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Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du préfet de Vaucluse du 27 mai 2025 refusant l'admission au séjour de M. C..., ressortissant camerounais, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté et de la stabilité de la vie commune de l'intéressé avec sa compagne titulaire d'une carte de résident. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure faute de saisine du collège de médecins de l'OFII n'était pas fondé. Enfin, les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que salariée sur le fondement de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet avait valablement contrôlé les conditions d'exercice de l'activité salariée, conformément à l'article R. 5221-20 du code du travail, sans que la requérante ne démontre d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que la présence en France depuis 2018, les diplômes obtenus et les expériences professionnelles du requérant ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. et Mme C... A... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Lauris refusant un permis de construire modificatif. Le refus était fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, invoquant un risque d'incendie de forêt en zone d'aléa fort. Le tribunal a jugé que le projet, limité à une surélévation partielle et incluant des mesures de sécurité (citerne de 60 m³ et élargissement de la voie d'accès), n'augmentait pas significativement le risque pour la sécurité publique. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté de refus et la décision implicite de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi en plein contentieux par la société « el casa le kashmir », était amené à se prononcer sur la légalité d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une contribution spéciale et une contribution forfaitaire pour frais de réacheminement, mises à sa charge par l’OFII suite à un contrôle pour travail dissimulé. Le tribunal a d'abord examiné l'exception d'incompétence soulevée par le comptable public. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 8253-1 du code du travail, il a jugé que les contestations relatives au recouvrement de ces créances, qui ne remettent pas en cause l'assiette et le calcul de la somme due, relèvent de la compétence du juge de l'exécution et non du juge administratif. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de la demande de la société.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contre un permis de construire tacite accordé à la SCCV Les Vantelles pour un ensemble de 49 logements à Caumont-sur-Durance. Le tribunal a jugé que le dossier de demande n'était pas incomplet, car le projet ne nécessitait pas de division en propriété avant achèvement, rendant inutile le plan d'association syndicale prévu à l'article R. 431-24 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UB12 et UB3 du PLU et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A..., y compris sa demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du 20 décembre 2024 par lequel le maire de Marguerittes a retiré le permis d'aménager délivré le 21 août 2024 à la société foncière Bama. La décision est annulée pour deux motifs : d'une part, la procédure contradictoire préalable a été méconnue, la commune ayant refusé sans motif abusif la demande d'audition de la société, en violation des articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. D'autre part, le retrait est intervenu plus de trois mois après la délivrance du permis, en méconnaissance du délai légal de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. La commune de Marguerittes est condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de la délibération du 28 février 2023 par laquelle le conseil municipal de Valréas a approuvé la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Le requérant contestait notamment l'absence de l'avis défavorable de la chambre d'agriculture dans le dossier d'enquête publique. Le tribunal a jugé que l'enquête publique avait pu être légalement conduite sur la base d'un avis réputé favorable, faute pour le requérant d'établir que cet avis avait été reçu par la commune avant la clôture de l'enquête. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 153-4 et R. 153-8 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme P... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 23 mai 2023 par le maire de Travaillan à la SAS Vignobles Lucien et B... Brunel pour une centrale agrivoltaïque. Les requérants contestaient notamment l'absence d'étude d'impact, l'insuffisance du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme et de la charte de l'environnement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris l'exception d'illégalité de l'arrêté préfectoral de dispense d'étude d'impact, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.
Le Tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement de la SCI Quartier de la Gare de ses conclusions en décharge de la taxe foncière due au titre de 2024 pour un bien situé à Uzès. La requérante s’est désistée après l’octroi d’un dégrèvement par l’administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 20 février 2025 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence d'examen médical contradictoire, n'étaient pas fondés. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Gard. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et juge l'arrêté suffisamment motivé après un examen personnalisé de la situation. Il estime que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens familiaux ou professionnels suffisamment stables en France. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, saisi en plein contentieux par la société « el casa le kashmir », était amené à statuer sur une contestation relative à une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de réacheminement dues à l’OFII. Le tribunal a examiné l’exception d’incompétence soulevée par le comptable public. Appliquant les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 8253-1 du code du travail, il a jugé que la contestation de l’obligation de payer une telle créance, recouvrée comme en matière de créances étrangères à l’impôt, relève de la compétence du juge de l’exécution et non du juge administratif. Par conséquent, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SAS Lib Industries d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le maire de Nîmes avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour l’extension d’un local industriel. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et a accordé le permis sollicité par un arrêté du 19 avril 2024, devenu définitif. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, en application du principe selon lequel le retrait définitif de l’acte attaqué prive d’objet le recours. La commune de Nîmes a été condamnée à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... contre la décision du 21 novembre 2023 de l'inspecteur du travail autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation, de vice de procédure lié à la consultation du comité social et économique, et d'absence de nouvelle visite médicale. Il juge également que l'inspecteur du travail n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le licenciement n'était pas en lien avec le mandat syndical du requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 2421-12, R. 2421-16 et L. 2314-37 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le refus du département de Vaucluse de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée prématurée car introduite le 1er décembre 2025, avant l'expiration du délai de deux mois suivant son recours administratif préalable obligatoire du 28 novembre 2025, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a appliqué les articles L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater que la décision implicite de rejet n'était pas encore née.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2025. Cet arrêté prononçait la fermeture administrative pour trois mois de l'établissement « Le Petit Sarriannais » en raison de la découverte de stupéfiants, le préfet estimant les faits constitutifs d'un trafic au sens des articles 222-34 à 222-39 du code pénal et de l'article L. 333-2 du code de la sécurité intérieure. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite compte tenu des conséquences économiques et sociales de la fermeture. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur de qualification juridique des faits et le caractère disproportionné de la mesure, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme B... pour contester la procédure de recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 643,58 euros, initiée par le département du Gard via des saisies administratives à tiers détenteur, et pour demander que le recouvrement soit confié à la caisse d’allocations familiales. Le tribunal a rejeté la requête comme portant devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales, incluant les actes de poursuite comme les saisies, relève de la compétence du juge judiciaire (juge de l’exécution), et non du juge administratif, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.