Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2502533(TA45-2502533)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision du 13 mars 2025 par laquelle le ministre des armées avait refusé de modifier l'attestation employeur destinée à France Travail, qui mentionnait une démission comme motif de rupture de son contrat de détachement. En cours d'instance, le ministre a retiré cette décision contestée le 28 mai 2025. Le juge des référés a constaté que ce retrait rendait sans objet les conclusions principales de la requête tendant à la suspension de la décision initiale. Par ailleurs, les nouvelles conclusions de Mme B... visant à suspendre une prétendue décision de refus du 28 mai 2025, présentées après la clôture de l'instruction et sans respect du contradictoire, ont été jugées irrecevables. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a rejeté les demandes présentées au titre des frais de justice.
N° TA45-2502551(TA45-2502551)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 12 mai 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique obligeait M. A, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision méconnaissait les dispositions du 4° de l'article L. 521-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la minorité de l'intéressé à son arrivée en France et de l'absence de preuve d'une entrée irrégulière. La solution retenue s'appuie sur les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2008/115/CE relative au retour des ressortissants en séjour irrégulier.
N° TA45-2502558(TA45-2502558)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la prolongation du placement à l'isolement d'office de M. A... au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut d'avis médical (article R. 213-21 du code pénitentiaire) ou de l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon du 16 avril 2025. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA45-2401359(TA45-2401359)
Le tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Château-Renault. Cette mesure vise à décrire et analyser les désordres (affaissement de terrain) affectant la propriété des époux D, située en bordure de la rivière la Brenne, et à en déterminer les causes et les remèdes. La demande a été jugée utile car les causes des désordres ne sont pas clairement établies, et elle s’inscrit dans la perspective d’un éventuel contentieux en responsabilité relevant de la juridiction administrative. La décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions des parties relatives à la répartition des frais d’expertise ont été rejetées, cette question relevant du seul président du tribunal après l’expertise.
N° TA45-2502610(TA45-2502610)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant la décision de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) du 25 février 2025. Cette décision prononçait le déréférencement de son organisme de formation de la plateforme « Mon compte formation » pour neuf mois et exigeait le remboursement de 123 225 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer qu'elle ne pouvait pas proposer ses formations en dehors de ce dispositif. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA45-2304894(TA45-2304894)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 17 juillet 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour avant de prendre sa décision, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette obligation procédurale s'applique aux ressortissants algériens, l'accord franco-algérien n'écartant pas les règles de procédure communes. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA45-2502417(TA45-2502417)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme D et de son enfant de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (CADA) d'Orléans. La requête de la préfète du Loiret était fondée sur les articles L. 552-15 et R. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), constatant le maintien irrégulier de l'occupante après le rejet définitif de sa demande d'asile et une mise en demeure infructueuse. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, la place devant être libérée pour d'autres bénéficiaires, et a autorisé le recours à la force publique pour l'évacuation forcée ainsi que l'enlèvement des biens meubles aux frais de l'intéressée.
N° TA45-2502685(TA45-2502685)
Suspension de l'exécution d'une décision implicite de rejet d'une demande de certificat de résidence algérien. Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. La condition d'urgence n'est pas remplie, car la précarité administrative et professionnelle invoquée, liée à la délivrance de récépissés, résulte de la situation propre au demandeur et non de la décision contestée. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2502308(TA45-2502308)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, a ordonné l'expulsion de M. C B du logement universitaire qu'il occupe sans titre depuis le 29 janvier 2025. La juridiction a retenu que le litige relève de la compétence administrative, le Crous exerçant une mission de service public de logement étudiant. Constatant l'absence de contestation sérieuse, l'urgence et l'utilité de la mesure pour assurer la continuité du service public, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2501980(TA45-2501980)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A, ressortissante congolaise, tendant à obtenir un titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Loiret avait déjà décidé, le 29 avril 2025, de lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA45-2502686(TA45-2502686)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 juin 2023 par lequel le ministre des armées a placé M. A B en disponibilité pour convenances personnelles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant invoquant une privation de revenus depuis février 2023 sans démontrer en quoi la situation, qui perdurait depuis plusieurs années, nécessitait une intervention urgente du juge des référés. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA45-2502325(TA45-2502325)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent de joindre la décision contestée au recours dans un délai de deux mois.
N° TA45-2502708(TA45-2502708)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Gidy qui demandait l'expulsion de citoyens français itinérants installés illégalement sur une parcelle privée. Le juge a constaté que l'occupation concernait un terrain privé et non le domaine public, ce qui rend la juridiction administrative incompétente pour connaître du litige. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2502676(TA45-2502676)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, mais il a volontairement quitté la France le 2 juin 2025 sans fournir de nouvelle adresse. En application des articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2502306(TA45-2502306)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, ordonne l'expulsion de M. B, occupant sans titre depuis le 20 janvier 2025 d'un logement situé à la résidence Campo Santo. La juridiction retient que la mission de service public de logement étudiant confiée au Crous justifie la compétence administrative et que la mesure d'expulsion, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est urgente et utile pour assurer la continuité du service public. L'occupation persistante sans droit ni titre, malgré une mise en demeure, ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
N° TA45-2502655(TA45-2502655)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a estimé que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du refus définitif de sa demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an.
N° TA45-2502183(TA45-2502183)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales du Nord ordonnant le remboursement d’un indu de RSA et d’ALS, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et L. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent car l’autorité ayant pris la décision attaquée siège dans le ressort de cette juridiction.
N° TA45-2502307(TA45-2502307)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur la demande du Crous d'Orléans-Tours, ordonne l'expulsion de M. B C, occupant sans titre depuis le 29 janvier 2025 d'un logement situé dans la résidence universitaire Les Roses. La juridiction retient que le maintien de l'occupant fait obstacle à la mission de service public de logement des étudiants confiée au Crous, caractérisant ainsi l'urgence et l'utilité de la mesure au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives aux missions des Crous et sur la jurisprudence applicable aux litiges d'expulsion concernant les résidences universitaires.
N° TA45-2502673(TA45-2502673)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet d'Indre-et-Loire refusant de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, sa situation de précarité et sa promesse d'embauche n'étant pas suffisantes en l'absence de titre de séjour antérieur. La requête a été rejetée sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2502486(TA45-2502486)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 7 mars 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le préfet ayant examiné la demande de changement de statut uniquement au regard du titre "salarié" sans vérifier si l'intéressé pouvait prétendre à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours.