Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2303703(TA45-2303703)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de l'EHPAD de La Membrolle-Semblançay de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi. La requérante, aide-soignante ayant démissionné de l'EHPAD avant d'occuper un emploi temporaire dans une commune, soutenait que cet établissement devait l'indemniser. Le tribunal a jugé que, sa démission ne constituant pas une privation involontaire d'emploi, elle ne remplissait pas les conditions prévues par les articles L. 5424-1 et suivants du code du travail pour bénéficier de cette allocation. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA45-2403988(TA45-2403988)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 11 juin 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen particulier de la situation. S'agissant du refus de titre de séjour fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a jugé que le préfet avait légalement suivi l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que le défaut de prise en charge médicale de M. A n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues d'illégalité, ont été confirmées.
N° TA45-2501011(TA45-2501011)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B, ressortissant soudanais, d'une demande d'annulation de la décision du 5 mars 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a examiné la requête sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a soulevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de la décision attaquée, ce qui pourrait conduire à son annulation.
N° TA45-2301721(TA45-2301721)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C née A, qui contestait son exclusion définitive de la formation d'aide-soignante à l'Institut de Formations Paramédicales (IFPM) du CHU d'Orléans, prononcée le 8 mars 2023. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire, un défaut de motivation et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, incluant la demande d'annulation, d'injonction et d'indemnisation pour préjudice moral. Cette décision a été rendue sur le fondement de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.
N° TA45-2403283(TA45-2403283)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet avait pu légalement estimer, sur la base de l'avis du collège de médecins de l'OFII, que Mme A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA45-2501371(TA45-2501371)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 18 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que l'arrêté était suffisamment motivé. Le tribunal a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2402523(TA45-2402523)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'avis de rétention de son permis de conduire. Le juge a estimé que cette décision de rétention, prise par un officier de police judiciaire sur le fondement de l'article L. 224-1 du code de la route, n'est pas détachable de l'opération de police judiciaire. En conséquence, le litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de l'ordre administratif. La requête a donc été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501831(TA45-2501831)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée légalement motivée. Le tribunal a considéré que la demande de réexamen de l'asile déposée par Mme A justifiait ce refus, et que l'OFII avait bien pris en compte sa vulnérabilité, notamment les violences subies. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA45-2501612(TA45-2501612)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Orléans rejette la requête de M. Le Bihannic, agent contractuel, qui contestait son arrêté de suspension pour faute grave pris par le président de la communauté de communes Touraine-Est Vallées. Le juge rappelle que la suspension est une mesure conservatoire non soumise à une procédure contradictoire préalable, rendant inopérant le moyen tiré d’une irrégularité de l’enquête. Il écarte également le moyen fondé sur l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983, inapplicable aux agents contractuels, et estime que les faits d’attouchements sur mineur signalés présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension. La solution retenue s’appuie sur l’article 36 A du décret n° 88-145 du 15 février 1988 et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2502682(TA45-2502682)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Après avoir analysé les pièces du dossier et les débats à l'audience, le tribunal a considéré que les décisions attaquées étaient légales et a rejeté l'ensemble des demandes de M. D.
N° TA45-2501296(TA45-2501296)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les décisions du préfet de Loir-et-Cher du 6 janvier 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit pour non-application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté d'assignation à résidence du 7 mars 2025, faute de notification concomitante avec l'arrêté attaqué. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur le CESEDA et le code de justice administrative.
N° TA45-2500984(TA45-2500984)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 24 mars 2025. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les décisions du préfet d'Eure-et-Loir. Aucun texte spécifique n'a été appliqué pour annuler les actes contestés.
N° TA45-2502730(TA45-2502730)
Le Tribunal Administratif d’Orléans, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A contestant le refus de la préfète de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer des points de permis de conduire après un stage, s’est déclaré territorialement incompétent. Appliquant les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a jugé que la décision attaquée constituait une mesure de police et que le requérant résidait à Aulnay-sous-Bois à la date de cette décision. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent.
N° TA45-2502469(TA45-2502469)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société Eco Shuttle. Celle-ci contestait la notation de son offre et celle de la société attributaire dans le cadre d'un accord-cadre pour le transport d'enfants handicapés, estimant que les critères d'attribution étaient imprécis et que le pouvoir adjudicateur avait dénaturé les offres. Le juge retient que la société requérante n'établit pas de dénaturation de son offre, le rapport d'activité produit ne répondant pas aux exigences du règlement de la consultation, et que la méthode de notation, bien que sommaire, n'a pas méconnu le principe de transparence. La demande est donc rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501515(TA45-2501515)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande d'annulation et de suspension d'une décision du ministre de l'intérieur du 30 décembre 2016, constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, était réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête en annulation a fait l'objet d'un désistement d'office, et la requête en suspension est devenue sans objet.
N° TA45-2502554(TA45-2502554)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par la commune de Cérelles, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'une demande visant à mettre fin à la suspension des permis de construire délivrés à la SAS La Roderie, ordonnée par le Conseil d'État le 8 octobre 2024. La commune et la SAS La Roderie soutiennent que le vice ayant justifié la suspension, tiré de l'absence d'analyse de compatibilité avec une canalisation de transport, a été purgé par la délivrance d'un permis de construire modificatif le 13 mai 2025 et par l'obtention d'un certificat de vérification. En défense, M. C et la SCEA Agroforestière du Val de Choisille contestent la légalité de ce nouveau permis, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur de l'avis favorable, la dissimulation d'une "tente nomade", l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 23 septembre 2016, et la fraude du pétitionnaire. Le juge des référés a rejeté la demande de la commune et de la SAS La Roderie, estimant que les moyens soulevés en défense étaient de nature à créer un doute série
N° TA45-2502423(TA45-2502423)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de l'exécution du refus de titre de séjour pris par le préfet d'Eure-et-Loir le 14 avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. A, bien que précaire, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts justifiant une suspension avant le jugement au fond. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation ou de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA45-2502790(TA45-2502790)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation de M. B, qui bénéficie d'un contrat d'apprentissage et d'une scolarité, ne présente pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. En outre, il relève qu'une précédente requête en référé du même requérant a déjà été rejetée pour défaut de doute sérieux, et que les éléments nouveaux invoqués ne remettent pas en cause cette appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-3, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2502697(TA45-2502697)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante syrienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que Mme C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a estimé que l'intéressée ne justifiait d'aucun motif légitime pour ce retard, son état de grossesse et son ignorance des démarches n'étant pas suffisants pour expliquer l'absence de demande dans les délais. La requête a donc été rejetée.
N° TA45-2401170(TA45-2401170)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B D. Cette mesure vise à déterminer s'il a bénéficié d'une prise en charge médicale adaptée lors de son hospitalisation au centre hospitalier de Chartres (E) à partir du 3 juillet 2015, et à évaluer les responsabilités et préjudices éventuels en lien avec ses séquelles. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour un litige à venir. Le tribunal a rejeté les demandes des parties défenderesses visant à leur donner acte de leurs protestations et réserves, et a également refusé d'imposer un pré-rapport, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge des référés.