Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2104080(TA45-2104080)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme C, agissant pour leur fils B, afin d'obtenir réparation des préjudices résultant d'une infection nosocomiale à Bacillus cereus contractée lors de son séjour en réanimation néonatale au CHRU de Tours. Le tribunal a jugé que l'infection était constitutive d'un accident médical non fautif ouvrant droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale, sur le fondement du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, dès lors que le taux d'incapacité permanente de l'enfant excéderait 25 %. En conséquence, il a condamné l'ONIAM à verser aux requérants une provision de 20 000 euros pour le préjudice d'impréparation et a rejeté les conclusions dirigées contre le CHRU de Tours, faute de faute établie.
N° TA45-2404222(TA45-2404222)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le retrait de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Loir-et-Cher le 12 juillet 2024. Le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué mentionnait les voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 6 octobre 2024, était tardive car présentée après l'expiration du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence, à la procédure ou à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2204576(TA45-2204576)
Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de l’EARL Fils E, qui contestait l’arrêté du 18 juillet 2022 de la préfète de la région Centre-Val de Loire. Cet arrêté avait attribué l’autorisation d’exploiter 24,31 hectares à M. D, classé au rang de priorité n° 1 pour le maintien de son exploitation, tandis que la demande de l’EARL était classée au rang n° 3 pour agrandissement. Le tribunal a jugé que la préfète n’avait commis ni erreur de fait ni erreur d’appréciation, et que les moyens soulevés (incompétence, erreur sur la SAUP, qualification de consolidation) n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 331-1-1, R. 331-1 et L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime.
N° TA45-2502823(TA45-2502823)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la délibération du 5 juin 2025 autorisant la signature d'un marché de travaux pour le lot 2B du groupe scolaire Champdoux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la délibération n'était établi, la subdivision du lot initial et l'absence de convocation de la commission d'appel d'offres étant justifiées par l'infructuosité et le montant modeste du lot concerné. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2203104(TA45-2203104)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B C, agent contractuel du département d'Eure-et-Loir, contestant un titre de recette de 189,06 euros émis pour un trop-perçu de rémunération et demandant le versement de sa prime de précarité et de ses indemnités de congés payés. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que le trop-perçu était justifié car l'agent n'avait pas accompli son service durant la période concernée, conformément aux articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique qui conditionnent la rémunération au service fait. La décision s'appuie également sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 pour la répétition de l'indu. En conséquence, Mme C a été maintenue dans l'obligation de rembourser la somme et n'a pas obtenu les indemnités complémentaires réclamées.
N° TA45-2301588(TA45-2301588)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, maréchal des logis-chef de gendarmerie, qui contestait sa notation annuelle pour l'année 2022. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision ministérielle rejetant son recours administratif préalable obligatoire (RAPO), la méconnaissance des articles R. 4135-1 et suivants du code de la défense et de l'instruction n° 105300 du 31 décembre 2021, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en se fondant sur un arrêté de délégation de signature du ministre de l'intérieur. Il a ensuite jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés, sans préciser davantage son analyse dans l'extrait fourni, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. C.
N° TA45-2201550(TA45-2201550)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C D, qui contestait le rejet de sa candidature au poste de « Directeur des fonctions supports » et la nomination de M. A B au poste fusionné de « Directeur EHPAD et fonctions supports » au CCAS de Tours. Le tribunal a jugé que la création du nouveau poste, distinct de celui initialement ouvert, avait été régulièrement approuvée par le comité technique et le conseil d’administration, et que la décision de ne pas retenir le requérant n’était entachée ni d’incompétence, ni de discrimination, ni d’erreur manifeste d’appréciation. Les moyens tirés du détournement de procédure et du défaut de transmission au centre de gestion ont également été écartés. La demande d’injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2203806(TA45-2203806)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B contestant le refus du maire de Veigné d'abroger le classement en zone Np de ses parcelles dans le PLU de 2016. Le tribunal a jugé que, pour apprécier la légalité du refus d'abrogation, il doit se placer à la date de sa décision et vérifier si le classement contesté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des règles d'urbanisme applicables. Après analyse, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. B, estimant que le classement en zone Np n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2203026(TA45-2203026)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SCI Le Buisson aux Bois, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser des préjudices subis en raison d’une prétendue carence de contrôle des ministres de l’agriculture et de l’économie sur la SAFER du Centre, dans le cadre de l’exécution d’une vente consécutive à un droit de préemption exercé en 2006. Le tribunal a jugé que l’action en responsabilité était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le préjudice invoqué n’étant pas continu au sens de cette loi, et que l’État n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et des frais de justice.
