Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2300607(TA45-2300607)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête du département d’Indre-et-Loire visant à l’annulation de la délibération du 13 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Sorigny a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le recours contre un PLU n'est pas soumis à la notification prévue par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que la procédure d'élaboration du PLU était régulière, notamment en ce qui concerne la consultation de la chambre d'agriculture et la publicité de l'enquête publique. Enfin, le tribunal a jugé que les choix de classement contestés (zone A pour la parcelle YB28 et espaces boisés classés pour d'autres parcelles) étaient justifiés par des motifs d'urbanisme et d'environnement, conformément aux articles L. 151-19 du code de l'urbanisme et aux objectifs de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
N° TA45-2400147(TA45-2400147)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 28 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de délivrer une carte de séjour "travailleur saisonnier" à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que M. A produisait une autorisation de travail et un contrat de travail valides. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2301507(TA45-2301507)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. A, garde-champêtre, qui sollicitait la condamnation de la commune de Carlepont à lui verser 130 854,64 euros pour harcèlement moral et fautes commises entre 2018 et 2019. Le tribunal a estimé que la réduction des heures supplémentaires, justifiée par une réorientation des priorités communales, ne constituait pas une sanction déguisée. Il a également jugé que les autres griefs, notamment le défaut de protection et les brimades, n'étaient pas établis. La requête a été rejetée, et les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA45-2503314(TA45-2503314)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. A B pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que l'usage de la voiture individuelle était indispensable à son activité professionnelle d'ingénieur, ni qu'aucun autre mode de transport ne pouvait être utilisé. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2305253(TA45-2305253)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que les éléments fournis, notamment une attestation d'hébergement et la scolarisation des enfants, ne suffisaient pas à démontrer une insertion suffisante ou des liens personnels et familiaux intenses, anciens et stables en France. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et la requête rejetée.
N° TA45-2303264(TA45-2303264)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, agent contractuelle de l'Éducation nationale, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La juridiction a jugé que l'administration, en se fondant sur la manière de servir insatisfaisante de l'agent et sur l'intérêt du service, avait légalement motivé sa décision de non-renouvellement. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de préjudice établi. La décision s'appuie sur le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de la fonction publique.
N° TA45-2404523(TA45-2404523)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de police de Paris obligeait M. A..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'intégration scolaire et sociale réussie du requérant, scolarisé depuis 2022 et soutenu par son lycée. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention "Vie privée et familiale" dans un délai d'un mois. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
N° TA45-2301876(TA45-2301876)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme E... contestant les prescriptions imposées par le maire de Chisseaux dans un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux, qui exigeaient une division spécifique de sa baie vitrée et un soubassement. La commune a soulevé une exception d'irrecevabilité, arguant que Mme E... ne justifiait pas de son intérêt à agir, l'arrêté ayant été délivré à M. B..., et qu'elle n'avait pas notifié son recours au pétitionnaire. Le tribunal a rejeté la requête de Mme E... comme irrecevable, sans examiner le fond, en raison de l'absence de qualité pour agir de la requérante. Cette décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA45-2305169(TA45-2305169)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a estimé que le préfet pouvait légalement refuser la délivrance du titre sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de détenir un visa de long séjour et une autorisation de travail. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code, compte tenu de l'absence de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une régularisation.
N° TA45-2401655(TA45-2401655)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA45-2400274(TA45-2400274)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 12 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'emploi du requérant dans un secteur en tension. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2400064(TA45-2400064)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. C, ressortissant malien, contestant un refus de titre de séjour et une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir et du préfet de police de Paris étaient légaux. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont l'article L. 423-22, et sur la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA45-2401180(TA45-2401180)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale du requérant, notamment son adoption simple par un ressortissant français, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions relatives au titre "étudiant" prévues à l'article L. 422-1 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2305250(TA45-2305250)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal a estimé que la présence en France depuis 2017 avec sa famille et la scolarisation de ses enfants ne suffisaient pas à démontrer une insertion suffisamment intense et stable pour justifier un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code précité et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2204387(TA45-2204387)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation du CCAS de Dreux pour les préjudices liés à son admission à la retraite pour invalidité. Les conclusions indemnitaires ont d’abord été jugées irrecevables faute de réclamation préalable. Sur le fond, le tribunal a estimé que la pension d’invalidité déjà attribuée réparait forfaitairement les pertes de revenus et l’incidence professionnelle, et que la requérante n’apportait pas de preuve d’un préjudice moral ou d’une faute de l’employeur. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
N° TA45-2400150(TA45-2400150)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 30 novembre 2023, estimant que la préfète du Loiret avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la réalité et du sérieux des études poursuivies par M. B, qui avait validé deux années de master en droit des affaires. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit la délivrance des titres de séjour pour études. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de huit jours.
N° TA45-2403942(TA45-2403942)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a examiné la demande de Mme D et M. C visant à obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour leur enfant, conformément à une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du 5 août 2024. Le recteur de l'académie d'Orléans-Tours ayant recruté un AESH le 4 novembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, fondées sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que le recours avait contribué à l'évolution positive du dossier.
N° TA45-2501985(TA45-2501985)
Refus de conditions matérielles d'accueil pour un demandeur d'asile. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B comme irrecevable. La décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 14 avril 2025 a été contestée hors délai. Le recours, soumis au délai de sept jours prévu par l'article L. 555-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été enregistré le 23 avril 2025, soit après expiration de ce délai.
N° TA45-2405107(TA45-2405107)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. C D, représenté par son tuteur légal, de sa requête en suspension de la décision du 25 juillet 2024 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire avait annulé son permis de conduire. Le juge des référés a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par ordonnance du 30 juin 2025, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
N° TA45-2502188(TA45-2502188)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de délivrer à M. A un récépissé de sa demande de naturalisation. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison du risque pour le fils mineur du requérant de perdre le bénéfice de l'effet collectif de la naturalisation à sa majorité. La solution s'appuie sur les articles 21-25-1 du code civil et 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui imposent la délivrance immédiate d'un récépissé dès le dépôt d'un dossier complet.