Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2500533(TA45-2500533)
Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 30 juin 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du recteur de l'académie d'Orléans-Tours du 7 janvier 2025 le déplaçant dans l'intérêt du service. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements par ordonnance. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée avant tout examen au fond.
N° TA45-2503277(TA45-2503277)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la délivrance d'un document de séjour pour exercer une activité de travailleur indépendant. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de ses démarches auprès de la préfecture ou de la réalité de son activité professionnelle. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre ou discrimination n'a été caractérisée. En raison du caractère abusif de la requête, M. A a été condamné à une amende de 500 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
N° TA45-2503246(TA45-2503246)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, prise par un magistrat désigné, concerne une requête en excès de pouvoir de M. A contre un arrêté du préfet de la Sarthe du 24 juin 2025 l'interdisant de retour sur le territoire français pour trois ans. Le tribunal constate que, suite à sa libération du centre de rétention d'Olivet, M. A a été assigné à résidence au Mans par un arrêté du même préfet. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Nantes, dans le ressort duquel se situe le lieu d'assignation à résidence.
N° TA45-2503163(TA45-2503163)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant son exclusion de la formation en soins infirmiers pour cinq ans. La juge a estimé que la lettre de notification du 9 mai 2025, émanant de la directrice de l'IFSI/IFAS de Châteaudun, ne constituait pas une décision faisant grief et que les conclusions dirigées contre elle étaient manifestement irrecevables. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience. La décision s'appuie sur l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.
N° TA45-2503225(TA45-2503225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés professionnelles et personnelles invoquées par le requérant, notamment pour ses déplacements à Tours, ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2503260(TA45-2503260)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire d'Argenvières fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face au risque d'effondrement d'une maison menaçant la sécurité publique, le juge a désigné un expert en génie civil. Cette mission consiste à examiner le bâtiment dans les 24 heures, à évaluer le danger et son caractère imminent, et à proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2501089(TA45-2501089)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 2 décembre 2024 du préfet d'Indre-et-Loire portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de cinq ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit concernant l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance du droit à la vie privée et familiale, étaient manifestement infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans audience.
N° TA45-2500611(TA45-2500611)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par le syndicat Sud Santé Sociaux 37 d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de retrait définitif de fresques et dessins dans l'internat du CHRU de Tours. Le syndicat n'ayant pas répondu à l'invitation de confirmer le maintien de sa requête, dans le délai d'un mois prévu à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 27 juin 2025, la présidente de la 4ème chambre lui a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2503081(TA45-2503081)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Par un mémoire du 26 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 juin 2025.
N° TA45-2503049(TA45-2503049)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé d'admettre exceptionnellement au séjour M. A..., un ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la promesse d'embauche produite étant insuffisante, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2503213(TA45-2503213)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 18 mars 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A..., ressortissante sierra-léonaise. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la perte de revenus et la naissance d'un troisième enfant. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, incluant la violation des articles L. 435-3, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA45-2304409(TA45-2304409)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant géorgien, d'une demande d'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'enregistrer la demande au seul motif que l'intéressé faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, ce qui ne suffit pas à caractériser un caractère abusif ou dilatoire. En conséquence, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, tout en rejetant le surplus des conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2503252(TA45-2503252)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 24 octobre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces, sur le fondement des articles 37 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2502577(TA45-2502577)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B A tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a rappelé que la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction, même après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet. En l'espèce, la demande de titre de séjour de M. A avait déjà fait l'objet d'une décision implicite de rejet, rendant sans objet la demande de délivrance d'un récépissé.
N° TA45-2502846(TA45-2502846)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés invoquées (suspension du contrat d'apprentissage et perte de revenus) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension, l'intéressé étant par ailleurs hébergé. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2503189(TA45-2503189)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s'est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le requérant, sans domicile stable, bénéficiait d'une domiciliation à Paris au titre du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, compétent en raison du lieu de résidence de l'intéressé.
N° TA45-2200131(TA45-2200131)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, salariée protégée, qui demandait l'annulation de la décision du 16 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la société Tecalemit Aerospace Blois. Le tribunal a considéré que l'administration avait suffisamment motivé sa décision et avait procédé aux contrôles requis, notamment sur la réalité du motif économique tiré de la nécessité de sauvegarder la compétitivité de l'entreprise, sur le respect par l'employeur de son obligation de reclassement, et sur l'absence de lien entre le licenciement et le mandat de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2411-1 du code du travail.
N° TA45-2502972(TA45-2502972)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 25 février 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant mongol. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, soulevé à l'audience, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La décision contestée a été jugée entachée d'un vice de forme pour absence de signature, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2503226(TA45-2503226)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une contestation relative au recouvrement de cotisations URSSAF dues par son fils. Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, dont la compétence appartient au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, l'ordonnance rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502958(TA45-2502958)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du 11 juin 2025 par lequel la préfète du Loiret l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public.