Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500337(TA45-2500337)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait des retraits de points sur son permis de conduire, mais le tribunal a constaté que la décision "48 SI" du 28 mars 2023, qui récapitulait ces retraits et invalidait le permis, lui avait été régulièrement notifiée le 27 avril 2023 avec mention des voies et délais de recours. La requête, enregistrée le 27 janvier 2025, était donc tardive, le délai de deux mois étant expiré. Cette irrecevabilité s'étendait également aux décisions de retrait antérieures, devenues définitives. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2403521(TA45-2403521)
Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement de M. A C, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire et la décision d'invalidation de celui-ci, après que le ministre de l'intérieur a retiré les décisions de retrait de points litigieuses, rétablissant un solde positif de 12 points. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement pur et simple du requérant. Il a également condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), tout en rejetant la demande d'injonction de restitution du titre de conduite, le ministre y étant déjà tenu.
N° TA45-2503984(TA45-2503984)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de Loir-et-Cher rejetant sa demande de prestation de compensation du handicap. Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-9 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à cette prestation relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Blois.
N° TA45-2304023(TA45-2304023)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'Ehpad Revenaz, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Cher d'accorder une aide sociale à l'hébergement avec effet rétroactif. La juridiction a constaté que l'établissement n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501262(TA45-2501262)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C A. Celle-ci contestait la décision du président du conseil départemental du Loiret fixant sa contribution en tant qu'obligée alimentaire pour l'hébergement de sa mère en Ehpad. Le tribunal estime que ce litige, portant sur la mise en jeu et le montant de l'obligation alimentaire, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA45-2502658(TA45-2502658)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contestant un refus de prise en compte de son renouvellement de demande de logement social et des dysfonctionnements du site internet dédié. Après avoir obtenu un accès à son compte en ligne, la requérante a informé le tribunal de sa volonté de voir son dossier clos, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance, sans qu'aucune démarche supplémentaire ne soit nécessaire de la part de Mme B.
N° TA45-2503637(TA45-2503637)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour suspendre l'exécution de l'arrêté de mise en sécurité du 4 avril 2025 par lequel le maire de Preuilly-sur-Claise lui imposait la démolition de son immeuble. La requérante soutenait que l'urgence était caractérisée par le risque de perte irréversible de son logement et soulevait plusieurs moyens, dont l'absence de danger imminent justifiant la procédure d'urgence des articles L. 511-19 à L. 511-21 du code de la construction et de l'habitation, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation et un détournement de procédure. La commune n'a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en se fondant sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2504020(TA45-2504020)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D qui demandait d'enjoindre au centre hospitalier régional universitaire de Tours de procéder à l'hospitalisation complète et suivie de M. B en psychiatrie. Le juge a estimé que cette demande, relative à une admission en soins psychiatriques sans consentement, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire, en application des articles L. 3216-1, L. 3212-1 et L. 3213-1 du code de la santé publique. La condition d'urgence et l'atteinte à une liberté fondamentale n'ont donc pas été examinées au fond.
N° TA45-2503597(TA45-2503597)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Free mobile. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Saint-Règle refusant un permis de construire pour un pylône relais de téléphonie mobile, au motif d'une atteinte aux paysages et aux abords de monuments historiques. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne démontrant pas l'absence de couverture mobile sur la zone concernée ni un préjudice grave et immédiat pour ses intérêts ou l'intérêt public. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
N° TA45-2503909(TA45-2503909)
Cette requête en référé liberté, déposée par une ressortissante camerounaise devant le Tribunal administratif d’Orléans, visait à obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler, à sa vie privée et familiale, ainsi qu’à sa liberté d’aller et venir, en raison du refus implicite du préfet d’Indre-et-Loire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la situation de précarité financière et la suspension du contrat de travail ne caractérisant pas, en l’espèce, une urgence nécessitant une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures.
N° TA45-2503895(TA45-2503895)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. D B, ressortissant algérien, contestant la décision implicite du préfet du Bas-Rhin du 21 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 621-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2503779(TA45-2503779)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester le refus de la CDAPH du Loiret de lui accorder l'allocation adulte handicapé (AAH). Le juge a constaté que, selon les articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, et Mme A a été invitée à saisir le pôle social du tribunal judiciaire d'Orléans.
N° TA45-2503752(TA45-2503752)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la mesure de gestion menottée prise à son encontre au centre pénitentiaire d'Orléans Saran. La juridiction a constaté que cette mesure avait été levée par une décision du 16 juillet 2025, soit deux jours avant l'introduction de la requête le 18 juillet 2025. En conséquence, la demande était privée d'objet dès son enregistrement et a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503614(TA45-2503614)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 13 juin 2025 par laquelle la sous-commission d'appel du rectorat d'Orléans-Tours a confirmé l'orientation de M. E C en classe de seconde professionnelle ou en CAP. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision litigieuse ne compromettant pas de manière suffisamment grave et immédiate la situation de l'élève, qui conserve la possibilité de présenter un recours au fond. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'irrégularité de la composition de la commission d'appel et de la méconnaissance du principe du contradictoire, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2503501(TA45-2503501)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le maire de Couëtron-au-Perche s'est opposé à la déclaration préalable déposée par la société Cellnex France Infrastructures pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public à la couverture du territoire et de l'amélioration de la qualité du réseau pour les habitants. Il a également considéré qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'une inexacte application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, le site ne présentant pas de caractéristiques particulières justifiant une opposition. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux sociétés requérantes au titre des frais de justice.
N° TA45-2503644(TA45-2503644)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA45-2504016(TA45-2504016)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire d'Anet fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant un péril pour la sécurité publique lié à un risque d'effondrement partiel d'un bâtiment appartenant à la SCI La Gehane, le juge a désigné un expert. La mission de l'expert consiste à examiner l'immeuble dans les 24 heures, à évaluer le danger et son caractère imminent, et à proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2500223(TA45-2500223)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Loiret de statuer sur sa demande de regroupement familial. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 4 novembre 2024, en application de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'une décision expresse de rejet avait été notifiée le 11 mai 2025. La mesure sollicitée faisait donc obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2303847(TA45-2303847)
Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran refusant d’abroger la tarification des services téléphoniques pour les détenus, s’est déclaré incompétent. Le juge a estimé que le litige portait sur une clause tarifaire d’un contrat de délégation de service public conclu par le ministre de la justice, revêtant un caractère réglementaire et relevant de la compétence du Conseil d’État en premier et dernier ressort en application de l’article R. 311-1 du code de justice administrative. En conséquence, le dossier a été transmis au Conseil d’État.
N° TA45-2501376(TA45-2501376)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Orléans concerne le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour né du silence gardé par l’administration. Le juge des référés rappelle le cadre juridique applicable, notamment les articles relatifs aux modalités de dépôt des demandes (par téléservice ou guichet) et à la naissance d’une décision implicite de rejet après un délai de quatre mois. Il précise que la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation après l’expiration de ce délai ne fait pas obstacle à la naissance de cette décision implicite, en se fondant sur un avis du Conseil d’État. Enfin, il examine la condition d’urgence requise pour l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.