Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2301922(TA45-2301922)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les demandes indemnitaires et de provision de M. A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder un sursis de paiement. Le tribunal a jugé que le juge administratif était incompétent pour connaître des fautes invoquées, celles-ci étant inséparables de la mise en œuvre des règles de la procédure collective (redressement et liquidation judiciaires) déjà tranchée par le juge judiciaire. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, et la demande de provision a été rejetée en l'absence d'obligation non sérieusement contestable. La décision s'appuie sur les principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction administrative et judiciaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404028(TA45-2404028)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 26 avril 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, M. B ne remplissant pas les conditions de délivrance du titre en raison de la menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 432-13 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, jugés non méconnus.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404483(TA45-2404483)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que si le motif de menace à l'ordre public n'était pas fondé, le refus de séjour était légalement justifié par l'absence de liens personnels et familiaux suffisants en France, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementNON_LIEU

TA45-2401289(TA45-2401289)

Le Tribunal administratif d’Orléans statue sur une demande d’exécution d’un jugement du 13 juillet 2023, qui avait annulé une obligation de quitter le territoire français et enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer la situation de M. A. La préfète a délivré à l’intéressé une autorisation provisoire de séjour le 22 septembre 2023, ce qui constitue, selon le tribunal, une exécution complète du jugement. En conséquence, la demande de M. A tendant à obtenir des mesures d’exécution sous astreinte est devenue sans objet. Le tribunal prononce donc un non-lieu à statuer sur cette demande, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2401567(TA45-2401567)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé les requêtes de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes, la décision expresse du 22 juillet 2024 se substituant à la décision implicite antérieure. Il a rejeté le moyen tiré d'une erreur de droit fondée sur l'absence de visa long séjour, constatant que ce motif n'était pas retenu par le préfet. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2401818(TA45-2401818)

Le Tribunal administratif d’Orléans annule la décision du 8 mars 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer à M. A, ressortissant algérien, une carte de résident de dix ans. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur d’appréciation au regard des stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que M. A justifiait d’une résidence ininterrompue de trois ans et de ressources stables et suffisantes, supérieures au SMIC sur plusieurs années. La décision est annulée sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen tiré de l’insuffisance de motivation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2402115(TA45-2402115)

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A, ressortissante mongole, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 2 février 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et ne méconnaît ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressée, de son absence d'insertion en France et de ses précédents manquements aux mesures d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA45-2503384(TA45-2503384)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de La-Chapelle-sur-Loire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner des bâtiments menaçant ruine, propriété d'une succession, en raison de risques d'effondrement liés à la toiture, aux fissures et à la végétation. L'expert devra constater l'état des lieux, évaluer le danger et proposer des mesures de sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204126(TA45-2204126)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de MM. B et A C demandant l'annulation de l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le maire de Varennes-Changy a retiré leur permis de construire pour une salle polyvalente. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du principe du contradictoire, estimant que l'omission du prénom de M. A C dans la procédure de retrait ne l'avait pas privé d'une garantie. Il a également jugé que le retrait était légal au regard de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, car notifié dans le délai de trois mois à l'un des bénéficiaires. Enfin, le tribunal a confirmé l'erreur d'appréciation du maire sur le fondement de l'article UI 12 du plan local d'urbanisme, le nombre de places de stationnement (73) étant insuffisant pour une capacité d'accueil de 930 personnes dans une zone non desservie par les transports en commun.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204130(TA45-2204130)

Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de l'association Sparnonienne pour la nature en ville et de l'association Eure-et-Loir Nature. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 août 2022 autorisant la commune d'Épernon à aménager un parking et des voies de circulation douce. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de l'étude d'impact, le non-respect de la séquence "éviter-réduire-compenser" (ERC) et l'absence de dérogation "espèces protégées", mais les a tous écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que l'autorisation environnementale était légale au regard des textes applicables, dont le code de l'environnement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201416(TA45-2201416)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation de 1 900 euros contre la commune de Champrond-en-Gâtine pour des nuisances lumineuses causées par l'éclairage public LED de la Grande Rue. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une carence fautive en installant des luminaires LED qui éclairaient excessivement le domicile du requérant, en violation des articles 3 et 4 de l'arrêté du 27 décembre 2018. La solution retenue est la condamnation de la commune à réparer les préjudices subis par M. B, en raison du non-respect des prescriptions techniques visant à limiter les nuisances lumineuses.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2201641(TA45-2201641)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande d'indemnisation de M. A, qui soutenait que l'État avait commis une faute en refusant verbalement de renouveler son récépissé et en prenant un arrêté de refus de séjour, ultérieurement annulé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la preuve d'une faute de l'administration n'était pas établie, notamment en l'absence de justification d'une demande de renouvellement de récépissé et d'une illégalité caractérisée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les règles de la responsabilité pour faute.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2202583(TA45-2202583)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient la décharge de l'obligation de payer des impositions (impôt sur le revenu et contributions sociales) pour les années 2016 à 2019, contestant des mises en demeure émises en avril 2022. Le tribunal a jugé que les impositions étaient exigibles, car le sursis de paiement accordé lors des réclamations avait cessé : pour 2016-2017, suite à un jugement défavorable du 19 novembre 2021 notifié aux requérants (article L. 277 du livre des procédures fiscales) ; pour 2018-2019, faute de saisine du tribunal dans le délai légal après le rejet de leur réclamation. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la validité des poursuites.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2202929(TA45-2202929)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme A contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. Les requérants demandaient la requalification de sommes imposées comme revenus distribués en traitements et salaires, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement qualifié ces sommes, faute de preuve de leur versement sous forme de salaires déclarés. La décision s'appuie sur le 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Les moyens relatifs au défaut de motivation de la décision de rejet et au sursis de paiement ont été écartés comme inopérants.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203086(TA45-2203086)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté les demandes de la SARL Hélio-Gen, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2019 et 2021-2022. La société, active dans la production d’électricité photovoltaïque, se prévalait du régime d’exonération prévu à l’article 44 sexies du code général des impôts pour les entreprises créées en zone de revitalisation rurale. Le tribunal a jugé que l’administration avait valablement remis en cause ce régime, estimant que l’activité de la société ne remplissait pas les conditions requises, notamment en raison de la gestion de trésorerie et du non-respect de l’exclusivité d’activité éligible. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions supplémentaires, sans faire droit aux arguments de la requérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203126(TA45-2203126)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. D C, héritier de M. B C, contestant des mises en demeure de payer des impositions (impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, impôts locaux) émises après le décès de ce dernier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'inopposabilité des actes pour défaut de notification valable et la prescription de l'action en recouvrement, relevaient du contentieux de l'assiette et non du recouvrement, et étaient donc irrecevables devant le juge administratif. Il a également considéré que la contestation de la régularité formelle des mises en demeure relevait de la compétence du juge de l'exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 274 du livre des procédures fiscales et R. 311-5 du code des procédures civiles d'exécution, et met à la charge du requérant les frais de l'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203560(TA45-2203560)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de la communauté d'agglomération du Pays de Dreux. Celle-ci contestait l'arrêté préfectoral du 11 août 2022 fixant le montant de la fraction de TVA qui lui était attribuée en 2021 en compensation de la suppression de la taxe d'habitation, et demandait réparation du préjudice subi. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application des dispositions du B du V de l'article 16 de la loi de finances pour 2020, en prenant en compte le taux de taxe d'habitation en vigueur en 2017 pour les communes ayant rejoint l'agglomération en 2019, et a écarté le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de ces dispositions. Par suite, la requête en annulation et la demande indemnitaire ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2302942(TA45-2302942)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, contestant le refus de la préfète du Loiret d'accorder le regroupement familial pour son fils mineur. La préfète avait motivé son refus par des anomalies dans l'acte de naissance de l'enfant et l'absence de preuve du décès du père. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation régulière. Saisi sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 434-3 et L. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 47 du code civil, pour apprécier la force probante des actes d'état civil étrangers.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2304311(TA45-2304311)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D épouse B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. La requérante invoquait notamment les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un regroupement familial avec son conjoint français, ainsi que l'article 3 de l'accord franco-marocain pour une demande en qualité de salariée. Le tribunal a jugé que la condition de visa de long séjour prévue à l'article L. 412-1 du même code n'était pas remplie, et que la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, ce qui faisait obstacle à la délivrance du titre sollicité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2304682(TA45-2304682)

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 15 juin 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète n'ayant pas tenu compte de l'avis favorable du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il a enjoint à la préfète de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.

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