Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301143(TA45-2301143)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, militaire infirmier et technicien des hôpitaux des armées (MITHA), qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de solde indiciaire. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe d'égalité, car ce complément est réservé aux MITHA exerçant dans les hôpitaux d'instruction des armées et à l'Institut national des invalides, à l'exclusion de ceux de la médecine des forces. Le tribunal a jugé que la différence de traitement entre ces deux catégories de personnels, fondée sur des conditions d'exercice distinctes, était justifiée et ne violait pas le principe d'égalité. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
N° TA45-2301441(TA45-2301441)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, un militaire infirmier, qui contestait le refus du ministre des armées de lui verser le complément de solde indiciaire. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure et une violation du principe d'égalité, estimant que ce complément était réservé à certains militaires exerçant dans les hôpitaux d'instruction des armées, à l'exclusion de ceux de la médecine des forces. Le tribunal a jugé que la procédure devant la commission des recours des militaires était régulière, l'administration n'étant pas tenue de communiquer des éléments qu'elle n'avait pas reçus. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité du décret du 19 septembre 2020, considérant que la différence de traitement entre les militaires était justifiée par une différence de situation au regard des conditions d'exercice.
N° TA45-2503546(TA45-2503546)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant la délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'instruire ou d'auditionner les parties.
N° TA45-2500253(TA45-2500253)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, M. A a été placé en rétention administrative à Paris. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent en raison du lieu de rétention.
N° TA45-2501635(TA45-2501635)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était manifestement infondé, et que les autres moyens, notamment ceux relatifs au défaut d'examen de sa situation personnelle et à la méconnaissance de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
N° TA45-2501659(TA45-2501659)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant une contrainte de France Travail pour le remboursement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 16 138,84 euros. La requête, enregistrée le 7 avril 2025, a été jugée irrecevable pour forclusion, car introduite au-delà du délai de quinze jours prévu à l'article R. 5426-22 du code du travail à compter de la signification de la contrainte le 17 mars 2025. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503579(TA45-2503579)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du FDD Lorenzo B. Cette association demandait des mesures pour faire respecter la confidentialité de ses données et organiser une réunion, invoquant une atteinte à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les faits allégués (refus de parole, communication de chiffres inexacts, divulgation d'informations financières) ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2503551(TA45-2503551)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SASU Sport Club Orléans. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Saint Jean de la Ruelle imposant la fermeture nocturne de son établissement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'apportant aucun élément chiffré démontrant un préjudice grave et immédiat lié à cette mesure, malgré sa situation de redressement judiciaire.
N° TA45-2502196(TA45-2502196)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite puis explicite de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, et une assignation à résidence. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions du préfet de Loir-et-Cher étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne révélaient d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2503536(TA45-2503536)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension du certificat de suspension de la pension militaire de retraite de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, car le requérant n'établit pas que la décision contestée porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence manifeste, sans examen du fond de l'affaire.
N° TA45-2403729(TA45-2403729)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un titre de recette émis par le département d’Eure-et-Loir pour le remboursement d’un indu d’aide sociale à l’hébergement. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance, estimant qu’elle ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, le litige opposant un obligé alimentaire à la collectivité pour le remboursement de sommes avancées relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA45-2403069(TA45-2403069)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur la requête de M. B contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur portant retrait de points et invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur l'invalidation du permis et le retrait de points pour l'infraction du 24 août 2022, le permis ayant recouvré sa validité après un stage de sensibilisation. Concernant le retrait de points pour l'infraction du 14 mai 2022, le tribunal a rejeté les conclusions comme manifestement irrecevables, le moyen tiré de l'imputabilité de l'infraction relevant de la compétence du juge judiciaire et non administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route.
N° TA45-2402928(TA45-2402928)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant un trop-perçu de prime d'activité de 371,49 euros mis à sa charge par la CAF du Loiret. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le recours amiable de Mme A, introduit plus de deux mois après la notification de la décision initiale du 30 janvier 2024, n'avait pas prorogé le délai de recours contentieux, conformément à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2401388(TA45-2401388)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales du Loiret pour le recouvrement d’indu d’aide Covid-19 et d’allocation de logement familiale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l’expiration du délai de quinze jours prévu à l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, la contrainte ayant été signifiée le 11 mars 2024 et la requête enregistrée seulement le 5 avril 2024. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503156(TA45-2503156)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi en référé suspension d'un refus de titre de séjour pris par le préfet d'Eure-et-Loir le 6 mai 2025. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, retenant que la décision contestée privait le requérant de toute ressource, de logement et interrompait sa scolarité, et a estimé que les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral et enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA45-2401938(TA45-2401938)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département d'Indre-et-Loire de prendre en charge sa mère au titre de l'aide sociale à l'hébergement. Les moyens soulevés par le requérant, portant sur des désaccords familiaux et la gestion des biens par son frère, ont été jugés irrecevables, inopérants ou insuffisamment étayés. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative. Les autres conclusions de la requête, ne relevant pas de la compétence du juge administratif, ont également été rejetées.
N° TA45-2400834(TA45-2400834)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 29 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé le regroupement familial demandé par Mme B épouse A pour son époux et leur fille. La juridiction a jugé que la préfète ne pouvait pas légalement opposer l'absence de preuve de la réalité de la relation conjugale, cette condition ne figurant pas parmi les exigences légales du regroupement familial. Le tribunal a également estimé que l'administration n'avait pas suffisamment démontré le caractère frauduleux des actes d'état civil guinéens produits, en application des articles L. 434-2, L. 434-5 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés à l'article 47 du code civil. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'admettre les bénéficiaires au regroupement familial dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA45-2502104(TA45-2502104)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département du Loiret de prendre en charge sa mère au titre de l'aide sociale à l'hébergement. Les moyens soulevés par le requérant, portant sur la vente de biens et la mise sous tutelle de sa mère par son frère, ont été jugés irrecevables, inopérants ou non assortis de faits susceptibles de venir à leur soutien. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement infondées.
N° TA45-2502800(TA45-2502800)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue le 11 juillet 2025, rejette la requête en référé suspension de Mme A. Celle-ci contestait un titre de recette émis par le département du Loiret pour le recouvrement d'un indu de prestation de compensation du handicap (PCH). Le juge des référés se déclare incompétent, estimant que le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2304799(TA45-2304799)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. et Mme A, ressortissants algériens, contestant le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de leur délivrer un certificat de résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.