Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2405579(TA45-2405579)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de recours amiable de la CAF du Cher, qui lui avait accordé une remise partielle de dette sur un indu de prestations familiales. Le tribunal a constaté que la somme litigieuse avait été intégralement soldée par des retenues sur les prestations, rendant les conclusions de la requête sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance.
N° TA45-2405494(TA45-2405494)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la CAF d'Indre-et-Loire lui accordant une remise partielle de dette d'aide personnalisée au logement (APL) et sollicitait une remise totale. Le tribunal a constaté que la dette restante de 183 euros avait été intégralement soldée par des retenues sur ses prestations avant l'introduction de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable car dépourvue d'objet dès son enregistrement.
N° TA45-2404464(TA45-2404464)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours contestant une décision de la commission de recours amiable de la CAF d’Indre-et-Loire, qui ne lui accordait qu’une remise partielle de dette de 212,75 euros sur un indu de 638,25 euros. La requérante invoquait sa situation familiale difficile, notamment la maladie de son beau-fils et le handicap de son fils. Le tribunal a constaté que la dette litigieuse avait été intégralement soldée par des retenues sur prestations en cours d’instance, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2404229(TA45-2404229)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant des indus de prime d’activité (311,22 €) et de RSA (433,35 €) et demandant une remise de dette. Concernant l’indu de RSA, la requête a été jugée irrecevable car la dette avait été intégralement soldée avant l’introduction du recours. Pour l’indu de prime d’activité, les moyens invoqués (difficultés personnelles, bonne foi) ont été considérés comme insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative.
N° TA45-2503633(TA45-2503633)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant des indus d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) mis à sa charge par France Travail. La juridiction s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, estimant que celui-ci relève de la compétence de l'ordre judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui précisent que les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage, assurées pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime, sont soumis au régime contentieux antérieur à la création de France Travail.
N° TA45-2500308(TA45-2500308)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions à fin d'injonction tendant à la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, la préfète du Loiret ayant satisfait à cette demande en cours d'instance. En conséquence, l'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple. Toutefois, l'État est condamné à verser à Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des circonstances de l'espèce.
N° TA45-2500234(TA45-2500234)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C A. Le requérant demandait au juge d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un titre. Le tribunal rappelle le cadre juridique applicable, notamment les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs aux modalités de dépôt des demandes (R. 431-2, R. 431-3) et à la naissance d'une décision implicite de rejet après un délai de quatre mois (R. 432-1, R. 432-2). La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que la circonstance qu'un récépissé soit délivré après l'expiration du délai de quatre mois ne fait pas obstacle à la naissance de la décision implicite de rejet.
N° TA45-2501764(TA45-2501764)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A qui sollicitait une injonction au préfet d’Indre-et-Loire de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate que la mesure demandée n’est pas utile, car le requérant ne justifiait pas d’une résidence dans ce département à la date de sa demande, son dossier ayant été transféré vers la préfecture compétente. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2503426(TA45-2503426)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 mai 2025 par laquelle la préfète du Loiret a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que ce refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence d'une pièce rend impossible l'instruction de la demande, et que la condition d'urgence n'est pas remplie en l'absence de preuve d'un dossier complet. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503317(TA45-2503317)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement de la carte de séjour "vie privée et familiale" de M. B. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.
N° TA45-2400189(TA45-2400189)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 1er août 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à saisir à nouveau la commission du titre de séjour ni le collège de médecins de l'OFII, dès lors que la situation médicale de l'intéressée n'avait pas évolué de manière significative. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'état de santé, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2302090(TA45-2302090)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, infirmière militaire, qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de solde indiciaire. La requérante soutenait que ce refus était illégal car fondé sur un décret du 19 septembre 2020 qui, en réservant ce complément aux militaires exerçant dans les hôpitaux d'instruction des armées et à l'Institut national des invalides, violait le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a jugé que la procédure devant la commission des recours des militaires n'était pas irrégulière, l'absence de réponse de l'établissement national du solde n'ayant pas privé la requérante de la possibilité de présenter ses observations. Sur le fond, il a estimé que la différence de traitement entre les militaires du service de santé des armées était justifiée par une différence de situation objective, liée à l'exercice de fonctions distinctes dans des structures différentes, et que le décret attaqué ne méconnaissait donc pas le principe d'égalité.
