Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2502952(TA45-2502952)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant tchadien, visant à suspendre la décision implicite du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant bénéficiant déjà d'un récépissé valable jusqu'au 18 juin 2025, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du CESEDA, erreur manifeste d'appréciation) ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA45-2502156(TA45-2502156)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant sri-lankais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Eure-et-Loir, ainsi que son assignation à résidence. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense en France pour méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA45-2503219(TA45-2503219)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français, a constaté que l'intéressé résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé ne pas être territorialement compétent. Par une ordonnance du 26 juin 2025, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA45-2503197(TA45-2503197)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados du 23 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a abrogé cet arrêté par un nouvel acte du 24 juin 2025. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal constate que les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer.
N° TA45-2503180(TA45-2503180)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait la suspension de la décision du 13 juin 2025 refusant le passage en classe de seconde générale et technologique de sa fille. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'avait pas introduit de requête en annulation préalable, condition nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés a pu rejeter la demande sans instruction contradictoire préalable.
N° TA45-2204023(TA45-2204023)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, contestant la décision du 5 septembre 2022 rejetant son recours contre la fin de son congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au 24 juin 2021 et le refus d'allocation temporaire d'invalidité (ATI). Le requérant invoquait une erreur de droit et d'appréciation des faits. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 86-442 et n° 60-1089.
N° TA45-2103211(TA45-2103211)
Cette décision du Tribunal Administratif d'Orléans (1ère chambre) rejette la requête de Mme B A, salariée protégée, qui demandait l'annulation de la décision du 16 juillet 2021 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la société Tecalemit Aerospace Blois. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'absence de contrôle du motif économique et du non-respect de l'obligation de reclassement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, en particulier les articles L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2411-1.
N° TA45-2103212(TA45-2103212)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 16 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la société Tecalemit Aerospace Blois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'absence de contrôle du motif économique et du reclassement, ainsi que le défaut de vérification du lien avec le mandat, et les a écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement économique et à la protection des salariés mandatés.
N° TA45-2103214(TA45-2103214)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B A, salariée protégée, contestant la décision du 16 juillet 2021 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la société Tecalemit Aerospace Blois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'absence de contrôle du motif économique et du défaut de reclassement, en se fondant sur les articles L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2411-1 du code du travail. Il a estimé que l'inspectrice du travail avait suffisamment motivé sa décision et vérifié la réalité du motif économique, la sauvegarde de la compétitivité de l'entreprise, ainsi que l'obligation de reclassement et l'absence de lien avec le mandat de la requérante. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA45-2200130(TA45-2200130)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. B A, salarié protégé, qui contestait la décision de l’inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la société Tecalemit Aerospace Blois. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l’administration avait procédé aux vérifications requises, notamment sur la réalité du motif économique tiré de la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l’entreprise, sur le respect de l’obligation de reclassement et sur l’absence de lien entre le licenciement et le mandat du salarié. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2411-1 du code du travail. Les conclusions accessoires de M. A ont également été rejetées.
N° TA45-2503184(TA45-2503184)
Suspension d'une décision de la Maison départementale des personnes handicapées d'Eure-et-Loir réduisant l'aide humaine allouée à un enfant handicapé. Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2503079(TA45-2503079)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par M. B A d'une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados l'obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l'intéressé avait été assigné à résidence dans le Calvados après sa libération, le tribunal a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Caen. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier à cette juridiction par ordonnance.
N° TA45-2405106(TA45-2405106)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. C D, représenté par son tuteur légal, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet d’Indre-et-Loire du 25 juillet 2024 annulant son permis de conduire. Par un mémoire enregistré le 25 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le magistrat désigné, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte par ordonnance du 26 juin 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2503220(TA45-2503220)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le maire de Nouzilly avait retiré un certificat de non-opposition à déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de télécommunications. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu des obligations de couverture incombant à l'opérateur et de l'intérêt public lié à la continuité du service. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'arrêté de retrait étant insuffisamment motivé en droit et en fait au regard des articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2503082(TA45-2503082)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 19 mai 2025 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit, un défaut de motivation et une méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande d’asile présentée au nom de l’enfant constituait un réexamen, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 552-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue s’appuie sur la directive 2013/33/UE et la Convention internationale des droits de l’enfant, sans y voir une violation.
N° TA45-2503027(TA45-2503027)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par une mère isolée enceinte de jumeaux, afin de suspendre la décision du président du conseil départemental de Loir-et-Cher mettant fin à la prise en charge de son hébergement. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante disposant de ressources suffisantes pour faire face à ses besoins, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2502974(TA45-2502974)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 22 mai 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés invoquées (suspension du contrat d'apprentissage, perte de ressources et de logement) constituant des conséquences normales de l'irrégularité de sa situation et non une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA45-2501438(TA45-2501438)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 6 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Aucun texte spécifique n'a été appliqué pour annuler les actes contestés.
N° TA45-2404454(TA45-2404454)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du département du Loiret de lui verser le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé qu'en matière de plein contentieux, il ne se prononce pas sur les vices propres de la décision attaquée mais examine les droits du requérant. Il a estimé que le département était fondé à rejeter la demande, car Mme B n'a pas justifié de sa situation réelle, l'administration ayant démontré qu'elle exerçait une activité non déclarée de prestations esthétiques via des comptes Instagram et Snapchat, et percevait des sommes importantes. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA.
N° TA45-2503067(TA45-2503067)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 29 mai 2025 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de Mme B. Bien que la requérante, kinésithérapeute libérale, ait invoqué une atteinte grave à sa situation professionnelle, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Cette appréciation repose sur la gravité et le caractère répété des huit infractions au code de la route commises entre 2018 et 2025, dont des excès de vitesse importants et un usage du téléphone, malgré une précédente suspension de permis. Le juge a ainsi considéré que l'intérêt général de la sécurité routière primait sur l'atteinte alléguée à la situation personnelle de l'intéressée.