Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2301042(TA45-2301042)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. F D contestant deux décisions du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) : un refus d'autorisation préalable d'accès à une formation (23 février 2023) et un refus de renouvellement de son agrément en qualité de dirigeant (4 décembre 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des droits de la défense et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que les décisions étaient fondées sur la mise en cause de M. D pour soustraction frauduleuse à l'impôt et fraude fiscale, et que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que ces faits étaient incompatibles avec l'exercice d'activités de sécurité privée, en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.
N° TA45-2404962(TA45-2404962)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi par M. C d'une demande d'injonction pour obtenir la communication du dossier scolaire de sa fille, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer. L'administration avait déjà communiqué l'ensemble des documents sollicités (compte rendu de réunion, notes de la directrice, dossier scolaire et documents de la psychologue), conformément à l'avis favorable de la CADA du 10 octobre 2024 et sous réserve des secrets protégés par l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration. La requête ayant perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2300981(TA45-2300981)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, militaire, qui contestait la décision de la commission des recours des militaires fixant à une journée son reliquat de congés administratifs à l'issue de sa mission en Côte d'Ivoire. Le requérant soutenait une erreur de droit dans le décompte des jours non travaillés et le nombre de permissions complémentaires. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles R. 4138-16, R. 4138-19 et R. 4138-25 du code de la défense, ainsi que du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA45-2300132(TA45-2300132)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par une aide-soignante contestant la décision du centre hospitalier Jacques Cœur de Bourges qui limitait au 17 avril 2019 la prise en charge de son accident de service survenu le 15 février 2018. La requérante soutenait notamment que la décision méconnaissait l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986, selon lequel le congé pour maladie imputable au service ne peut prendre fin qu'en cas de reprise du service ou de mise à la retraite. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant qu'en l'absence de consolidation de l'état de santé de l'agent ou de reprise de fonctions, le centre hospitalier ne pouvait légalement mettre fin au congé pour maladie imputable au service à cette date.
N° TA45-2204614(TA45-2204614)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Mapidis, qui contestait une sanction administrative de 103 500 euros infligée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la région Centre-Val de Loire. La sanction était fondée sur des manquements aux obligations de décompte de la durée du travail prévues aux articles L. 3171-2 et L. 8115-1 du code du travail. Le tribunal a jugé que les documents de décompte n'étaient pas fiables, les écarts entre les heures pointées et les plannings étant systématiques et imputables à l'employeur, et a estimé que la sanction n'était pas disproportionnée.
N° TA45-2300497(TA45-2300497)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D C, détenu, qui contestait la décision du 8 décembre 2022 du ministre de la justice prolongeant son placement à l'isolement au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les vices de procédure allégués (absence d'examen médical et de rapport motivé du directeur interrégional) n'étaient pas fondés au regard des articles R. 213-25, R. 213-21 et R. 213-20 du code pénitentiaire. Enfin, le tribunal a considéré que la décision n'était entachée ni d'erreur d'appréciation ni d'erreur de fait, les éléments liés au profil pénal et au statut de détenu particulièrement surveillé justifiant la mesure.
N° TA45-2204619(TA45-2204619)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Centre France Portage. Celle-ci contestait une amende administrative de 32 400 euros infligée pour manquement aux obligations de décompte de la durée du travail de ses salariés porteurs de presse. Le tribunal a jugé que le système de l'employeur, basé sur une durée de référence fixe et anticipée par tournée, ne constituait pas un décompte des heures réellement effectuées, en méconnaissance des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail. La solution retenue confirme ainsi la légalité de l'amende prononcée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités.
N° TA45-2500488(TA45-2500488)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait à être fixée sur un rendez-vous pour régulariser sa situation avant l'expiration de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et l'absence de réponse de la préfecture du Loiret à sa demande de renouvellement déposée le 14 décembre 2024. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée était susceptible de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, soit explicite, soit implicite de rejet née du silence de l'administration en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2501911(TA45-2501911)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B contestant la suspension de son permis de conduire pour sept mois, prononcée par le préfet d'Indre-et-Loire suite à une infraction routière liée à l'usage de stupéfiants. Le requérant soutenait que la notification de la décision était intervenue au-delà du délai légal de cent vingt heures prévu à l'article L. 222-4 du code de la route. Le tribunal a jugé que les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité, rendant ce moyen inopérant. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée.
