Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301559(TA45-2301559)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, maréchal des logis-chef, contestant sa mutation d'office dans l'intérêt du service (MOIS) au sein de la région de gendarmerie du Centre-Val de Loire, décidée par le ministre de l'intérieur le 31 mars 2022. Le requérant, qui avait refusé de se soumettre à l'obligation vaccinale contre la covid-19, invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, le caractère disciplinaire déguisé de la mutation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que la mutation, fondée sur l'instruction n° 514510/ARM/DCSSA/ESSD du 7 décembre 2021 rendant la vaccination obligatoire pour les militaires, ne constituait pas une sanction déguisée mais une mesure d'organisation du service justifiée par l'inaptitude au contact avec le public. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2501607(TA45-2501607)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., qui contestait ses conditions de détention et demandait une indemnisation, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant n'avait pas produit la décision administrative attaquée ni justifié de l'existence d'une réclamation préalable, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2300467(TA45-2300467)

Le Tribunal administratif d'Orléans annule la décision du 15 décembre 2022 par laquelle le maire de Neuillé-le-Lierre a mis fin au contrat à durée déterminée de M. C en cours de période d'essai. Le juge retient que la rupture du contrat n'a pas été précédée de l'entretien préalable obligatoire prévu à l'article 4 du décret n° 88-145 du 15 février 1988, constituant une garantie pour l'agent. La requête en excès de pouvoir est donc accueillie, et les conclusions de la commune au titre des frais d'instance sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2300006(TA45-2300006)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son classement dans le groupe de fonctions B2 pour le calcul de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) par le centre communal d'action sociale (CCAS) de Tours. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, en se fondant sur les dispositions de l'article R. 123-23 du code de l'action sociale et des familles et sur une délégation de pouvoirs régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2202780(TA45-2202780)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme D, adjointe territoriale, contestant le refus du maire de Tours de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie (douleurs aux genoux). La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes d'annulation des décisions des 6 décembre 2021, 25 mars 2022 et 3 juin 2022. Le tribunal a notamment jugé que la requête était irrecevable en ce qui concerne la décision du 6 décembre 2021, faute d'avoir été contestée dans les délais, et que les moyens soulevés contre les autres décisions n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de la sécurité sociale relatives aux maladies professionnelles.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502189(TA45-2502189)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... contestant un refus de permis de visiter un détenu pour sa fille mineure. La requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation notifiée le 7 mai 2025. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502701(TA45-2502701)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat CGT du centre hospitalier de Dreux. Celle-ci demandait la suspension de la décision du directeur de l'établissement interdisant la pose de congés annuels entre le 15 et le 31 décembre. Le juge a estimé que la mesure d'organisation des congés, prise en application du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002, ne portait pas atteinte aux droits statutaires des agents et ne constituait pas une décision susceptible de faire l'objet d'un référé-suspension. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2502849(TA45-2502849)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de suspension de permis de visite d'un détenu prise par le directeur du centre de détention de Châteaudun, s'est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait en Haute-Savoie, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal administratif du lieu de résidence de la personne faisant l'objet de la mesure de police. En conséquence, l'affaire a été transmise au Tribunal administratif de Grenoble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2202769(TA45-2202769)

