Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2502933(TA45-2502933)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Champhol sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un bâtiment présentant un péril pour la sécurité publique après un incendie. Le juge a désigné un architecte comme expert, avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer le danger et son éventuel caractère imminent, et de proposer des mesures de sécurité. La décision applique les articles L. 511-9, R. 511-2, R. 556-1 et R. 531-1 du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA45-2404156(TA45-2404156)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant son affectation en tant que titulaire sur zone de remplacement en Eure-et-Loir Sud. Le requérant invoquait des difficultés personnelles et familiales liées à l'éloignement de son domicile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants ou manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables.
N° TA45-2404165(TA45-2404165)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B A d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler une sanction disciplinaire de blâme qui lui a été infligée le 27 octobre 2023. La requête a été enregistrée le 30 septembre 2024, soit près de dix mois après la notification de la décision attaquée intervenue le 20 novembre 2023. En application de l'article R. 4137-134 du code de la défense, le délai de recours contentieux contre une sanction disciplinaire est de deux mois à compter de sa notification. Par conséquent, la requête, tardive, est manifestement irrecevable et a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502683(TA45-2502683)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 26 mai 2025 de la préfète du Loiret lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de cette même convention. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, notamment en raison de l'absence de résidence stable et de la présence de la famille en France. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA45-2402786(TA45-2402786)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du ministre des armées. Il a ordonné une expertise pour décrire et analyser les désordres (épaufrures et éclatements) affectant les dalles en béton des parkings aéronautiques A400M de la base aérienne d'Orléans-Bricy, rénovés à partir de 2013. L'expert devra déterminer les causes de ces désordres, notamment la possible gélivité des granulats, évaluer les travaux réparatoires et leur coût, et fournir des éléments techniques pour l'éventuel partage des responsabilités entre les constructeurs (Bouygues TP, SMBP, CEREMA) et leurs assureurs. Les conclusions des parties défenderesses tendant au rejet de leur mise en cause ou à leur mise hors de cause ont été rejetées, la mesure étant jugée utile pour le litige principal.
N° TA45-2502778(TA45-2502778)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe et géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 26 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, confirmant la légalité des décisions contestées.
N° TA45-2403314(TA45-2403314)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait son reclassement dans le corps d'encadrement et d'application de la police nationale et invoquait une rupture d'égalité de traitement. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, car introduite plus de deux mois après la notification de l'arrêté attaqué, intervenue le 27 décembre 2023.
N° TA45-2404882(TA45-2404882)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait son arrêté de révocation pris par le ministre de l'intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, l'arrêté ayant été notifié le 29 juin 2024 et le recours introduit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions dirigées contre le courrier du 24 octobre 2024 ont également été rejetées comme manifestement infondées. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA45-2204319(TA45-2204319)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une lettre de l'université de Tours l'informant d'une saisine du conseil médical pour un éventuel placement d'office en congé de longue durée. Le tribunal a jugé que ce courrier, se bornant à une simple information sans modifier sa situation, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2502779(TA45-2502779)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 3 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant la délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée et du maintien irréguliers de l'intéressé, et que la motivation était suffisante.
N° TA45-2305178(TA45-2305178)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet d’Eure-et-Loir de faire droit à sa demande de regroupement familial pour sa fille. En cours d’instance, le préfet a accordé le regroupement familial par une décision du 31 janvier 2024. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Il rejette la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2404741(TA45-2404741)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Braun couverture comme manifestement irrecevable. La société contestait le rejet de son offre pour un marché de construction d'un groupe scolaire par la commune de Mainvilliers, mais n'a pas présenté de conclusions claires contre une décision administrative. Le juge a relevé que la requête ne contenait pas de moyens juridiques précis et que les délais de recours étaient expirés, rendant toute régularisation impossible. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502841(TA45-2502841)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, car le silence gardé pendant quatre mois par l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2401058(TA45-2401058)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. La requérante contestait un indu de rémunération et d'allocation adulte handicapé, mais n'a présenté aucune conclusion dirigée contre une décision administrative ni demande d'indemnité. Le juge a constaté que cette demande ne relevait pas de la compétence du juge administratif et que les délais de recours étaient expirés, rendant la requête non régularisable. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502842(TA45-2502842)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Loiret de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2502663(TA45-2502663)
Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi en référé par le préfet de Loir-et-Cher sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, suspend l'exécution du permis de construire délivré le 18 décembre 2024 par le maire de Selles-Saint-Denis. Le projet autorisé, qui prévoit notamment la construction d'une maison d'habitation et le changement de destination d'une écurie en zone agricole (A) et naturelle (N), méconnaît les articles L. 151-11 et suivants du code de l'urbanisme ainsi que les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) qui n'autorisent les constructions nouvelles à usage d'habitation que si elles sont liées et nécessaires à l'agriculture. En l'état de l'instruction, ces moyens sont jugés propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, justifiant la suspension demandée.
N° TA45-2502430(TA45-2502430)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l’arrêté du maire de Châtillon-sur-Loire du 2 juillet 2024 ordonnant la fermeture au public de son bar et de deux gîtes. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les atteintes aux revenus et à la situation personnelle invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l’intérêt public lié à la sécurité. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de contradictoire ou l’absence de danger, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l’habitation.
N° TA45-2502773(TA45-2502773)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, qui sollicitait un premier titre de séjour et non un renouvellement, ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'interruption de son contrat d'apprentissage. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2203060(TA45-2203060)
Le Tribunal administratif d’Orléans a pris acte du désistement d’office de Mme B, qui contestait son ajournement définitif à une licence professionnelle et le refus de l’université d’Orléans de l’autoriser à remplacer un stage par un projet d’entreprise. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a ordonné le désistement de l’ensemble de ses conclusions, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2501380(TA45-2501380)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Bourges de l'indemniser pour les dommages causés à son véhicule par la chute d'un arbre. La juridiction a considéré que la simple transmission de documents, sans exposé des faits, moyens ou conclusions, ne constituait pas une requête recevable au sens des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.