Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2401234(TA45-2401234)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts F. Cette mesure vise à déterminer si des manquements dans la prise en charge de Mme I F aux urgences de l'hôpital de Blois le 20 juillet 2023 sont à l'origine de son décès ou lui ont fait perdre une chance de survie. Le centre hospitalier ne s'est pas opposé à l'expertise, bien qu'il ait formulé des protestations et réserves sur sa responsabilité. Le juge a également fait droit à la demande de communication d'un pré-rapport pour garantir le respect du contradictoire.
N° TA45-2201433(TA45-2201433)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'annulation du permis de construire qui lui avait été délivré le 20 juin 2017 par la commune de Tours. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de ce permis, annulé pour méconnaissance de l'article UC 9 du règlement du plan local d'urbanisme, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Toutefois, il a rappelé que le bénéficiaire du permis annulé n'a droit à être indemnisé que des préjudices réels, directs et certains, correspondant aux sommes exposées inutilement pour les travaux autorisés. La solution retenue par le tribunal est donc d'engager la responsabilité de la commune sur le principe, mais de limiter l'indemnisation aux seuls préjudices présentant un lien de causalité direct avec l'illégalité fautive, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA45-2303825(TA45-2303825)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation du centre départemental de gestion (CDG) du Loiret pour harcèlement moral. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de rejet de sa demande indemnitaire, cette décision ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, il a estimé que les faits invoqués par Mme C, notamment le refus d'instruire une demande de prolongation de congé longue maladie et une prétendue rétrogradation, n'étaient pas établis et ne caractérisaient pas un harcèlement moral. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande de suppression de passages injurieux formulée par le CDG.
N° TA45-2200031(TA45-2200031)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'association L214, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 25 000 euros pour préjudices moral et matériel. L'association reprochait aux services de l'État un défaut de surveillance et de contrôle de l'abattoir de Blancafort, notamment après la diffusion d'une vidéo en décembre 2020. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions fondées sur des faits générateurs distincts de ceux invoqués dans la demande préalable, en application des règles de procédure administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes relatifs au bien-être animal invoqués.
N° TA45-2402458(TA45-2402458)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet, par la commission académique d’Orléans-Tours, de son recours gracieux concernant l’aménagement des épreuves du diplôme national du brevet pour sa fille. Par un mémoire enregistré le 14 avril 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 mai 2025. Aucun texte substantiel autre que le code de justice administrative n’a été appliqué au fond.
N° TA45-2204318(TA45-2204318)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme C, agent territorial, contestant la décision du 9 septembre 2021 supprimant son emploi et modifiant ses fonctions au sein de la commune de Sandillon. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière faute de nouvelle consultation du comité technique après un avis défavorable unanime des représentants du personnel, en application de l'article 30-1 du décret du 30 mai 1985. Le tribunal a rejeté la requête sans examiner la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, considérant que la décision de réorganisation des services ne faisait pas grief et que les moyens relatifs à la modification des fonctions n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme C.
N° TA45-2500820(TA45-2500820)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite de rejet née le 23 juin 2024 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour "Étudiant" à M. C, ressortissant angolais. La juridiction retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de ce refus implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2201380(TA45-2201380)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à la SNC Lidl par la commune de Noyant-de-Touraine pour un magasin, ainsi que contre plusieurs permis modificatifs. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment des vices de procédure, des insuffisances dans le dossier de demande, et des atteintes aux règles d'urbanisme et à l'environnement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés ou avaient été régularisés par les permis modificatifs. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401807(TA45-2401807)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’académie d’Orléans-Tours du 22 avril 2024 relative aux conditions de passation des épreuves anticipées du baccalauréat pour leur fils. Par un mémoire du 12 avril 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 mai 2025.
N° TA45-2300062(TA45-2300062)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme C, adjointe au maire de Ports-sur-Vienne, qui contestait l'arrêté du 14 novembre 2022 lui retirant ses délégations de fonctions. La décision s'appuie sur l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, qui permet au maire de révoquer à tout moment les délégations, sous réserve que le motif ne soit pas étranger à la bonne marche de l'administration communale. Le tribunal estime que la rupture de confiance invoquée par le maire, consécutive aux démarches de Mme C auprès du comptable public et du sous-préfet concernant la gestion d'un établissement communal, constitue un motif légitime. Aucun élément ne démontre que le retrait de délégation visait à sanctionner Mme C, la requête est donc rejetée.
