Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501644(TA45-2501644)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en ordonnance, a été saisi par une assistante familiale contestant la décision du président du conseil départemental du Cher de mettre fin à l’accueil de l’enfant qu’elle hébergeait. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, un vice de procédure et une méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant. En cours d’instance, le département a retiré la décision contestée, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.
N° TA45-2502309(TA45-2502309)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, entré irrégulièrement sans visa de long séjour, ne pouvait se prévaloir de l'accord franco-tunisien pour obtenir un titre "salarié". Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'assignation à résidence et aux frais de justice.
N° TA45-2502632(TA45-2502632)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A E, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Cher du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient manifestement infondés. Le tribunal s'est fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avoir constaté le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé par l'OFPRA et la CNDA.
N° TA45-2504390(TA45-2504390)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a prononcé le renvoi de l'affaire au Tribunal Administratif de Rouen. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que, bien que le requérant fût initialement retenu dans le ressort d'Orléans, il avait depuis été assigné à résidence à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), ce qui rendait le tribunal de Rouen territorialement compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale.
N° TA45-2400215(TA45-2400215)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté, par une ordonnance du 25 août 2025, que le recours pour excès de pouvoir formé par Mme A, ressortissante togolaise, contre le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant était devenu sans objet. Cette solution a été retenue car la préfète du Loiret lui a finalement délivré, le 20 novembre 2024, une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocate au titre des frais d'instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA45-2405522(TA45-2405522)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet du Cher d'un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du contrat de recrutement d'un agent contractuel étranger par la commune de Vierzon, pour méconnaissance des conditions d'embauche des étrangers. Le préfet s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 29 juillet 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 25 août 2025, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité du contrat.
N° TA45-2501867(TA45-2501867)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête indemnitaire de Mme B, qui demandait 300 euros à la communauté de communes du Val d'Amboise pour des attestations fiscales erronées. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié, malgré une mise en demeure, avoir formé une demande préalable auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1, 4° du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examiner le fond de l'affaire.
N° TA45-2501809(TA45-2501809)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A, ressortissant libyen, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 1er avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a écarté le moyen d'incompétence comme manifestement infondé, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, la décision a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé par l'OFPRA et la CNDA.
N° TA45-2501807(TA45-2501807)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'université d'Orléans de l'admettre par équivalence en deuxième année de licence de droit. Le juge a constaté que le requérant, résidant en République démocratique du Congo et non représenté, n'avait pas élu domicile sur le territoire français comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas satisfait à cette obligation, rendant sa requête manifestement irrecevable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA45-2501963(TA45-2501963)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 21 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur de fait ou d'appréciation, notamment en considérant que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été estimée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de M. A. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2501647(TA45-2501647)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition de possession d'un visa de long séjour, prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était opposable au requérant en vertu de l'accord franco-marocain. La décision retient que l'absence de visa fait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-2 du même code, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'état de santé ne sont pas fondés.
N° TA45-2503762(TA45-2503762)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, agent du SITREVA, qui contestait un avertissement disciplinaire. Le juge a estimé que la procédure était régulière, l'agent ayant été informé des faits reprochés et de son droit à consulter son dossier, conformément au code général de la fonction publique et au décret du 18 septembre 1989. Il a rappelé qu'aucune disposition légale n'impose d'informer l'agent de la sanction envisagée pour les sanctions du premier groupe, comme l'avertissement. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504017(TA45-2504017)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département du Cher de lui accorder une aide financière pour une formation BAFA. La requérante s'était contentée de transmettre la copie de son recours gracieux sans formuler de moyens ou de conclusions, ce qui ne constitue pas une requête recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans invitation à régulariser.
N° TA45-2404524(TA45-2404524)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient soit inopérants, soit manifestement infondés. Il a relevé que M. A avait lui-même annulé sa demande de titre de séjour avant l'arrêté attaqué. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
N° TA45-2404121(TA45-2404121)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par la société The Good Company d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montbazon refusant l’ouverture d’une micro-crèche, pour des motifs de sécurité publique. La société s’est désistée de ses conclusions après le retrait de l’arrêté contesté. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504024(TA45-2504024)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l’OFII, fondée sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables. Il a également estimé que l’OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B et que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation n’était pas fondé. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2504150(TA45-2504150)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 août 2025 par lequel la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen personnalisé, de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA45-2504192(TA45-2504192)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé par M. F A pour demander la suspension de l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 lui interdisant d'exercer auprès de mineurs pour six mois. Le requérant invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de motivation, d'une procédure irrégulière et d'une erreur de fait. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé pouvait exercer ses fonctions auprès d'un public majeur. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2504242(TA45-2504242)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 10 août 2025 par lequel la préfète du Loiret l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les autres moyens soulevés (méconnaissance du droit d'être entendu, insuffisance de motivation, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA45-2504145(TA45-2504145)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 juin 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B.... Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation des faits, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Cette décision était fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison de la mise en cause de M. B... pour des faits de violence.