Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2504115(TA45-2504115)
Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de Loir-et-Cher refusant à M. B la délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments précis démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2503825(TA45-2503825)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, entré irrégulièrement en France en 2024, sollicitait un premier titre de séjour et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. En conséquence, la suspension de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour n'a pas été ordonnée.
N° TA45-2504059(TA45-2504059)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressé a été assigné à résidence dans le ressort de la Seine-Maritime après la levée de sa rétention. En application des articles L. 614-2, L. 921-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est désormais celui du lieu d’assignation à résidence. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Rouen.
N° TA45-2500028(TA45-2500028)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une requête en annulation d'une décision de la CAF d'Eure-et-Loir rejetant sa demande de remise de dette pour un indu de RSA de 404,90 euros. En défense, la CAF a indiqué que la créance avait été soldée, ce que M. A n'a pas contesté. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, la dette étant éteinte.
N° TA45-2501325(TA45-2501325)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de remettre à Mme A B une carte de séjour pour raisons de santé (étranger malade), sous réserve de la présentation d'un passeport valide et du paiement du droit de timbre. La décision se fonde sur l'absence de contestation sérieuse, l'administration ayant reconnu le droit au titre par un courrier du 6 décembre 2023 et un courriel du 27 février 2024, et sur l'urgence caractérisée par l'attente prolongée de plus d'un an. Le juge a rejeté la demande d'astreinte, mais a accordé 1 200 euros au titre des frais de procédure. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2504065(TA45-2504065)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 29 juillet 2025 le mettant en demeure de quitter les lieux avec son véhicule. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits, moyens ou conclusions, et n'a pas été régularisée avant l'expiration du délai de recours fixé au 31 juillet 2025 à 16 heures. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
N° TA45-2504055(TA45-2504055)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 fixant la Colombie comme pays de destination pour son éloignement. Le requérant invoquait un risque de persécutions en cas de retour, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. A C n'apportait pas la preuve des risques personnels et actuels allégués. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2503814(TA45-2503814)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 14 juillet 2025 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire avait obligé M. C, ressortissant marocain né en 2023, à quitter le territoire français, refusé un délai de départ volontaire, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement d'un mineur. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. C.
N° TA45-2504089(TA45-2504089)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer l'atteinte à ses libertés sans démontrer d'effet grave et immédiat justifiant une suspension. Il relève notamment que la seule existence d'un appel pendant contre un précédent jugement rejetant un recours contre une assignation antérieure ne suffit pas à établir une urgence. La requête est donc rejetée sans audience, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2502564(TA45-2502564)
Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un permis de conduire de catégorie B. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension et que M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA45-2504066(TA45-2504066)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à l'association Altéralia de lui remettre une attestation d'hébergement nécessaire au renouvellement de sa protection temporaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la seule circonstance que le refus porte atteinte à son droit au maintien d'un statut légal ne suffisant pas à l'établir. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2503933(TA45-2503933)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, par une ordonnance du 1er août 2025, s'est déclaré incompétent pour examiner la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d'éloignement. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a constaté que le requérant avait été assigné à résidence au Havre en cours d'instance. Il a donc transmis le dossier au Tribunal Administratif de Rouen, seul compétent territorialement.
N° TA45-2502581(TA45-2502581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C, qui contestait un avertissement notifié par le département du Cher pour fausse déclaration ayant entraîné un indu de RSA. Le juge a estimé que cet avertissement, qui rappelle les obligations déclaratives sans emporter de conséquence sur les droits au RSA de l'intéressée, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours contentieux. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA45-2405069(TA45-2405069)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur l'opposition à contrainte formée par Mme B concernant des indus de prime d'activité (PPA) et d'allocation de logement familiale (ALF). La CAF ayant abandonné la contrainte relative à l'indu de PPA, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ce point. Pour l'indu d'ALF, la requérante n'a soulevé que des moyens inopérants ou insuffisamment précis, ce qui conduit au rejet de cette partie de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
N° TA45-2404455(TA45-2404455)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus implicite de l'administration pénitentiaire de lui restituer en cellule une chaîne hi-fi et un document confisqués lors d'une fouille. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable car, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le requérant n'avait pas produit, malgré une mise en demeure, la décision implicite de rejet qu'il attaquait. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens invoqués (insuffisance de motivation, violation des articles R. 332-44 et R. 332-45 du code pénitentiaire, atteinte à la liberté de correspondance et à l'article 8 de la CESDH).
N° TA45-2404283(TA45-2404283)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme tardive la requête de M. B contestant un indu d'allocation de logement sociale (ALS) de 830 euros notifié par la CAF du Loiret. Le requérant n'avait pas exercé dans le délai de deux mois le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission de recours amiable, prévu par les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Ce recours préalable, formé plus d'un an après la notification, n'a pas conservé le délai de recours contentieux, rendant la requête manifestement irrecevable. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404090(TA45-2404090)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prestations familiales de 5 106,26 euros et le rejet de son recours administratif pour tardiveté. La requérante soutenait ne pas être en concubinage avec son colocataire, invoquant des déclarations sur l'honneur et l'absence de vérification par la CAF. Le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. La décision a été rendue sans examiner la fin de non-recevoir pour forclusion soulevée par la CAF.
N° TA45-2403866(TA45-2403866)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 534,82 euros. Le juge a estimé que le requérant, sans justifier de sa situation de précarité financière, n'apportait pas de précisions suffisantes pour démontrer son impossibilité de rembourser, même de manière échelonnée. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA45-2402255(TA45-2402255)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant une décision du département d'Eure-et-Loir mettant à sa charge une dette de RSA de 4 593,17 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, le recours ayant été enregistré plus de deux mois après la notification de la décision attaquée, intervenue le 24 mars 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, constatant que la décision mentionnait les voies et délais de recours.
N° TA45-2405595(TA45-2405595)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme A d’une opposition à deux contraintes émises par la CAF d’Indre-et-Loire pour le recouvrement d’indus de prestations sociales (prime d’activité, aides exceptionnelles et prestations familiales). S’agissant des indus de prestations familiales, le juge s’est déclaré incompétent, renvoyant ce litige au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 211-16 du code de la sécurité sociale. Concernant les indus de prime d’activité et d’aides exceptionnelles, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les requérants n’ayant soulevé que des moyens inopérants ou manifestement insusceptibles de prospérer (difficultés financières personnelles).