffisantes sur ses attaches en France. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 631-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet du Gard a retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant albanais réfugié. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas respecté la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avant de prendre cette décision créatrice de droits et constituant une mesure de police. Ce vice a privé M. B... d'une garantie, entraînant l'illégalité de l'arrêté. La solution est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de Mme D... contestant plusieurs arrêtés du président de la communauté de communes du Pays de Sommières relatifs à son placement en congé de maladie ordinaire, au versement d’un mi-traitement et à sa mise en disponibilité d’office. La requérante soutenait que son état de santé était imputable au service, en méconnaissance de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans ordonner l’expertise médicale sollicitée. Les demandes d’annulation, d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme D... contestant plusieurs arrêtés du président de la communauté de communes du Pays de Sommières relatifs à son placement en congé de maladie ordinaire, à un mi-traitement et à une disponibilité d'office. La requérante soutenait que son état de santé était imputable au service, en méconnaissance de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le lien direct avec le service n'était pas établi et qu'aucune expertise médicale n'était nécessaire. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la SCI Mas du Grand Bois, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 octobre 2022 du maire de Saint-Gilles définissant l'alignement de voirie. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que la société avait eu connaissance de la décision plus d'un an avant l'introduction de son recours, dépassant ainsi le délai raisonnable. Sur le fond, les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 112-1 et L. 112-8 du code de la voirie routière et d'une atteinte au droit de propriété, ont été écartés comme infondés. La demande de la SCI au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, et elle a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Saint-Gilles et 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de M. A... qui sollicitait la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence gardé par le préfet du Gard pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la demande du requérant se heurtait à une contestation sérieuse, car faire droit à son injonction reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite de rejet, ce que le juge des référés ne peut ordonner en l’absence de péril grave.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de Mme E... contestant plusieurs arrêtés du maire de Jonquières-Saint-Vincent relatifs à son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et à son placement en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait notamment des vices de procédure liés à l’irrégularité de l’expertise médicale et une méconnaissance des dispositions de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et de l’article L. 822-19 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales. Aucune annulation ni injonction n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B..., ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Gard de renouveler son titre de séjour. Le requérant invoquait la méconnaissance de l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Toutefois, M. B... s’est désisté de sa requête par un acte pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté les requêtes de Mme D... contestant plusieurs arrêtés du président de la communauté de communes du Pays de Sommières relatifs à son placement en congé de maladie ordinaire et en disponibilité d'office. La requérante soutenait que son état de santé était imputable au service, en invoquant l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, et demandait une expertise médicale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans ordonner l'expertise sollicitée. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant un avis de sommes à payer émis par la commune d'Avignon pour des frais de mise en fourrière de son véhicule. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, au motif que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire. En application des articles L. 325-1 et suivants du code de la route, les litiges relatifs aux frais de fourrière relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé ou un titre de séjour temporaire en raison du silence gardé sur sa demande de renouvellement. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer une impossibilité de répondre à une offre d'emploi précise à brève échéance, malgré sa situation de précarité financière et familiale. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.