Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2502675(TA45-2502675)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé les arrêtés du 23 mai 2025 par lesquels le préfet d’Indre-et-Loire avait obligé Mme B, ressortissante comorienne, à quitter le territoire français, l’avait assignée à résidence et avait prononcé une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a constaté que le préfet avait abrogé ces arrêtés le 2 juin 2025, rendant la requête sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et a enjoint au préfet de restituer le passeport de Mme B. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA45-2402593(TA45-2402593)

Le Tribunal administratif d'Orléans a pris acte, par ordonnance du 5 juin 2025, du désistement pur et simple de la société Sogeres de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation de la commune d'Orléans à lui verser une indemnité de près de 4,6 millions d'euros en réparation du préjudice financier subi dans le cadre d'un contrat de délégation de service public de restauration. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n'ayant été relevée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204640(TA45-2204640)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le retrait total de la subvention "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat. La requérante invoquait des difficultés techniques et sollicitait une prime exceptionnelle pour sa situation personnelle. Le juge a estimé que ce moyen, relevant d'une demande gracieuse, était inopérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, lequel statue uniquement en droit. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502665(TA45-2502665)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 27 mai 2025 fixant le pays de destination de son éloignement, consécutif à une peine d'interdiction définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2502611(TA45-2502611)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados l'obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l'intéressé avait été assigné à résidence dans le Calvados après sa libération du centre de rétention d'Olivet, le tribunal a estimé que le litige relevait désormais de la compétence territoriale du tribunal administratif de Caen. En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

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OrdonnanceREJETE

TA45-2502763(TA45-2502763)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision de la préfète de la Seine-Saint-Denis refusant de lui attribuer quatre points sur son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation. Le juge a estimé que le tribunal n'était pas territorialement compétent, car à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), relevant du tribunal administratif de Montreuil. En application des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2502613(TA45-2502613)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 2 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité financière invoquée résultait de la propre décision de l'employeur de suspendre le contrat de travail de l'intéressée en raison de son irrégularité, et non de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, sur la base des dispositions du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502760(TA45-2502760)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé le regroupement familial sollicité par M. D C au bénéfice de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que le requérant vit séparé de son épouse depuis leur mariage en 2009, soit depuis plus de quinze ans, et que cette séparation prolongée ne caractérise pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2404928(TA45-2404928)

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le retrait de trois points de son permis de conduire suite à une infraction du 28 mars 2023, ainsi que le refus de lui restituer quatre points après un stage de sensibilisation effectué en avril 2023. Le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au refus de restitution des quatre points, ceux-ci ayant été crédités le 1er juin 2024. Concernant le retrait de trois points, la requête est jugée manifestement irrecevable, l’infraction étant devenue définitive et les conclusions n’étant pas argumentées. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route, le tribunal rejette le surplus des conclusions et ne fait pas droit à la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2402451(TA45-2402451)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B, ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté la demande de communication du dossier administratif, estimant l'affaire en état d'être jugée. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que le préfet d'Eure-et-Loir a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur un simple rappel à la loi pour caractériser une menace à l'ordre public, sans justifier de faits précis entrant dans le champ de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301275(TA45-2301275)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme C, E et autres, qui contestaient la délibération du 31 janvier 2023 par laquelle le conseil municipal de Dadonville a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants demandaient l'annulation du classement de la parcelle ZN 79 en zone agricole A et de l'institution d'un emplacement réservé ER7 sur la parcelle ZN 69. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'absence de prise en compte des objectifs d'aménagement et de réduction de la consommation d'espaces, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a rejeté les requêtes sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 151-9, R. 151-18, R. 151-22 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA45-2502614(TA45-2502614)