N° TA45-2303462(TA45-2303462)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat retirant l’attribution de la subvention « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’agence a fait droit au recours préalable des requérants en leur attribuant la prime de 5 275 euros, rendant la requête sans objet. Par ordonnance, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l’agence à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401398(TA45-2401398)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D C, qui estime avoir subi des préjudices lors de son accouchement au Centre Hospitalier de Romorantin-Lanthenay le 20 août 2021. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, l'hôpital ne s'y étant pas opposé. L'expert devra déterminer les causes des lésions, évaluer les préjudices et, conformément au principe du contradictoire, établir un pré-rapport. Le tribunal a rejeté la demande de l'hôpital visant à lui donner acte de ses protestations et réserves, cette formalité n'étant pas de la compétence du juge des référés.
N° TA45-2502296(TA45-2502296)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. F, un ressortissant étranger, contestant les décisions du préfet de la Sarthe l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de cinq ans, et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la violation du droit à être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'asile, et a conclu qu'aucun n'était fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA45-2300289(TA45-2300289)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les demandes de Mme A, fonctionnaire territoriale et ancienne militaire, qui sollicitait le bénéfice de la bonification pour enfants pour sa pension CNRACL, après avoir déjà obtenu une majoration de durée d'assurance pour ses trois enfants au titre de sa pension militaire. La requérante soutenait que le cumul de ces bonifications entre les fonctions publiques d'État et territoriale était possible, contrairement à ce qu'avait refusé la CNRACL. Le tribunal a rejeté ses requêtes, considérant que la bonification pour enfants avait déjà été accordée par le régime spécial des pensions militaires, et qu'en application des règles de priorité et de non-cumul prévues par le code des pensions civiles et militaires et le code de la sécurité sociale, elle ne pouvait être attribuée une seconde fois par la CNRACL. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA45-2502455(TA45-2502455)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D visant à suspendre la décision du président du conseil départemental de Loir-et-Cher du 28 avril 2025 mettant fin à la prise en charge de son hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer son isolement et l'absence de contribution du père de ses enfants à leur hébergement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA45-2401074(TA45-2401074)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D B. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge au CHRU d'Orléans à partir de novembre 2019 a été conforme, et à évaluer les préjudices et responsabilités liés à une hystérectomie consécutive à des complications post-aspiration utérine. Le CHRU d'Orléans ne s'est pas opposé à l'expertise, formulant des réserves sur sa responsabilité. La mission de l'expert a été complétée, notamment pour inclure la communication d'un pré-rapport aux parties.
N° TA45-2300347(TA45-2300347)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Métro FSD France d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Breil au paiement d'indemnités forfaitaires de recouvrement et d'intérêts moratoires pour retard de paiement de factures. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance invoquée présentait un caractère sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de démonstration que le centre hospitalier de Breil était le débiteur direct des sommes réclamées et du non-respect de la procédure contractuelle de réclamation préalable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, en particulier les articles R. 2192-31, R. 2192-35 et R. 2192-36, ainsi que sur les stipulations du CCAG-FCS applicables au marché.
N° TA45-2502535(TA45-2502535)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, fonctionnaire du CROUS, qui contestait le refus implicite de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) provisoire. Il invoquait l'urgence liée à la fin de ses droits à congé de maladie ordinaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision, l'administration étant tenue, selon lui, de lui accorder ce CITIS provisoire en application du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et de la circulaire du 24 septembre 2024. Le juge des référés a rejeté la requête par une ordonnance motivée, estimant qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que la condition d'urgence était remplie ou qu'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision était soulevé.
N° TA45-2502525(TA45-2502525)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans, rendue le 26 mai 2025, concerne un litige relatif à une obligation de quitter le territoire français. La requérante, Mme A, résidant à Nangis (77370), contestait le refus d'abroger un arrêté préfectoral et demandait la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a constaté que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA45-2502456(TA45-2502456)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de l'avis de la commission consultative paritaire d'Eure-et-Loir proposant une exclusion temporaire de 15 jours. Le tribunal a jugé que cet avis constitue un acte préparatoire à une éventuelle sanction disciplinaire et non une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable. Les textes appliqués incluent le décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.