Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404450(TA45-2404450)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la demande de M. B visant à être déchargé du paiement d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 802,29 euros. Le tribunal a constaté que M. B avait fourni des déclarations inexactes ou incomplètes concernant sa résidence, sa situation familiale et ses activités professionnelles, en violation des articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-13 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de preuve de ressources exactes, l'administration était fondée à réclamer le remboursement de l'intégralité des sommes versées depuis l'ouverture des droits.
N° TA45-2503046(TA45-2503046)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A C pour contester un avis de sommes à payer émis par le département du Loiret, relatif à un indu de prestation de compensation du handicap de 3 821,12 euros. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, qui attribuent aux tribunaux judiciaires les recours concernant la prestation de compensation du handicap et les indus qui en découlent.
N° TA45-2404330(TA45-2404330)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a annulé la décision du 4 avril 2024 par laquelle la commission d'attribution de l'aide alimentaire du centre communal d'action sociale de La-Guerche-sur-l'Aubois avait refusé l'inscription de Mme Baron et M. C à l'épicerie solidaire. Le juge a estimé que le motif du refus, fondé sur la nécessité de régler un conflit avec le propriétaire pour récupérer l'aide personnalisée au logement, était étranger aux conditions légales d'attribution de l'aide alimentaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 266-1 et L. 266-2 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent l'aide alimentaire comme un dispositif de lutte contre la précarité économique ou sociale, sans lien avec des litiges locatifs.
N° TA45-2404318(TA45-2404318)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 836,66 euros pour mai à juillet 2022 et demandait une remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de l'indu faute de recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une fausse déclaration, caractérisée par un décalage volontaire dans la déclaration des revenus du conjoint, excluant toute remise en application de l'article L. 262-46 du même code.
N° TA45-2502000(TA45-2502000)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus de la commission de médiation d'Indre-et-Loire de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social. M. A invoquait la suroccupation de son studio de 30 m² et l'accueil de son fils de cinq ans en droit de visite. Le juge a estimé que la commission n'avait pas commis d'illégalité, car le requérant vit seul et la surface de son logement est supérieure au minimum légal pour deux personnes (16 m²) prévu à l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. La décision est fondée sur les articles L. 441-2-3 du même code.
N° TA45-2502059(TA45-2502059)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir une injonction de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation d’Indre-et-Loire sur le fondement de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Par un mémoire ultérieur, la requérante a demandé l’annulation de sa propre requête, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement, sans examiner le fond de l’affaire, et a prononcé la clôture de l’instance.
N° TA45-2403356(TA45-2403356)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence devant un juge unique, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait la décision du 27 juin 2024 par laquelle la préfète du Loiret avait annulé son épreuve théorique du permis de conduire (code de la route) obtenue le 26 juillet 2022, en raison d'une fraude massive dans le centre d'examen. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, mais a estimé que la preuve de la fraude était rapportée par l'administration, justifiant l'annulation de l'épreuve sur le fondement des articles R. 221-1 et D. 221-3 du code de la route. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA45-2403124(TA45-2403124)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la préfète du Loiret refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en examinant la demande de la requérante au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que sa situation relevait exclusivement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à Mme B... veuve A... un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
N° TA45-2200711(TA45-2200711)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SASU Pizza Net d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale (18 250 €) et une contribution forfaitaire (2 124 €) pour l'emploi d'un étranger sans titre. La société invoquait la relaxe pénale de sa gérante pour les mêmes faits. Le tribunal rappelle que l'autorité de la chose jugée au pénal ne s'impose à l'administration que pour les constatations de fait nécessaires au dispositif du jugement pénal. En l'espèce, la relaxe ne fait pas obstacle à ce que l'OFII établisse la matérialité des faits et applique la contribution spéciale sur le fondement des articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.
N° TA45-2403120(TA45-2403120)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du 13 juin 2024 de la préfète du Loiret lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français était légale et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2402963(TA45-2402963)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 7 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le moyen tiré du défaut de motivation de l'obligation de quitter le territoire français était inopérant au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 435-1 et L. 435-3 du CESEDA et des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2402923(TA45-2402923)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contre le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le code de l'entrée et du séjour des étrangers constituant une législation spéciale.
N° TA45-2502970(TA45-2502970)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 mai 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant bangladais. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d'une motivation insuffisante et d'un défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressé, qui suivait une formation en CAP cuisine et bénéficiait d'un contrat d'apprentissage. L'urgence a été caractérisée par l'atteinte grave et immédiate à la situation de M. A, dont la scolarité et les ressources dépendaient de la possession d'un titre de séjour valide. La décision a également enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2404846(TA45-2404846)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant une contrainte de France Travail lui réclamant 5 005,66 euros pour un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) entre août 2019 et avril 2021. La solution retenue est fondée sur l'article L. 5423-7 du code du travail, qui interdit le cumul de l'ASS avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que Mme A percevait l'AAH durant cette période, justifiant le remboursement, et a écarté l'argument tiré d'une préconisation du médiateur.
N° TA45-2402920(TA45-2402920)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... B... contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que la procédure de demande de pièces complémentaires prévue à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable aux demandes de titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA45-2405169(TA45-2405169)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A contestant le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 257,34 euros, ramené à 128,67 euros puis à 22,18 euros. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise gracieuse du solde restant dû, faute de produire un décompte détaillé de ses ressources et charges. La solution retenue s'appuie sur les principes applicables aux indus de prestations sociales, notamment la nécessité d'examiner la bonne foi et la précarité du débiteur.
N° TA45-2404817(TA45-2404817)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A demandant l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 344,59 euros. Le juge a estimé que la requérante, qui ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, n'établissait pas sa bonne foi ni une situation de précarité suffisante, ses ressources mensuelles (4 756 euros) lui permettant de rembourser la dette. La décision s'appuie sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative, le juge substituant son appréciation à celle de l'administration pour conclure au rejet de la demande.
N° TA45-2203056(TA45-2203056)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la SARL K Palettes contestant les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi de trois travailleurs étrangers sans titre. La société invoquait sa bonne foi et la relaxe pénale de son gérant. Le tribunal a relevé d'office l'application immédiate de la loi du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, supprimant ainsi la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement. En conséquence, le tribunal a déchargé la société de l'obligation de payer cette contribution, mais a maintenu la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, dont le montant n'a pas été contesté sur le fond.
N° TA45-2502160(TA45-2502160)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour six mois pour conduite sous stupéfiants. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence prévue à l'article L. 224-2 du code de la route. La solution retenue confirme la légalité de la suspension fondée sur les dispositions du code de la route.
N° TA45-2502184(TA45-2502184)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B qui contestait un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de 70 km/h. Le requérant soutenait que la durée maximale légale de suspension pour cette infraction était de six mois, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route. En cours d'instance, la préfète a pris un arrêté modificatif ramenant la suspension à six mois, rendant le moyen inopérant. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris sa demande de frais de justice.