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire fixant le pays de destination d'un éloignement, constate un changement de situation de l'intéressé. Suite à sa libération du centre de rétention d'Olivet, M. B a été assigné à résidence dans le département de Maine-et-Loire. En application des articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la compétence territoriale ne relève plus d'Orléans mais du tribunal administratif de Nantes. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2502680(TA45-2502680)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 23 mai 2025 refusant les conditions matérielles d'accueil à M. B et Mme C, ressortissants géorgiens ayant sollicité le réexamen de leur demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait méconnu l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne prenant pas suffisamment en compte la vulnérabilité particulière des requérants, notamment la pathologie grave de M. B (thrombocytose avec lymphome) et les problèmes de santé de leur enfant. La solution retenue impose à l'OFII de réexaminer la situation des intéressés en tenant compte de ces éléments de vulnérabilité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA45-2301536(TA45-2301536)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de son inscription sur la liste d'aptitude aux fonctions de commissaire-enquêteur pour 2023. Par une ordonnance du 5 juin 2025, le président de la 2ème chambre a constaté que M. B, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté, et le tribunal lui donne acte de ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502278(TA45-2502278)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 avril 2025 du maire de Vouzon ordonnant la fermeture au public de l'ensemble hôtelier exploité par la SARL Maxam. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La SARL Maxam a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301556(TA45-2301556)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. et Mme C, de la famille E et autres, qui contestaient la délibération du 31 janvier 2023 par laquelle le conseil municipal de Dadonville a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants demandaient l'annulation du classement de la parcelle ZN 79 en zone agricole A et de l'institution d'un emplacement réservé ER7 sur la parcelle ZN 69. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'absence de caractère de "dent creuse" et la contradiction avec les objectifs d'aménagement, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet des requêtes par ordonnance, sur la base des articles L. 151-9, R. 151-18, R. 151-22 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204422(TA45-2204422)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme A, acquéreurs évincés, qui contestaient la décision de préemption urbain prise par Orléans Métropole le 22 juin 2022 sur un bien situé à Fleury-les-Aubrais. Le tribunal a jugé que la délibération instaurant le droit de préemption était exécutoire, ayant été régulièrement transmise au préfet et publiée, conformément à l'article R. 211-2 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré de la notification tardive, estimant que la décision avait été notifiée dans le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du même code. Enfin, le tribunal a considéré que la réalité d'un projet d'aménagement était établie et que l'absence de libération du bien par le bail commercial n'entachait pas la décision d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2203544(TA45-2203544)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les décisions de préemption du 5 juillet et du 11 août 2022 prises par le président d'Orléans Métropole sur des parcelles situées à Saint-Cyr-en-Val et Ardon. Le tribunal a relevé d'office que la décision du 11 août 2022 méconnaissait le champ d'application territorial de la loi, car elle étendait le droit de préemption à une parcelle située sur une commune (Ardon) non membre d'Orléans Métropole. Cette décision est fondée sur les articles L. 210-1 et L. 213-2-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204241(TA45-2204241)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Nonvilliers-Grandhoux, de la commune de Les Corvées-les-Yys et de la communauté de communes Terres de Perche, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2022 enregistrant une installation de méthanisation exploitée par la coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de l'information du public, l'irrégularité de l'avis de la CDPENAF, l'implantation en zone inconstructible, et la méconnaissance des articles L. 511-1 et L. 512-7-3 du code de l'environnement concernant les prescriptions techniques (eau, sécurité, nuisances, etc.). Il a conclu que l'arrêté attaqué était légal, en application des dispositions du code de l'environnement et de l'arrêté ministériel du 12 août 2010 relatif aux installations de méthanisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204176(TA45-2204176)

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis après sa chute dans une bouche d’égout défectueuse sur la voie publique à Saint-Jean-de-Braye. La responsabilité de la métropole d’Orléans a été engagée sur le fondement du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, la collectivité n’ayant pas démontré avoir pris les mesures nécessaires pour prévenir le danger. Le tribunal a condamné la métropole à verser à M. A une somme totale de 125 344 euros en réparation de ses préjudices, incluant les frais d’expertise, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics et les dispositions du code civil relatives à la réparation intégrale du préjudice.

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