Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2503251(TA45-2503251)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant son transfert aux autorités allemandes (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que Mme A avait bien reçu les informations prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), notamment via la brochure commune et un entretien individuel. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la CEDH et de l'erreur manifeste d'appréciation, faute de preuve de risques en Allemagne ou d'un état de santé incompatible avec le transfert. Enfin, l'assignation à résidence a été jugée proportionnée et nécessaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2503261(TA45-2503261)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 23 juin 2025 par lequel la préfète du Loiret avait assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée d'un an. La juridiction a jugé que cette durée excédait le maximum de quarante-cinq jours prévu par l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), sur lequel l'arrêté se fondait, constituant ainsi une erreur de droit. La demande de substitution de base légale de la préfète, invoquant l'article L. 731-3 du CESEDA, a été rejetée car l'arrêté initial mentionnait une perspective raisonnable d'éloignement, incompatible avec ce fondement. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400197(TA45-2400197)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour M. B de démontrer l'intensité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2503279(TA45-2503279)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de la Loire-Atlantique fixant l'Algérie comme pays de destination de son éloignement, consécutif à une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière au regard des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. F ni à l'intérêt supérieur de son enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2302217(TA45-2302217)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par Mme B..., agent territorial, de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre les refus, explicite puis implicite, du maire de Saint-Aignan de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles, pour lesquels elle avait déposé plainte. Le tribunal a rejeté ses demandes, jugeant que les faits dénoncés étaient sans lien avec l’exercice de ses fonctions, condition pourtant nécessaire à l’octroi de cette protection en application de l’article L. 134-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, les décisions de refus n’étaient entachées ni d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2302423(TA45-2302423)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., agent territorial, qui contestait le refus du département du Loiret de reconnaître l'imputabilité au service de ses troubles anxieux. La requérante soutenait que l'administration n'avait pas suffisamment examiné les pièces médicales de son dossier. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et des décrets n° 87-602 et n° 2006-1691.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2302916(TA45-2302916)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, agent du centre hospitalier de l'agglomération montargoise, qui demandait réparation pour harcèlement moral. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a estimé que les agissements dénoncés étaient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement, et a donc écarté la responsabilité de l'établissement hospitalier.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404202(TA45-2404202)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, aide-soignante au centre hospitalier de Loches, contestant sa révocation pour avoir exercé une activité de vente de bijoux sans autorisation pendant un congé de maladie. La requérante soutenait notamment que cette activité relevait de la libre production d'œuvres de l'esprit et qu'elle avait régularisé sa situation. Le tribunal a annulé la sanction de révocation, jugeant que les faits reprochés ne constituaient pas une faute grave justifiant une telle mesure, et a appliqué les articles L. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204065(TA45-2204065)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A..., agent du SITREVA, pour contester un arrêté du 23 juin 2022 la plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 17 mai 2022, après un accident de service reconnu. La requérante soutenait que son état de santé n'était pas consolidé et qu'elle devait continuer à bénéficier d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait pu légalement se fonder sur l'avis du conseil médical estimant que l'agent était guéri de son accident depuis le 8 août 2020, et que les certificats médicaux produits ne remettaient pas en cause cette guérison. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et L. 822-18 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2006-1391 du 22 décembre 2006.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305245(TA45-2305245)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant son licenciement par le département du Loiret pour trois refus d'offres d'emploi. La requérante invoquait notamment un vice de procédure et une incompétence de l'auteur de l'acte, mais le tribunal a écarté ces moyens de légalité externe. Sur le fond, le tribunal a jugé que les postes proposés étaient adaptés à sa situation, rejetant l'argument tiré de l'absence de permis de conduire. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 et du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204168(TA45-2204168)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association « Les familles richelaises » qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de modifier l'arrêté du 28 mars 2022 délimitant la zone de protection de l'aire d'alimentation du captage des Prés Moreaux. Le tribunal a jugé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, que sa requête était tardive et que les conclusions dirigées contre le périmètre de protection étaient irrecevables faute de liaison du contentieux. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du périmètre au regard de l'article R. 211-110 du code de l'environnement, n'étaient pas fondés. La demande d'expertise a également été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203688(TA45-2203688)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme E D, agissant en son nom et comme ayant droit de ses parents, afin d'obtenir réparation des préjudices liés à la contamination de sa mère par le virus de l'hépatite C via une transfusion sanguine. La requérante demandait la condamnation de l'ONIAM à lui verser des sommes au titre de la perte de gains professionnels de sa mère, de l'assistance par tierce personne et des frais d'obsèques, sur le fondement de l'article L. 1221-14 du code de la santé publique. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande, en limitant l'indemnisation à 50 % des préjudices, compte tenu de l'état de santé antérieur de la victime, et en rejetant la demande de perte de gains professionnels faute de lien de causalité démontré. Seuls les frais d'assistance par tierce personne et les frais d'obsèques ont été retenus, pour des montants réduits conformément au barème de l'ONIAM.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203945(TA45-2203945)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., agent territorial de la commune de Tours, qui demandait la condamnation de cette dernière à l'indemniser d'un préjudice moral de 20 000 euros pour manquement à son obligation de reclassement et de sécurité. Le tribunal a considéré que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, en application des dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 relatifs au reclassement des fonctionnaires territoriaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires et injonctives de la requérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2300885(TA45-2300885)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation du CHRU de Tours pour un retard de prise en charge d'une infection à la main. Se fondant sur le rapport d'expertise judiciaire, le tribunal a estimé qu'aucune faute médicale n'était établie, l'infection n'étant pas nosocomiale et la prise en charge ayant été conforme aux règles de l'art. La demande de nouvelle expertise a également été rejetée, les conclusions de l'expert étant jugées suffisamment claires et argumentées. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité hospitalière à l'existence d'une faute.

