Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2201003(TA45-2201003)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a examiné la requête de la société Loiret Fibre contestant un titre de recette de 2 501 950 euros émis par le département du Loiret pour des pénalités contractuelles liées à une délégation de service public pour la fibre optique. La société invoquait des vices de forme (défaut de signature et de motivation) et contestait le bien-fondé de plusieurs catégories de pénalités. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’avis des sommes à payer était régulier et que les pénalités étaient fondées sur les stipulations de la convention. La demande de la société Loiret Fibre a été intégralement rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.
N° TA45-2502960(TA45-2502960)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, en raison de l'absence de vie privée et familiale stable en France et de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement des étrangers en situation irrégulière.
N° TA45-2102578(TA45-2102578)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la préfète d'Indre-et-Loire d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de poids lourds à réparer le préjudice subi par l'État lors de l'achat de véhicules entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, faute de lien contractuel direct avec la préfecture, les achats ayant été réalisés via l'UGAP. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, considérant que le litige relève du droit administratif. Sur le fond, il a jugé que la préfète n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité direct entre les pratiques anticoncurrentielles et le surcoût allégué, ni d'un préjudice certain et chiffré, et a rejeté la requête.
N° TA45-2102639(TA45-2102639)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par le préfet de Loir-et-Cher d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l'État pour le surcoût subi lors de l'acquisition de véhicules utilitaires moyens et poids lourds entre 1997 et 2011, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par la Commission européenne. Les sociétés défenderesses, dont Renault Trucks et Volvo, ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant de l'absence de lien contractuel direct avec l'État, les achats ayant été réalisés via l'UGAP. Le tribunal a rejeté cette exception d'incompétence, considérant que le litige relève du droit administratif. Sur le fond, il a jugé que les pratiques anticoncurrentielles constituent une faute de nature à engager la responsabilité quasi délictuelle des constructeurs, mais a estimé que le préfet n'apportait pas la preuve suffisante d'un lien de causalité direct entre l'entente et le surcoût allégué, ni d'un préjudice certain et chiffré. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA45-2503148(TA45-2503148)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Épernon fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner un immeuble situé 8 rue Paul Painlevé, gravement endommagé par un incendie et présentant un péril pour la sécurité publique. Le juge a ordonné la nomination d'un expert architecte, chargé de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer le danger et son éventuel caractère imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La mission de l'expert doit être accomplie dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA45-2202861(TA45-2202861)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait l'annulation des refus implicites de ses anciens employeurs (EHPAD de Brezolles, centre hospitalier de La Loupe et centre hospitalier de Rueil-Malmaison) de régulariser sa demande de validation de ses services contractuels pour sa retraite. Le tribunal a constaté qu'en cours d'instance, les établissements avaient finalement transmis les documents nécessaires à la CNRACL, rendant la requête sans objet. La solution retenue est le non-lieu à statuer, sans application des textes invoqués (décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2023) sur le fond, la demande étant devenue sans objet.
N° TA45-2502999(TA45-2502999)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. E B, qui contestait un arrêté du préfet de l'Indre du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
N° TA45-2300204(TA45-2300204)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Loiret THD, qui contestait un titre de recette de 294 220 euros émis par le département du Loiret pour des pénalités de retard dans le déploiement de la fibre optique. La société invoquait notamment l'absence de signature et de motivation de l'avis, la violation du principe non bis in idem, l'inexistence de son fait générateur, et le caractère disproportionné des pénalités. Le tribunal a jugé que l'avis était régulier et motivé, que les pénalités étaient fondées sur l'avenant n° 6 à la convention et l'article 40.3 de celle-ci, et que le retard était imputable à la société, sans cause exonératoire établie. La demande de la société a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au département au titre des frais de justice.
N° TA45-2300206(TA45-2300206)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Loiret THD, qui contestait un avis de sommes à payer émis par le département du Loiret pour un montant de 588 440 euros. Le tribunal a constaté que ce titre de recette avait été retiré et remplacé avant l'enregistrement de la requête, rendant les conclusions d'annulation et de décharge sans objet et donc irrecevables. Aucune des parties n'a obtenu le remboursement de ses frais de justice.
