Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301834(TA45-2301834)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui verser la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les travaux d'isolation du plancher des combles perdus, consistant en un soufflage de ouate de cellulose au sol, ne constituent pas des dépenses éligibles au sens du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de son annexe 1, qui ne prévoient que l'isolation des rampants de toiture et des plafonds de combles. Par conséquent, la décision de l'ANAH était fondée, et la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA45-2400343(TA45-2400343)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus du préfet de Loir-et-Cher de renouveler son autorisation de travail. Le tribunal retient que la rupture de son précédent contrat de travail est intervenue à son initiative, et non à celle de son employeur, ce qui justifiait l'application de l'article R. 5221-36 du code du travail autorisant le refus de renouvellement. L'erreur matérielle sur la date de l'autorisation initiale est jugée sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, la circonstance que le nouvel emploi soit en tension n'est pas de nature à remettre en cause le refus.
N° TA45-2203614(TA45-2203614)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Loir-et-Cher autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 juin au 15 septembre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet à l’encontre de la LPO Centre-Val de Loire, mais a jugé irrecevable la requête de l’association AVES France, faute d’intérêt à agir suffisant au regard du champ d’application local de la décision. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la violation de l’article L. 424-10 du code de l’environnement et de l’erreur d’appréciation, en s’appuyant notamment sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 18 mars 1982 relatif à la vénerie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la recevabilité partielle et les moyens soulevés.
N° TA45-2201512(TA45-2201512)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de plusieurs associations de sauvegarde des moulins. Celles-ci demandaient l'annulation de la délibération de l'Agence de l'eau Loire-Bretagne révisant la fiche action "MAQ 3" relative à la restauration de la continuité écologique des cours d'eau. Le tribunal a jugé que la délibération ne méconnaissait pas les articles L. 214-17 et L. 211-1 du code de l'environnement, car elle ne prévoyait pas la destruction systématique des moulins mais finançait des actions de restauration écologique, pouvant inclure des solutions alternatives. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2403926(TA45-2403926)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme C demandant l'annulation de la décision du 27 août 2024 par laquelle la commission de l'académie d'Orléans-Tours a refusé l'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils B. Le tribunal a appliqué les articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation, rappelant que l'instruction en famille est une dérogation et qu'il appartient à l'administration de vérifier si le projet éducatif est conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la décision attaquée n'est entachée ni d'erreur d'appréciation ni de violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA45-2202659(TA45-2202659)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B dirigée contre plusieurs décisions de la préfète du Loiret et de la chambre départementale d'agriculture. La requérante contestait notamment le refus de faire cesser des épandages de produits phytopharmaceutiques à proximité de sa propriété et le refus de communication de documents administratifs. Le tribunal a jugé que la chambre d'agriculture ne dispose pas de pouvoirs de police pour faire appliquer la réglementation sur les produits phytopharmaceutiques et que les demandes de communication de documents avaient été partiellement satisfaites. La décision s'appuie sur les articles L. 250-1 et L. 250-6 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2403238(TA45-2403238)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal a fait droit à sa demande en annulant ces décisions. Il a jugé que la préfète, en obligeant M. A à quitter la France alors qu'il était titulaire d'un visa court séjour en cours de validité délivré par les autorités belges, avait méconnu les dispositions de l'article 6 de la directive n° 2008/115/CE dite "directive retour". Selon cette directive, l'autorité administrative doit permettre à un étranger en situation irrégulière mais bénéficiant d'un droit au séjour dans un autre État membre de s'y rendre, sauf menace pour l'ordre public, ce qui n'était pas établi en l'espèce.
N° TA45-2202908(TA45-2202908)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association Nature 18, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Cher du 22 juin 2022 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité de l'article R. 421-30 du code de l'environnement, jugeant que la composition de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, comprenant un tiers de représentants des chasseurs, est équilibrée et conforme aux objectifs d'équilibre agro-sylvo-cynégétique prévus aux articles L. 420-1 et L. 425-4 du même code. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'un vice de procédure, d'une erreur d'appréciation et d'un détournement de pouvoir, ont également été rejetés.