N° TA45-2300382(TA45-2300382)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme E, qui contestait des certificats de suspension de sa pension civile de retraite pour cumul d'activités non déclarées. La requérante soutenait notamment la prescription des sommes réclamées pour 2017 et 2018, mais le tribunal a retenu l'existence d'une omission déclarative de sa part, écartant ainsi l'application de la prescription prévue à l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite. La solution retenue confirme la légalité des suspensions, fondées sur les articles R. 91 et R. 92 du même code, et valide la compétence des signataires des décisions.
N° TA45-2501302(TA45-2501302)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant la décision implicite de rejet du préfet d'Eure-et-Loir refusant de lui délivrer un titre de séjour en tant que conjointe d'un ressortissant français. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant qu'elle était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai légal d'un mois suivant la demande de l'intéressée. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cet examen, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA45-2500817(TA45-2500817)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait des violences conjugales subies de la part de son époux français. Le tribunal a fait droit à sa demande en considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de ces violences, conformément à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2500738(TA45-2500738)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 31 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que le préfet avait procédé à un examen personnel de la situation de Mme C. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA45-2405230(TA45-2405230)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. C d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Avertin délivrant un permis de démolir et de construire à l'EPIC Val Touraine Habitat pour un programme de 16 logements et commerces. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité des avis d'Enedis et du service d'incendie après modification du projet, la méconnaissance des règles du PLU sur le stockage des ordures ménagères (article UA4) et le stationnement (article UA12), ainsi que le non-respect des prescriptions du PPRI. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les modifications apportées au projet ne nécessitaient pas de nouvelle consultation des services, que le règlement du PLU n'imposait pas d'espace de stockage dédié, que le nombre de places de stationnement était conforme aux règles applicables à l'habitat collectif, et que les logements en duplex n'étaient pas soumis à l'obligation de plancher habitable au-dessus des plus hautes eaux connues. La décision s'appuie sur les articles R. 423-50 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLU de Saint
N° TA45-2402718(TA45-2402718)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant des retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, la décision attaquée datant du 5 août 2013. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, constatant que la notification de la décision mentionnait les voies et délais de recours et que le recours gracieux tardif n'avait pu proroger ce délai.
N° TA45-2202618(TA45-2202618)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, agent stagiaire de la commune d'Avord, pour contester son exclusion définitive du service. La requérante soutenait notamment que les faits reprochés (falsification d'un compte-rendu et retards) avaient déjà été jugés par le tribunal et que la procédure disciplinaire était irrégulière. La commune opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté de la requête contre l'arrêté de suspension. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, jugeant que les conclusions dirigées contre l'arrêté de suspension étaient irrecevables et que la sanction d'exclusion définitive, fondée sur des manquements professionnels graves et réitérés, était proportionnée et légalement justifiée au regard des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets applicables.
N° TA45-2304810(TA45-2304810)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé le regroupement familial de M. B pour sa fille. Le tribunal estime que la préfète n'a pas suffisamment motivé son refus et a commis une erreur d'appréciation en remettant en cause l'acte d'état civil haïtien sans démontrer son caractère irrégulier ou falsifié, en méconnaissance de l'article 47 du code civil. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA45-2304263(TA45-2304263)
Le Tribunal administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA45-2301913(TA45-2301913)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel du département du Cher, qui contestait le remboursement d'un trop-perçu d'indemnité spécifique de 1 273,12 euros pour la période d'août 2022 à janvier 2023. Le tribunal a jugé que, sur le fondement de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, l'administration pouvait répéter l'indu dans un délai de deux ans, sans que l'absence d'arrêté formalisé ou l'erreur informatique du département ne fassent obstacle à ce recouvrement. La solution retenue confirme la décision de l'administration, en application des décrets n° 90-693 du 1er août 1990 et n° 2021-1411 du 29 octobre 2021 relatifs aux indemnités des personnels de la fonction publique.
N° TA45-2202539(TA45-2202539)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, assistante territoriale d'enseignement artistique, qui contestait sa suspension de fonctions pour défaut de présentation du passe vaccinal. Le tribunal a jugé que l'école de musique d'Amilly, ne délivrant pas de diplôme, ne relevait pas de l'article L. 216-2 du code de l'éducation et était donc soumise à l'obligation vaccinale prévue par le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021. La suspension a été validée, la signature de l'arrêté par une autorité compétente et l'absence de rétroactivité illégale ayant été établies. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les autres demandes de Mme C ont également été rejetées.