Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2503542(TA45-2503542)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'utilité de la mesure n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA45-2503460(TA45-2503460)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'OFII avait bien procédé à un examen de sa vulnérabilité, et que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, et le code de justice administrative.
N° TA45-2403216(TA45-2403216)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France de la requérante (plus de sept ans), de son mariage avec un résident de longue durée, et de la naissance de trois enfants sur le territoire. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2503431(TA45-2503431)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante haïtienne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée dans son ensemble, incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2404784(TA45-2404784)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme A contestant une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Cher pour un indu de prime d'activité de 3 526,43 euros. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de 15 jours prévu par l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La contrainte, signifiée le 22 octobre 2024, mentionnait clairement ce délai, et la requête n'a été enregistrée que le 12 novembre 2024.
N° TA45-2503563(TA45-2503563)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de M. B, un ressortissant étranger en situation irrégulière, qui demandait à se voir attribuer un logement ou un hébergement. Le juge constate que la demande est irrecevable car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son recours (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative). Il relève notamment que la mesure sollicitée ne relève pas de l'article L. 521-3 et qu'aucune atteinte grave à une liberté fondamentale n'est invoquée au sens de l'article L. 521-2. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience.
N° TA45-2403200(TA45-2403200)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité était compétente. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué.
N° TA45-2401570(TA45-2401570)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 régit spécifiquement la délivrance de titres de séjour pour activité salariée pour les ressortissants camerounais. Sur le fondement du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, le tribunal a estimé que les éléments fournis (contrat de travail et bulletins de paie) ne suffisaient pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA45-2401140(TA45-2401140)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. E, ressortissant guinéen. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte l'adoption simple de M. E par un couple français, prononcée en 2021, et la durée de sa présence en France depuis 2017. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, ni la demande de substitution de motifs fondée sur une menace à l'ordre public.
N° TA45-2400821(TA45-2400821)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'erreur de fait invoquée, la préfecture ayant bien retenu son entrée en France en 2016. Il a jugé que les conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, faute pour le requérant de justifier de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2400823(TA45-2400823)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de Mme B ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, en raison d'un manque de progression et de cohérence dans son cursus, malgré une réorientation. Il a également écarté le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401011(TA45-2401011)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé l’arrêté du 2 décembre 2022 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme B épouse D, ressortissante marocaine, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la notification à une ancienne adresse, alors que la préfecture connaissait la nouvelle, était irrégulière. Sur le fond, il a jugé que la décision méconnaissait les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en raison de l’atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressée. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour mention « vie privée et familiale » à Mme D.
N° TA45-2401173(TA45-2401173)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant égyptien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit, le préfet ayant traité sa demande comme une admission exceptionnelle au séjour alors qu'elle relevait de l'article L. 423-22 du CESEDA, qui prévoit une délivrance de plein droit sous conditions. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, incluant l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA.
N° TA45-2400830(TA45-2400830)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des dispositions de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2402733(TA45-2402733)
Le Tribunal administratif d'Orléans annule le refus de la préfète du Loiret de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante nigériane. La requérante justifiait d’un pacte civil de solidarité avec un compatriote titulaire d’une carte de résident, d’un enfant né en France et d’une communauté de vie stable. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA45-2401577(TA45-2401577)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, estimant que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la procédure suivie était régulière. La solution retenue confirme le refus de titre de séjour, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.
N° TA45-2401175(TA45-2401175)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le refus était fondé sur l'absence de progression réelle et sérieuse dans ses études, conformément aux stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également estimé que la mesure d'éloignement n'était pas entachée d'erreur d'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
N° TA45-2401049(TA45-2401049)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une présence habituelle en France depuis plus de dix ans ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables, notamment en raison de son concubinage récent et de l'absence d'insertion professionnelle. La décision a été fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les conditions n'étaient pas remplies.
N° TA45-2400386(TA45-2400386)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 27 décembre 2023 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante ivoirienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas établi avoir saisi le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour avis, comme l'exige l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission constitue un vice de procédure substantiel, entachant d'illégalité l'ensemble de l'arrêté. La décision a été annulée, et il a été enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme B dans un délai d'un mois.
N° TA45-2400613(TA45-2400613)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule les décisions implicites de rejet nées du silence du préfet du Cher sur les demandes de titres de séjour de Mme et M. B, ressortissants kosovars. La juridiction retient que ces décisions sont entachées d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande des intéressés, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'enjoint pas à l'administration de délivrer les titres, mais se limite à annuler les décisions implicites.