N° TA45-2303582(TA45-2303582)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Chartres à l’indemniser pour une chute sur une borne escamotable. La commune a prouvé l’entretien normal de l’ouvrage, notamment par la présence de piquets, d’une tour d’identification lumineuse et d’un ruban réfléchissant. Le tribunal a jugé que la borne ne constituait pas un danger excédant ceux contre lesquels un piéton attentif doit se prémunir. En conséquence, la responsabilité de la commune n’a pas été engagée.
N° TA45-2305228(TA45-2305228)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'exerçant pas son pouvoir de régularisation, car l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit exclusivement le séjour des Algériens, rendant inapplicable l'article L. 435-1 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2305258(TA45-2305258)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son concubinage. Le tribunal a estimé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée, faute d'éléments probants sur la communauté de vie alléguée.
N° TA45-2402512(TA45-2402512)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de plusieurs associations de protection animale demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 mai 2024 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau en Eure-et-Loir. Le tribunal a d'abord jugé recevable l'intervention de la fédération départementale des chasseurs. Il a ensuite écarté les fins de non-recevoir soulevées, reconnaissant l'intérêt à agir des associations requérantes. Sur le fond, il a estimé que les moyens tirés de l'irrégularité de la consultation du public, de la méconnaissance des articles L. 424-10 et L. 425-4 du code de l'environnement (protection des juvéniles), et de l'erreur de fait sur l'état de la population de blaireaux n'étaient pas fondés.
N° TA45-2403266(TA45-2403266)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la demande de Mme D, qui sollicitait une expertise avant-dire droit pour évaluer ses préjudices suite à une chute sur une bouche d'égout à Bourges. La juridiction a estimé que la responsabilité de la commune de Bourges ne pouvait être engagée, car l'excavation de cinq centimètres autour de l'ouvrage ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voirie, étant parfaitement visible et contournable pour un piéton attentif. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien de l'ouvrage public, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner l'expertise demandée.
N° TA45-2404170(TA45-2404170)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme G, qui demandaient l'annulation des décisions de la commission de l'académie d'Orléans-Tours refusant l'instruction en famille pour leurs cinq enfants. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que l'administration n'avait pas l'obligation de demander des pièces complémentaires, le refus étant fondé sur l'insuffisance des preuves d'itinérance et non sur l'incomplétude du dossier. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 131-5, R. 131-11-6 et D. 131-11-10 à D. 131-11-13 du code de l'éducation.
N° TA45-2304868(TA45-2304868)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 23 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, ce qui justifiait le refus de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403923(TA45-2403923)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour sa fille B. La juridiction a examiné la demande au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation, qui imposent un contrôle de l'intérêt supérieur de l'enfant. Elle a estimé que l'administration avait correctement apprécié que le projet éducatif présenté ne justifiait pas une dérogation à l'obligation scolaire en établissement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de la commission de l'académie d'Orléans-Tours.
N° TA45-2503795(TA45-2503795)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui demandait au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante avait sollicité un changement de statut vers un titre "recherche d'emploi" après l'obtention de son mastère, mais le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que cette décision implicite faisait obstacle à la mesure sollicitée, en l'absence de péril grave justifiant une dérogation, et a rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2503660(TA45-2503660)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados l’obligeant à quitter le territoire, a prononcé un déclinatoire de compétence. Constatant que l’intéressé avait été assigné à résidence dans le Calvados, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Caen, en application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale.
N° TA45-2502750(TA45-2502750)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de janvier 2021 à décembre 2022. Le juge a estimé que la demande de remise gracieuse était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au tribunal d'accorder une telle remise pour une imposition légalement établie. Par ailleurs, les moyens soulevés par M. A, notamment l'absence de facturation de la TVA et son incapacité à payer, ont été jugés inopérants pour contester le bien-fondé des impositions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les principes fiscaux relatifs à la TVA.
N° TA45-2503761(TA45-2503761)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme tardive la requête de Mme C dirigée contre l’arrêté du 17 juin 2025 par lequel la préfète du Loiret l’avait assignée à résidence pour 45 jours. La notification de l’arrêté mentionnait les voies et délais de recours, faisant courir un délai de sept jours en application des articles L. 732-8, L. 921-1 et R. 921-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, postée le 11 juillet 2025, était hors délai, le cachet de la poste faisant foi. Le juge a donc prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code.