Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2404601(TA45-2404601)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant un indu d'allocation de logement sociale de 245,50 euros. Concernant l'indu de 74,50 euros pour 2021, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la présence dans le logement était inopérant, l'indu résultant d'une modification des ressources. Pour l'indu de 171 euros de février 2023, il a estimé que Mme B ne pouvait plus prétendre à l'allocation, car elle était domiciliée chez sa mère depuis le 5 février 2023, en application des articles L. 821-2 et R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA45-2502967(TA45-2502967)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, ressortissant malien, contestant le refus du préfet d'Indre-et-Loire de renouveler son titre de séjour délivré sur la base de l'article L. 423-22 du CESEDA. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de sa formation en CAP boulangerie, ce qui faisait obstacle à la présomption d'urgence habituellement applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. Par conséquent, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2404581(TA45-2404581)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a accordé une remise gracieuse partielle de 900 euros sur un indu de prime d’activité de 1 842,45 euros réclamé à Mme A par la caisse d’allocations familiales d’Eure-et-Loir. L’indu résultait de la déclaration tardive de la retraite de son mari, seule source de revenus du foyer (1 200 euros par mois). Le juge a relevé la situation de précarité de la requérante, ses faibles ressources et charges, et l’absence de contestation de sa bonne foi par la caisse, en application des principes du code de la sécurité sociale. La décision substitue l’appréciation du juge à celle de l’administration sur la demande de remise gracieuse.
N° TA45-2404540(TA45-2404540)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour six mois par France Travail. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître des conclusions relatives au versement et aux indus de l'allocation de retour à l'emploi, ces litiges relevant de la compétence de la juridiction judiciaire en application de l'article L. 5312-12 du code du travail. En revanche, il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par France Travail, jugeant que la requête, bien que motivée par un moyen inopérant, satisfaisait aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet partiel pour incompétence sur les questions d'allocation, sans se prononcer sur le fond de la radiation.
N° TA45-2404503(TA45-2404503)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme E, ressortissante serbe, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire serbe contre un permis français. Le tribunal a appliqué l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012, qui impose un délai d'un an pour demander cet échange à compter de l'acquisition de la résidence normale en France. Il a constaté que Mme E, résidente depuis septembre 2021, n'avait déposé sa demande qu'en avril 2024, soit hors délai, et que les circonstances invoquées (grossesse, pandémie) ne constituaient pas un cas de force majeure ou une situation exceptionnelle justifiant une dérogation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles fondées sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2405050(TA45-2405050)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par juge unique, a examiné la requête de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour l'infraction du 17 avril 2024, le point ayant été restitué. Il a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives aux autres infractions, soit parce que les points n'étaient plus mentionnés ou avaient été restitués, soit parce que le permis disposait encore de douze points, rendant les retraits antérieurs sans effet sur sa validité. La demande de frais de justice a été rejetée.
N° TA45-2404284(TA45-2404284)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Loiret de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés et le refus du président du conseil départemental de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur le refus d'allocation aux adultes handicapés, renvoyant ce litige au juge judiciaire conformément aux articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En revanche, sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017, le tribunal a rejeté la demande de carte mobilité inclusion, estimant que les pathologies invoquées par M. B (obésité morbide, stéatose hépatique, apnée du sommeil, insuffisance cardiaque) ne caractérisaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied justifiant l'attribution de cette mention.
N° TA45-2404058(TA45-2404058)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme F contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 912,77 euros pour la période de mars à décembre 2023. Le juge a jugé irrecevables les contestations des décisions de la caisse d'allocations familiales du 19 février et du 30 juillet 2024, seule la décision du président du conseil départemental du 28 juin 2024 étant susceptible de recours. Il a également écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de cette décision, la délégation de signature étant valide. Enfin, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de la cessation de sa vie maritale, justifiant le bien-fondé de l'indu sur le fondement des articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-10 du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2502490(TA45-2502490)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a constaté que le Syndicat des Mobilités de Touraine avait procédé au paiement intégral de la somme de 42 394,34 euros TTC due à la société Tokheim Services France après la signature sans réserve du décompte général définitif du marché de travaux. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de provision, celle-ci étant devenue sans objet. Il a également rejeté les conclusions de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le syndicat n'étant pas la partie perdante.
N° TA45-2202087(TA45-2202087)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de l'EURL A... contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour l'emploi d'un ressortissant étranger sans titre de séjour ou de travail. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la société avait été mise à même de demander la communication du procès-verbal. Il a jugé que l'employeur ne pouvait ignorer la situation irrégulière de son salarié et que la contribution forfaitaire pour frais de réacheminement n'était pas subordonnée à la réalité de ce réacheminement. En application de l'article L. 8253-1 du code du travail et de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a confirmé le montant total de 9 424 euros mis à la charge de la société.