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du 19 juillet 2022 du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et de vice de procédure, relevant que la décision a été signée par une autorité délégataire et prise sur un rapport motivé du directeur interrégional. Il juge également que la prolongation, au-delà de deux ans, ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 213-21 à R. 213-25 du code pénitentiaire, compte tenu des antécédents de l'intéressé.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA45-2203101(TA45-2203101)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a condamné l'État à verser à M. B, détenu au centre de détention de Châteaudun, la somme de 501,08 euros au titre d'arriérés de salaire pour son travail de production effectué entre août 2021 et février 2022. La juridiction a constaté que sa rémunération brute, calculée sur la base de 45 % du SMIC horaire conformément à l'article D. 432-1 du code de procédure pénale, avait été sous-évaluée. Après application des cotisations sociales prévues par les articles R. 381-99 et R. 381-105 du code de la sécurité sociale, le tribunal a fixé le montant net dû à 1 391,34 euros, dont 501,08 euros restaient impayés. La solution retenue fait droit à la demande indemnitaire de M. B, le ministre de la justice ayant reconnu l'erreur de calcul.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203134(TA45-2203134)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la décision du directeur du centre pénitentiaire d'Orléans-Saran ordonnant sa gestion menottée lors de ses déplacements. Le tribunal a jugé que la décision, signée par le chef d'établissement compétent, était fondée sur le comportement dangereux et imprévisible de l'intéressé (antécédents d'évasion, violences, menaces). Cette mesure a été considérée comme proportionnée au regard des nécessités de sécurité et de l'ordre public, conformément aux articles L. 226-1 et R. 226-1 du code pénitentiaire.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2501437(TA45-2501437)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus de la caisse d’allocations familiales d’Indre-et-Loire de lui verser des allocations familiales. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale et donc du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est un rejet par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2203571(TA45-2203571)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, épouse A, qui contestait son exclusion définitive de la formation en soins infirmiers prononcée par l'institut de formations paramédicales (IFPM) du centre hospitalier universitaire d'Orléans. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure, l'incompétence négative de la directrice, l'insuffisance de motivation et l'absence de preuve des faits reprochés. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que les faits d'actes incompatibles avec la sécurité des personnes prises en charge étaient établis, justifiant l'exclusion sur le fondement de l'article 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502505(TA45-2502505)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme B D contestant l'exclusion temporaire de son fils, M. A C, de l'accès au car scolaire pour la période du 2 au 6 juin 2025, prononcée par le président de la région Centre - Val de Loire. La sanction a été prise en application de l'arrêté du 11 août 1976 relatif à la sécurité et à la discipline dans les transports d'élèves, suite à un incident où l'enfant a tiré avec un pistolet à billes dans le car. Le tribunal constate que la requête ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens non assortis de précisions suffisantes, et la rejette en vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2502679(TA45-2502679)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant la Tunisie comme pays de destination pour son éloignement, en exécution d'une peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était légale et proportionnée. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue, l'urgence justifiant l'absence de cette formalité. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2403991(TA45-2403991)

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet d'Indre-et-Loire. Le tribunal estime que l'aide apportée par le requérant à son grand-père, dont le titre de séjour était expiré, ne démontre pas une nécessité absolue de sa présence, et que son insertion professionnelle et personnelle en France est insuffisante. La décision est fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404200(TA45-2404200)

Le Tribunal administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet d'Eure-et-Loir le 16 septembre 2024. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant la décision régulière. Il juge que la mesure ne méconnaît ni le droit au maintien sur le territoire (article L. 542-1 du CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas de liens familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405055(TA45-2405055)

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. Giret, conseiller municipal de Beaugency, contestant son exclusion de la commission « Travaux, urbanisme, logement et mobilité ». Le juge a estimé que la décision attaquée, formalisée par un courriel du maire puis par une délibération du conseil municipal du 3 octobre 2024, était légale au regard de l’article L. 2121-22 du code général des collectivités territoriales. Il a relevé que le conseil municipal pouvait modifier la composition des commissions pour des motifs de bonne administration, sans que le principe de représentation proportionnelle ne soit méconnu. La requête a été rejetée comme manifestement infondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502847(TA45-2502847)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher suspendant son permis de conduire pour cinq mois. La solution retenue est un rejet pour incompétence territoriale, le juge estimant que le tribunal compétent est celui de Nantes, en application des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant résidait en Sarthe à la date de la décision attaquée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA45-2502603(TA45-2502603)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de la SAS Telpro contestant deux titres de perception émis par la commune de Lamotte-Beuvron pour une indemnité d'occupation de locaux communaux. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître du litige, estimant que les biens en cause relèvent du domaine privé de la commune. En application des articles L. 2111-1 et L. 2211-1 du code général de la propriété des personnes publiques, les contestations relatives à l'occupation du domaine privé et aux titres exécutoires y afférents relèvent de la compétence du juge judiciaire. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Résumé IA