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DécisionAUTRE

TA45-2503473(TA45-2503473)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de La Riche. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble présentant un péril grave pour la sécurité publique, en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné la nomination d'un architecte pour constater l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité. La décision se fonde sur les articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2503237(TA45-2503237)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant irakien, qui contestait la décision du préfet d'Eure-et-Loir fixant l'Irak comme pays de destination de son éloignement. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne désignant pas la Roumanie, pays où M. A bénéficie d'une protection, dès lors que l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet de renvoyer un étranger vers son pays d'origine. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, M. A n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Irak.

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DécisionREJETE

TA45-2503504(TA45-2503504)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande du maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le maire invoquait un péril pour la sécurité publique lié à l’état d’un bâtiment menaçant ruine. Le juge a estimé que les désordres étaient déjà suffisamment documentés par un rapport d’expertise, ce qui retirait tout caractère utile à la mesure de constat demandée. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2400399(TA45-2400399)

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 28 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant soudanais. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait opposer le délai de l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sans justifier que M. B avait été informé de ce délai lors de sa demande d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2400381(TA45-2400381)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que, malgré son mariage avec un ressortissant français et la scolarisation de ses enfants, la requérante ne justifiait pas d'une communauté de vie suffisamment stable et continue avec son époux à la date de la décision attaquée. Il a ainsi considéré que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande d'injonction et les frais liés au litige ont également été rejetés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2203859(TA45-2203859)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de Mme E... contestant le refus du syndicat mixte de gestion du canal Berry de lui accorder la protection fonctionnelle. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du 3 octobre 2022, considérée comme une simple décision d’attente ne faisant pas grief, et a également déclaré tardives les conclusions contre la décision implicite de rejet née le 4 octobre 2022. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes d’annulation des arrêtés des 28 octobre 2022 et 15 février 2023, estimant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut d’impartialité, les vices de procédure liés à l’enquête interne et l’absence de reconnaissance d’un harcèlement moral ou sexuel, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme E..., sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le décret n° 2020-256 du 13 mars 2020 relatif à la

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