N° TA45-2303749(TA45-2303749)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte, par ordonnance du 8 juillet 2025, du désistement pur et simple de l’Observatoire économique et social de la protection animale (OESPA) dans son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Loiret de lui communiquer des documents relatifs à la SPA du Centre. La requête, fondée sur le code des relations entre le public et l’administration, visait à obtenir la communication de ces documents ainsi qu’une injonction et des frais de justice. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, aucune opposition n’ayant été relevée.
N° TA45-2300889(TA45-2300889)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait son reclassement au deuxième échelon de contrôleur de première classe de l'INSEE. Le requérant invoquait une rupture d'égalité, mais le tribunal a jugé que l'application des dispositions du décret n° 2022-1209 du 31 août 2022, qui a modifié les règles de carrière des fonctionnaires de catégorie B, était légale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté ministériel et du recours gracieux.
N° TA45-2500089(TA45-2500089)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait une demande de complément de dossier adressée par la commission départementale de médiation du droit au logement opposable du Loiret. Le juge a estimé que cette simple invitation à fournir des pièces manquantes ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA45-2503470(TA45-2503470)
Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté de suspension de fonctions pris à l’encontre de M. B, directeur contractuel de l’école supérieure d’art et de design Tours Angers Le Mans. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa capacité à couvrir ses charges incompressibles. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA45-2300996(TA45-2300996)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, praticienne hospitalière, qui contestait sa suspension conservatoire prononcée par le directeur du centre hospitalier de Vierzon. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, était légale car les difficultés relationnelles persistantes de la requérante, ses critiques publiques et son comportement avaient mis en péril la continuité du service et la sécurité des patients. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de forme et a jugé que la mesure n'était ni une sanction déguisée ni disproportionnée.
N° TA45-2501718(TA45-2501718)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. D, ressortissant ghanéen, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, une insuffisance de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu et de sa vie privée et familiale, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, après avoir constaté que la délégation de signature était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas assortis de précisions suffisantes.
N° TA45-2502906(TA45-2502906)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’une facture de redevance d’assainissement émise par la commune de Chemillé-sur-Dême. Le juge rappelle que le service public d’eau et d’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) et que les litiges entre un tel service et ses usagers relèvent du droit privé et de la compétence des juridictions judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2502664(TA45-2502664)
Cette requête de M. B, enregistrée le 26 mai 2025, demande au Tribunal administratif d'Orléans la condamnation de la commune d'Orléans à lui verser 108 753 euros pour un préjudice financier lié au refus de requalifier son statut de vacataire en agent contractuel. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable, car l'action indemnitaire de M. B se heurte à l'autorité de la chose jugée par le jugement du 23 juin 2022 et l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Versailles du 17 avril 2025, qui ont déjà définitivement statué sur l'indemnisation des préjudices découlant de cette faute. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'inviter le requérant à la régulariser.
N° TA45-2503031(TA45-2503031)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, exploitant d'un hôtel, qui demandait un échelonnement de sa dette de loyers commerciaux (13 053,13 euros) envers la commune de Vallée-de-Ronsard. Le juge a constaté que le litige portait sur un bail commercial régi par le droit privé, portant sur un immeuble relevant du domaine privé communal. En conséquence, il a estimé que ce contentieux ne relevait manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais du juge judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503110(TA45-2503110)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait l'inscription sur les listes électorales de membres d'une association évangélique. Le juge a constaté que la requête ne contenait pas de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à une demande indemnitaire, comme l'exigent les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, n'était pas susceptible d'être régularisée en cours d'instance.
N° TA45-2301940(TA45-2301940)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, fonctionnaire territorial, d’un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du maire de Dreux de lui accorder un congé spécial, ainsi que contre des décisions de rattachement temporaire et d’attribution d’une indemnité de fonctions (IFSE). Par un mémoire enregistré le 9 juin 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application des articles R. 222-1 et R. 636-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 juillet 2025.