N° TA45-2503093(TA45-2503093)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet d’Indre-et-Loire refusant à M. A, ressortissant tchadien, la délivrance d’un titre de séjour « salarié » et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le refus contesté ne portait pas sur le renouvellement d’un titre antérieur mais sur une première demande sur un fondement différent, et que les circonstances invoquées par le requérant ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2503085(TA45-2503085)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'utilité des mesures sollicitées, faute d'apporter des éléments suffisants établissant qu'il était dans l'impossibilité d'obtenir ce récépissé par les voies normales. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'utilité de la mesure demandée.
N° TA45-2300780(TA45-2300780)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C F, fonctionnaire de La Poste, qui contestait sa révocation pour des gestes déplacés à connotation sexuelle envers une collègue. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur les délégations de signature prévues par le décret n° 2010-191 du 26 février 2010. Elle a également jugé que les faits reprochés, établis par les pièces du dossier, constituaient une faute disciplinaire et que la sanction de révocation, bien que sévère, n'était pas disproportionnée compte tenu de la récidive et de la nature des agissements. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA45-2301445(TA45-2301445)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C... contestant son admission à la retraite pour invalidité et la pension correspondante. La requérante soutenait que la commission de réforme n'avait pas pris en compte l'ensemble de ses pathologies, notamment cardiaques et lombaires, se limitant à ses troubles bipolaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure était régulière et que l'état d'invalidité devait être apprécié à la date de la radiation des cadres, sans que les éléments médicaux produits ne remettent en cause l'avis de la commission. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la CNRACL.
N° TA45-2301568(TA45-2301568)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. F... contestant la décision de la CNRACL fixant à 26% le taux de sa pension d'invalidité. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, l'irrégularité de la composition de la commission de réforme et l'absence de prise en compte de l'ensemble de ses pathologies, dont une algodystrophie. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la commission de réforme avait valablement statué sur la base du rapport du docteur H... et que l'erreur matérielle sur le nom du médecin avait été rectifiée. Le tribunal a conclu au rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des décrets n° 68-756 et n° 2003-1306.
N° TA45-2301570(TA45-2301570)
Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la demande de Mme B, militaire radiée des contrôles, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un trouble dans ses conditions d'existence. Ce préjudice résultait, selon elle, d'une négligence fautive de l'administration, qui lui avait versé un indu de solde (indemnités COMPCSG, ICM et SUFA) d'avril 2020 à décembre 2022, pour un montant total de 7 812,14 euros. Le tribunal juge qu'aucune carence fautive de l'administration n'est établie, car la perception prolongée des sommes n'est pas principalement imputable à l'administration : l'indu portait sur une période inférieure à deux ans, Mme B en a été informée rapidement après sa déclaration de changement de situation, et elle ne pouvait ignorer l'erreur compte tenu du montant mensuel non modeste et d'un précédent indu en 2017. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA45-2301786(TA45-2301786)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande de M. A, surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder des congés bonifiés pour la période du 30 juillet au 29 août 2023. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de la justice, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a annulé la décision du 24 février 2023, estimant que l'administration avait méconnu les dispositions transitoires de l'article 26 du décret n° 2020-851 du 2 juillet 2020, en considérant à tort que la demande de M. A était hors délai. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A la somme de 4 414 euros en réparation de son préjudice financier.
N° TA45-2304852(TA45-2304852)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus du préfet du Cher d’autoriser le regroupement familial pour son époux. La décision de refus, fondée sur l’insuffisance des ressources de la requérante au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que les revenus de Mme D..., inférieurs au seuil requis pour une famille de quatre personnes, ne permettaient pas de subvenir aux besoins du foyer. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
N° TA45-2503028(TA45-2503028)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. B contre un arrêté préfectoral du 6 mai 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 18 juin 2025, était tardif car introduit après l’expiration du délai de sept jours suivant la notification régulière de l’arrêté, conformément aux articles L. 614-3 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’argument tiré de l’état de santé du requérant n’a pas été retenu faute de justifier l’impossibilité d’agir dans le délai légal.
N° TA45-2305177(TA45-2305177)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
N° TA45-2400021(TA45-2400021)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet de Loir-et-Cher refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (droit au respect de la vie privée et familiale), ni l’article L. 435-1 (admission exceptionnelle au séjour), faute pour le requérant de démontrer une insertion stable ou des liens personnels suffisants en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.