Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2503408(TA45-2503408)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que l’OFII avait légalement appliqué l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, Mme A n’ayant pas sollicité l’asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. La requérante n’a pas démontré que son passage en France en octobre 2024 n’était qu’une escale, et son ignorance des démarches ou son absence de soutien familial n’ont pas été retenues comme excuses valables. Le tribunal a également jugé que l’OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans que la vulnérabilité alléguée ne soit établie.
N° TA45-2503856(TA45-2503856)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant bosniaque, contestant l'arrêté du préfet de la Meuse du 2 juillet 2025 lui retirant sa carte de résident, refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La juridiction a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée et que les décisions contestées étaient proportionnées, en application des articles L. 423-23, L. 432-12 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2502175(TA45-2502175)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus de l'université de Tours de lui accorder une exonération supplémentaire de 90% de ses frais d'inscription en Master II. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, faute de précisions et de justificatifs sur sa situation financière, n'était pas assorti des éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il a également jugé inopérant le moyen relatif aux irrégularités de la soutenance de son mémoire, sans lien avec la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503735(TA45-2503735)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des arrêtés du 24 février 2025 par lesquels le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme C..., ressortissants algériens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne démontrant pas que leur situation, notamment au regard de l'état de santé de leur enfant, justifiait une dérogation à l'absence de présomption d'urgence en cas de refus de renouvellement de titre de séjour. Les décisions contestées ont été prises en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA45-2503874(TA45-2503874)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 12 mai 2025 refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de fait, erreur de droit au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2500053(TA45-2500053)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé par un Ehpad, rejette la demande d'injonction de remplacement d'un groupe électrogène défaillant. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car les pannes successives ont été réparées par l'entreprise et qu'aucun incident n'est survenu depuis février 2024. En revanche, le juge fait droit à la demande subsidiaire d'expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert devra déterminer la nature, les causes et l'imputabilité des désordres affectant l'équipement.
N° TA45-2502044(TA45-2502044)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B C d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la communauté de communes Cœur de Beauce refusant la prise en charge des frais de scolarisation de son fils dans une école hors commune. Le requérant a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 24 juillet 2025, le président de la 2ème chambre, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n'a été appliquée au fond.
N° TA45-2503195(TA45-2503195)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de carte de séjour. Le juge des référés a fait droit à sa demande en enjoignant au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer ce récépissé dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantit à tout étranger ayant déposé un dossier complet le droit d'obtenir un récépissé valant autorisation provisoire de séjour.
N° TA45-2501910(TA45-2501910)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La requérante soutenait que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était inapplicable pour défaut de réciprocité, mais le tribunal a jugé ce moyen insuffisamment étayé. Faute de précisions probantes sur un manquement de l'Algérie à ses engagements, la requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501720(TA45-2501720)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le requérant sollicitait l'intervention du tribunal pour résoudre un litige de droit privé avec une société de rénovation, sans invoquer l'annulation d'une décision administrative ou la condamnation d'une personne publique. La demande ne constituait pas une requête recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA45-2502332(TA45-2502332)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors qu'aucun récépissé ne pouvait être délivré en raison d'une décision de refus de titre de séjour déjà confirmée le 6 janvier 2025. La demande a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405036(TA45-2405036)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La préfète du Loiret a opposé un non-lieu à statuer, justifiant que l'intéressée avait reçu une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2029. Le juge a constaté que cette délivrance rendait la demande sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans faire droit à la demande de frais de justice. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2300957(TA45-2300957)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C contestant le titre de recette émis par la commune de Pithiviers pour le recouvrement d'une astreinte de 25 000 euros, liquidée pour non-exécution de travaux de démolition. La juridiction a jugé que l'arrêté de mise en demeure du 8 février 2022, fondé sur l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était devenu définitif faute de recours, et que la requérante ne pouvait en contester la légalité à l'occasion de la liquidation de l'astreinte. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la mise en demeure avait été régulièrement notifiée. Enfin, la demande de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
N° TA45-2503770(TA45-2503770)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant le regroupement familial au profit de l'époux de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus contesté ne modifie pas la situation administrative des intéressés et que la requérante n'a pas démontré être empêchée de rendre visite à son conjoint aux États-Unis ou que celui-ci ne pourrait pas séjourner en France. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2503867(TA45-2503867)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise par le préfet d'Indre-et-Loire à l'encontre de Mme A... B..., ressortissante cubaine. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de notification. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'OQTF, et a donc rejeté la requête comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2300407(TA45-2300407)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov". Le requérant soutenait que le dépôt tardif de sa demande était imputable à une entreprise malveillante. Le tribunal a jugé que la légalité de la décision s'apprécie uniquement au regard des règles de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, qui subordonne l'octroi de la prime au commencement des travaux après l'accusé de réception de la demande. Constatant que les travaux avaient débuté avant cet accusé de réception et qu'aucun cas de dérogation n'était invoqué, le tribunal a confirmé le bien-fondé du rejet et rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA45-2300460(TA45-2300460)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, qui contestait le retrait de sa prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le tribunal juge que la légalité de la décision de retrait s'apprécie uniquement au regard des règles du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, et non des circonstances imputables à des tiers. Il constate que M. A a commencé ses travaux avant d'avoir déposé sa demande de prime, en violation de l'article 2 du décret, et qu'il ne relève d'aucune des exceptions prévues. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA45-2503714(TA45-2503714)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus de titre de séjour opposé par le préfet d'Indre-et-Loire à M. A, ressortissant guinéen. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car il s'agit d'une première demande de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement, et que le requérant ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire à très bref délai. La décision rappelle que, pour les premières demandes, l'urgence n'est pas présumée et doit être démontrée par des éléments concrets, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.
N° TA45-2502416(TA45-2502416)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 27 avril 2025 par lequel le préfet de la Marne avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée d'un an avec obligation de présentation quotidienne. La juridiction a jugé que les modalités de cette mesure, notamment l'obligation de se présenter chaque jour au commissariat de Châlons-en-Champagne alors que l'intéressé résidait dans le Loiret, étaient disproportionnées au regard des finalités poursuivies. Cette solution s'appuie sur les articles L. 731-3, L. 732-4 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent que les mesures d'assignation à résidence soient adaptées, nécessaires et proportionnées.
N° TA45-2304640(TA45-2304640)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D contestant le montant de la bourse de lycée accordée à sa fille pour l'année 2023-2024. La requérante soutenait que le recteur avait commis une erreur en prenant en compte son revenu fiscal de référence de l'année 2021 au lieu de celui de 2022. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles D. 531-20 et D. 531-21 du code de l'éducation, les ressources à considérer sont celles de la dernière année civile précédant le dépôt de la demande, soit l'année 2021. Par conséquent, la décision du recteur n'est pas entachée d'erreur de droit.