Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2304684(TA45-2304684)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète du Loiret l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté, fondé sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment en raison du maintien irrégulier de l'intéressé et du rejet définitif de sa demande d'asile. La solution retenue écarte les moyens soulevés, dont la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de démonstration d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA45-2503199(TA45-2503199)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 mai 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, un ressortissant ivoirien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2502917(TA45-2502917)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui demandait la suspension de la décision de refus de titre de séjour prise par le préfet d'Eure-et-Loir le 26 mai 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance jusqu'à sa majorité, ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière au sens de la jurisprudence. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA45-2202647(TA45-2202647)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête du syndicat de copropriété de la résidence de la Nivelle, qui demandait une réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. Le tribunal a jugé que le syndicat ne justifiait pas d'un mandat régulier pour agir au nom des copropriétaires et que ses arguments sur la surface des parties communes et le coefficient d'entretien n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles 1496-I du code général des impôts et la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965.
N° TA45-2404517(TA45-2404517)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Cher l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulier. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation a été jugé insuffisamment précis. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2302176(TA45-2302176)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient la délibération du 29 novembre 2022 par laquelle la communauté d'agglomération de Blois-Agglopolys a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérants soutenaient notamment l'insuffisance du rapport de présentation au regard de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de leur parcelle en zone naturelle. Le tribunal a jugé que le rapport de présentation était suffisant, car il analysait les capacités de stationnement pour vélos, véhicules électriques et hybrides, ainsi que les possibilités de mutualisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2300373(TA45-2300373)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'Association de la vallée de la Cisse et de particuliers demandant l'annulation de la délibération du 29 novembre 2022 par laquelle la communauté d'agglomération de Blois - Agglopolys a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de l'évaluation environnementale et l'instauration d'emplacements réservés pour des aménagements piétonniers le long de la Cisse. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, fondés sur les articles L. 104-4 et L. 104-5 du code de l'urbanisme ainsi que sur le principe d'équilibre de l'article L. 101-2 du même code, n'étaient pas fondés. En conséquence, la délibération attaquée a été validée dans son ensemble.
N° TA45-2203487(TA45-2203487)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les demandes de la communauté d'agglomération Bourges Plus. Celle-ci contestait l'arrêté préfectoral du 19 août 2022 fixant la compensation de la suppression de la taxe d'habitation, estimant que le calcul, basé sur le taux de taxe d'habitation de l'ancienne communauté de communes Cœur de Berry pour la commune de Mehun-sur-Yèvre, était erroné et lui causait un préjudice. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'inconstitutionnalité des dispositions de la loi de finances pour 2020, qui fondent ce mode de calcul, ne pouvait être soulevé devant lui et que les autres moyens n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête en annulation et la demande indemnitaire ont été rejetées.
N° TA45-2204235(TA45-2204235)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre l'arrêté du maire d'Allainville du 28 septembre 2022, qui s'opposait à leur déclaration préalable pour la pose d'un parement gris anthracite sur le mur de clôture de leur propriété. Le tribunal a annulé cet arrêté. Il a jugé que le mur de clôture, incorporé à la construction, ne constituait pas une simple clôture mais une construction, et que les travaux de modification de son aspect extérieur (pose d'un parement) relevaient de l'article R. 421-17 a) du code de l'urbanisme, nécessitant une déclaration préalable. Toutefois, le tribunal a estimé que le maire ne pouvait légalement s'opposer au projet, car le plan local d'urbanisme (PLU) n'interdisait pas la couleur gris anthracite, celle-ci ne figurant pas parmi les "couleurs vives" prohibées par l'article 11.1 du règlement.