N° TA45-2400115(TA45-2400115)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, militaire du service de santé des armées, qui contestait le refus implicite du ministre des armées de lui verser le complément de solde indiciaire. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité, le complément étant réservé aux militaires exerçant dans les hôpitaux d'instruction des armées et à l'Institut national des invalides, à l'exclusion de ceux de la médecine des forces. Le tribunal a jugé que la procédure suivie par la commission des recours des militaires était régulière, l'intéressée ayant été mise à même de présenter des observations. Sur le fond, il a estimé que la différence de traitement entre les militaires du service de santé selon leur lieu d'affectation était justifiée par une différence de situation au regard des conditions d'exercice, et que le décret du 19 septembre 2020, pris en application de la loi du 14 décembre 2020, ne méconnaissait pas le principe d'égalité.
N° TA45-2304848(TA45-2304848)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, militaire infirmière, qui contestait le refus implicite du ministre des armées de lui verser le complément de solde indiciaire. La requérante invoquait une méconnaissance du principe d'égalité, car ce complément était réservé aux militaires exerçant dans les hôpitaux d'instruction des armées, à l'exclusion de ceux de la médecine des forces. Le tribunal a jugé que la différence de traitement était justifiée par une différence de situation au regard des sujétions et responsabilités, et que le décret du 19 septembre 2020 n'était pas entaché d'illégalité. Les conclusions à fin d'injonction de modifier le décret ont été déclarées irrecevables.
N° TA45-2405063(TA45-2405063)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, adjoint technique principal, qui contestait la réduction de son complément indemnitaire annuel (CIA) de 680 € à 294 € pour 2024 par le maire de Le Malesherbois. Le requérant soutenait que cette baisse, motivée par des contraintes budgétaires, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir. Le tribunal rappelle le cadre juridique (décrets n° 91-875, 2014-513 et 2014-1526, code général de la fonction publique) et conclut que la décision, prise dans la limite des plafonds fixés par l'assemblée délibérante, n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête est donc rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA45-2502698(TA45-2502698)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme A qui demandaient la remise en état du chemin rural « La Plaine au Huterot » et une indemnisation. Le tribunal rappelle que les chemins ruraux font partie du domaine privé communal et que les communes n’ont pas d’obligation légale d’entretien, sauf si elles ont accepté de l’assurer en fait par des travaux de viabilité. En l’espèce, les requérants n’apportent pas la preuve d’une telle acceptation par la commune de Montigny-sur-Avre, ni d’un préjudice indemnisable. La requête est donc rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502394(TA45-2502394)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui demandait le versement du revenu de solidarité active par la Mutualité Sociale Agricole. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la décision contestée malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2305282(TA45-2305282)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Luzillé du 23 octobre 2023 s’opposant à sa déclaration préalable de réfection de toiture en bac acier, au motif que ce matériau porterait atteinte au caractère des lieux avoisinants. Le tribunal, constatant que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 15 juillet 2025, il a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2502627(TA45-2502627)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B, agent territorial, qui contestait le refus implicite de la commune d'Olivet de la reclasser sur un poste administratif après son inaptitude définitive à son poste d'animatrice. Le tribunal juge que la commune a respecté son obligation de reclassement en proposant un détachement dans un cadre d'emplois compatible avec les restrictions médicales, et que l'absence de poste administratif vacant justifie légalement le refus. La décision s'appuie sur les articles L. 826-3 à L. 826-5 du code général de la fonction publique et les décrets relatifs au reclassement des fonctionnaires territoriaux, écartant les moyens de détournement de pouvoir et d'erreur de droit.
N° TA45-2501212(TA45-2501212)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du 9 janvier 2025 du directeur de la CNRACL réduisant sa pension de retraite. La requérante, fonctionnaire retraitée pour invalidité, percevait une rente viagère d'invalidité cumulée avec sa pension. Le tribunal a appliqué l'article 37 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, qui dispose que le montant total de la pension et de la rente d'invalidité ne peut excéder le traitement de base. La solution retenue est le rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés étant manifestement infondés ou inopérants.