Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2502616(TA45-2502616)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Saint-Gervais-la-Forêt. Celle-ci sollicitait l'autorisation de pénétrer chez des propriétaires pour élaguer des arbres menaçant la voie publique, après une mise en demeure restée sans effet. Le juge a estimé que la mesure était dépourvue d'utilité, car le maire dispose déjà, en vertu des articles L. 2212-2-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, du pouvoir de procéder d'office à l'élagage sur le surplomb du domaine public routier sans autorisation judiciaire préalable.
N° TA45-2500978(TA45-2500978)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un refus de séjour, une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence. Le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 10 de l'accord franco-tunisien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a validé la légalité des arrêtés préfectoraux du 7 février et du 4 avril 2025, rejetant ainsi les demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2502931(TA45-2502931)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la saisie administrative à tiers détenteur formée par Mme A. Celle-ci contestait un acte de poursuite pour le recouvrement d'une créance non fiscale de revenu de solidarité active. Le juge estime que ce litige relève du contentieux du recouvrement, et donc de la compétence exclusive du juge de l'exécution, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA45-2202633(TA45-2202633)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son élimination au CAP "Équipier polyvalent du commerce" pour absence à l'épreuve d'EPS. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions dirigées contre une décision administrative, ni demande indemnitaire, et le moyen soulevé n'était pas assorti de précisions suffisantes. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, constatant que le délai de recours était expiré et que la requête ne pouvait plus être régularisée.
N° TA45-2303510(TA45-2303510)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans concerne une demande de M. A, conseiller municipal, visant à annuler une délibération du 23 juin 2023 de la commune de Saint-Jean-le-Blanc modifiant l'article 33 de son règlement intérieur sur la diffusion des tribunes des élus de la minorité. Le tribunal constate que la commune a adopté une nouvelle délibération modifiant l'article contesté, ce qui a entraîné le retrait définitif de l'acte attaqué. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, la disparition rétroactive de l'acte rendant le recours sans objet. Les autres conclusions de M. A, notamment indemnitaires et injonctives, sont également rejetées comme irrecevables ou sans fondement.
N° TA45-2501300(TA45-2501300)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet d'Indre-et-Loire, mais n'a présenté ni conclusions précises ni moyens suffisamment étayés. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, constatant l'absence de décision attaquable et l'expiration du délai de recours.
N° TA45-2501114(TA45-2501114)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A et Mme C. Celle-ci demandait l'annulation de la délibération du 2 mars 2022 par laquelle le conseil municipal de Châteaudun avait autorisé le déclassement et la cession d'une parcelle. Le tribunal a constaté que la délibération, transmise en préfecture et affichée en mairie le 4 mars 2022, n'avait été contestée que le 5 mars 2025, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2500951(TA45-2500951)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A pour contester le refus implicite du préfet du Cher de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié. Après que le préfet a indiqué que la carte était en cours de fabrication, M. A s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 400 euros à M. A et 100 euros à son avocat au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA45-2405626(TA45-2405626)
Recours en excès de pouvoir d’une requérante contestant le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le Tribunal administratif d’Orléans rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir présenté des conclusions et moyens conformément à l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La transmission d’un simple recours gracieux ne constitue pas une requête valable. L’ordonnance est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2300258(TA45-2300258)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du centre financier de La Poste d’Orléans fixant des taux d’incapacité à 5 % et 0 % pour des pathologies consécutives à un accident de service. En cours d’instance, M. B s’est vu concéder l’allocation temporaire d’invalidité sollicitée par un arrêté ministériel du 6 février 2023. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.
N° TA45-2300871(TA45-2300871)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la SA Bouygues Télécom d'une demande en décharge de cotisations d'IFER sur ses stations radioélectriques pour les années 2020 à 2022, pour un montant total de plus de 6 millions d'euros. La société n'ayant pas répondu à l'invitation du président de la formation de jugement de confirmer le maintien de sa requête, elle est réputée s'être désistée en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 16 juin 2025, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2404925(TA45-2404925)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 30 septembre 2024 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que ce refus d'enregistrement, motivé par le caractère incomplet du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA45-2401139(TA45-2401139)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 29 novembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et procédé à un examen particulier de la situation de M. A, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2402359(TA45-2402359)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président de la communauté de communes prescrivant la modification simplifiée n°2 du PLUi, sur le fondement de l’article L. 153-45 du code de l’urbanisme. En cours d’instance, l’arrêté contesté a été retiré par la collectivité, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leurs conclusions à fin d’annulation. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d’instance présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502677(TA45-2502677)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 26 mai 2025 fixant le pays de destination pour son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction du territoire français. Le requérant a abandonné son moyen initial tiré de la méconnaissance du contradictoire pour soulever celui de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, invoquant sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, compte tenu de la situation irrégulière de M. B, de ses attaches familiales subsistantes dans son pays d'origine et de la gravité des faits ayant justifié la peine d'interdiction du territoire. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2502955(TA45-2502955)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Chartres sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le maire sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé 25 rue Muret, présentant un péril pour la sécurité publique en raison de l'apparition soudaine d'importantes fissures. Le juge a désigné un expert ingénieur en bâtiment pour constater l'état du bâtiment, évaluer la solidité de ses éléments, déterminer l'existence et le caractère imminent d'un danger, et proposer des mesures de nature à y mettre fin. Cette mission d'expertise doit être réalisée dans les vingt-quatre heures suivant l'ordonnance.
N° TA45-2502851(TA45-2502851)
Cette ordonnance du Tribunal administratif d'Orléans concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, d'interdiction de retour et de fixation du pays de renvoi. Le juge, statuant en application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate que le requérant a été assigné à résidence en Seine-Maritime. En conséquence, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Rouen, territorialement compétent.
N° TA45-2502678(TA45-2502678)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir fixant le pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire français. Le requérant invoquait la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la protection subsidiaire dont bénéficie M. A en Italie, en vertu du principe de confiance légitime entre États membres de l'Union européenne, garantit qu'il ne sera pas exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2304411(TA45-2304411)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant le montant de l'aide de solidarité de 5 000 euros accordée par l'Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le requérant estimait cette aide insuffisante, invoquant notamment son séjour à la cité de l'Herveline, ajoutée par le décret n° 2023-890 du 21 septembre 2023 à la liste des structures fixée en annexe du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, ni d'aucune pièce justificative. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA45-2502437(TA45-2502437)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur demande de la préfète du Loiret, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C et Mme D et de leurs enfants du centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (CADA) qu'ils occupaient sans droit. La juridiction a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le maintien des intéressés, dont les demandes d'asile avaient été définitivement rejetées, empêchait l'accueil de nouveaux bénéficiaires. Le juge a écarté les circonstances personnelles et familiales invoquées, estimant qu'elles ne faisaient pas obstacle à la mesure d'expulsion. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.