N° TA45-2404706(TA45-2404706)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales de Touraine rejetant sa demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 379 euros. Le tribunal a rejeté comme portées devant une juridiction incompétente les conclusions relatives à l’indu d’allocation de rentrée scolaire, relevant de la compétence du juge judiciaire. S’agissant de l’indu d’aide au logement, le juge a rappelé qu’il statue en plein contentieux et a écarté comme inopérants les moyens tirés de vices propres de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s’étant fondé sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA45-2404904(TA45-2404904)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le refus du président du conseil départemental de Loir-et-Cher de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a examiné si les critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 étaient remplis, notamment la réduction importante de la capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'un accompagnement. La solution retenue est le rejet de la demande, le tribunal estimant que la requérante ne justifiait pas de son droit à cette carte.
N° TA45-2404689(TA45-2404689)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait une contrainte de la caisse d'allocations familiales du Loiret lui réclamant 651 euros d'allocation de logement sociale et 99,34 euros de frais d'huissier. Le juge a considéré que les difficultés financières et de santé invoquées par le requérant, étudiant sans emploi, étaient sans incidence sur le bien-fondé de la contrainte. La décision est fondée sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
N° TA45-2404827(TA45-2404827)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et juge unique, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 558,07 euros et soulevait des erreurs de versement de son aide personnelle au logement. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à l'aide au logement, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Sur la demande de remise gracieuse de l'indu de prime d'activité, le juge de plein contentieux a estimé que Mme B ne justifiait pas de sa situation de précarité et de sa bonne foi, en application des principes issus du code de la sécurité sociale, pour accorder une remise supplémentaire.
N° TA45-2102651(TA45-2102651)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le préfet du Cher d'une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de véhicules utilitaires et poids lourds à indemniser l'État pour le préjudice résultant de pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix bruts) sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. Le préfet estimait que ces pratiques avaient causé un surcoût de 20 % sur les acquisitions de véhicules par les services de l'État dans le département entre 1997 et 2011, pour un montant total de 671 261,38 euros TTC. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec l'État, et contesté l'existence d'une faute, d'un lien de causalité et d'un préjudice certain. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le préfet ne démontrait pas l'existence d'un préjudice direct et certain imputable aux pratiques sanctionnées, ni le lien de causalité entre l'entente et les surcoûts allégués, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice
N° TA45-2502959(TA45-2502959)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 12 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a substitué la base légale de la mesure d'éloignement, initialement fondée sur les 1° et 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour la fonder sur le 2° de ce même article, et a requalifié l'« interdiction de retour » en interdiction de circulation sur le territoire français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction, au motif que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation du droit d'être entendu, erreur manifeste d'appréciation, atteinte à l'article 8 de la CESDH) n'étaient pas fondés.
N° TA45-2201387(TA45-2201387)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la société Loiret Fibre d'un recours en plein contentieux contre un titre de recette émis par le département du Loiret, d'un montant de 3 598 175 euros, correspondant à des pénalités contractuelles. La société contestait la validité de l'avis des sommes à payer (défaut de signature et de motivation) et le bien-fondé des pénalités, invoquant notamment des retards non imputables liés à l'implantation d'un nœud de raccordement optique et à des difficultés avec Enedis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, jugeant que les moyens tirés de l'irrégularité de l'avis étaient infondés et que les pénalités étaient justifiées sur le fondement des clauses contractuelles (articles 37.A1, B1, C4 et I4 de la convention de délégation). La demande de la société Loiret Fibre a donc été rejetée, y compris celle au titre des frais de justice.
N° TA45-2202989(TA45-2202989)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., agent de la commune de Dreux, qui demandait l'annulation du refus de protection fonctionnelle et une indemnisation de 195 500 euros suite à un accident de service survenu en janvier 2020. La requérante invoquait la responsabilité sans faute pour divers préjudices (perte d'indemnités, frais médicaux, préjudice moral) et la responsabilité pour faute (défaut de sécurité, absence de saisine de la commission de réforme, défaut d'information). Le tribunal a considéré que les préjudices allégués étaient déjà couverts par le régime forfaitaire des pensions civiles et militaires de retraite (articles L. 27 et L. 28 du code des pensions) ou n'étaient pas établis, et que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La demande de protection fonctionnelle a également été rejetée, faute pour Mme A. de démontrer qu'elle était exposée à des menaces ou pressions en lien avec ses fonctions.
N° TA45-2102637(TA45-2102637)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la préfète du Loiret d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l'État pour un préjudice résultant de pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix) ayant affecté l'achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 1997 et 2011. La préfète invoquait les décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017 et les articles L. 481-2 et L. 481-7 du code de commerce. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître du litige, faute de lien contractuel direct entre l'État et les constructeurs, les achats ayant été réalisés par l'intermédiaire de l'UGAP.
N° TA45-2403121(TA45-2403121)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme D... qui demandaient l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de la Croix-en-Touraine à la SARL Atout Terrain pour la division d'un terrain en six lots à bâtir. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux relatifs à la largeur de la voie d'accès, à l'emplacement des conteneurs à déchets et à la prétendue absence d'enclavement du terrain, étaient inopérants ou infondés, le permis d'aménager ayant pour seul objet de vérifier la conformité du projet aux règles d'urbanisme, sous réserve des droits des tiers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.