N° TA45-2203626(TA45-2203626)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme et M. B et de M. et Mme C, qui demandaient la condamnation de la commune de Blois ou de la communauté d'agglomération de Blois pour le défaut d'entretien d'une rampe d'accès handicapé située devant la mairie, sur laquelle Mme B a chuté et s'est blessée. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la communauté d'agglomération, faute de demande indemnitaire préalable et de compétence sur l'ouvrage. Sur le fond, il a retenu que la présence de mousse sur la rampe, accentuée par l'humidité, constituait un défaut d'entretien normal engageant la responsabilité de la commune de Blois, sans que la faute de la victime soit établie. La décision applique les principes de la responsabilité du maître de l'ouvrage public pour défaut d'entretien normal, sans préciser de textes spécifiques.
N° TA45-2503379(TA45-2503379)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Cher du 30 juin 2025 portant réquisition de personnels (infirmiers et préparateurs en pharmacie) de l'hôpital privé Guillaume de Varye. Le juge estime que l'atteinte au droit de grève, liberté fondamentale, n'est pas manifestement illégale, car la réquisition est justifiée par l'urgence et la nécessité de garantir la continuité des soins et la sécurité des patients face à un mouvement de grève affectant gravement le fonctionnement du service hospitalier. La solution retenue s'appuie sur les pouvoirs de police administrative du préfet prévus à l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, et le juge considère que les mesures prises sont proportionnées aux nécessités de l'ordre public et de la santé publique.
N° TA45-2503075(TA45-2503075)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 27 mai 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le préfet ayant exigé une maîtrise de la langue française non prévue par l'article L. 435-3 du CESEDA, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.
N° TA45-2501152(TA45-2501152)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et de statuer sur son renouvellement. La demande de titre de séjour de Mme A avait été clôturée par l'administration en raison d'un dépôt dans une rubrique inappropriée, constituant une décision de rejet. Le juge constate que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui contredit la condition posée par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2300792(TA45-2300792)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation de la décision implicite du préfet du Cher refusant de sanctionner un établissement pour non-respect de la réglementation acoustique. Les requérants invoquaient des nuisances sonores liées à la diffusion de musique amplifiée lors d'événements festifs, en se fondant sur les articles R. 571-25 à R. 571-27 du code de l'environnement et l'article L. 171-8 du même code. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de motifs détaillés dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2503196(TA45-2503196)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 mai 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen sérieux de la demande au regard de l'article L. 435-3 du CESEDA et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2503146(TA45-2503146)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet d'Eure-et-Loir de délivrer à une ressortissante mozambicaine un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence, l'utilité et l'absence de contestation sérieuse, la requérante ayant déposé un dossier complet sans réponse de l'administration et risquant de perdre son emploi. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de demande complète.
N° TA45-2503409(TA45-2503409)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la demande de titre de séjour de M. A relevait d'une procédure par téléservice, pour laquelle les textes applicables (articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du CESEDA) prévoient la délivrance d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne et, le cas échéant, d'une attestation de prolongation, mais non d'un récépissé physique autorisant le travail. En l'absence de droit à la délivrance du document sollicité, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée.
N° TA45-2204550(TA45-2204550)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. F et Mme E dirigées contre les certificats d'urbanisme opérationnels et le permis d'aménager délivrés par la maire de Courtenay pour la construction d'un city-parc et d'un terrain multisports. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant leurs demandes irrecevables. En conséquence, il a également rejeté leurs conclusions aux fins d'injonction et de destruction des installations. Les requérants ont été condamnés à verser à la commune de Courtenay une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503151(TA45-2503151)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête du maire de Souvigny-de-Touraine qui demandait, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, la désignation d'un expert pour constater l'état de fissuration d'un trottoir. Le juge a estimé que le caractère public ou privé du trottoir n'était pas établi, rendant incertaine la compétence de la juridiction administrative. Il a également relevé que des arrêtés de police avaient déjà été pris et qu'une expertise avait déjà été réalisée par l'assureur du département. En conséquence, la mesure de constat sollicitée n'a pas été jugée nécessaire en l'état.
N° TA45-2502913(TA45-2502913)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation de précarité invoquée par le requérant résultant de sa propre situation administrative irrégulière et non de la décision contestée. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur de droit concernant l'application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.