Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2401330(TA45-2401330)

Le Tribunal administratif d’Orléans annule le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Loiret à Mme D, ressortissante marocaine. La décision est jugée contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, car elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son mariage avec un compatriote titulaire d’une carte de résident et de la naissance de leurs enfants. Le tribunal enjoint à la préfète de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2404758(TA45-2404758)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B. Concernant la demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement", le juge a constaté l'absence de recours administratif préalable obligatoire, rendant la requête manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Pour les demandes de carte mobilité inclusion mention "invalidité ou priorité" et d'allocation aux adultes handicapés, le tribunal s'est déclaré incompétent, ces litiges relevant de la compétence des tribunaux judiciaires spécialement désignés, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA45-2400131(TA45-2400131)

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante gabonaise, en tant que parent accompagnant son enfant malade. Le tribunal a jugé que la préfète n'a pas suffisamment pris en compte l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu du polyhandicap de la fille nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire et d'un suivi neuropédiatrique en France. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme D dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 300 euros à son avocate.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2402758(TA45-2402758)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait au préfet d'Eure-et-Loir de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation ou une copie de sa demande de logement, comme l'exige l'article R. 778-2 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502377(TA45-2502377)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, un ressortissant haïtien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'OFII avait bien évalué la vulnérabilité du requérant lors d'un entretien et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, M. B n'ayant pas établi sa situation de précarité. Par conséquent, les moyens de défaut d'examen et d'erreur manifeste ont été écartés, et la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502374(TA45-2502374)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la gravité de son passé judiciaire (récidive de trafic de stupéfiants). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203230(TA45-2203230)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SAS K Line Sport et de Mme A contestant neuf titres de perception émis le 24 février 2022 pour le recouvrement de 79 001 euros d’aides du fonds de solidarité perçues à tort durant la crise Covid-19. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas avoir débuté son activité avant le 1er février 2020, condition d’éligibilité prévue par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, et que les chiffres d’affaires déclarés n’étaient ni cohérents ni justifiés. Les moyens tirés de l’incompétence, du défaut de signature et de motivation des titres ont été écartés. La demande de décharge de l’obligation de payer et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA45-2404384(TA45-2404384)

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B d'une requête en annulation du refus de la CAF d'Indre-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse d'une dette de 160,23 euros pour un trop-perçu de prime d'activité. En cours d'instance, la CAF a démontré que la dette avait été entièrement soldée par une retenue sur les prestations. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2204247(TA45-2204247)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation solidaire de Tours Métropole Val de Loire et de la commune de Saint-Pierre-des-Corps pour un dommage subi par son véhicule après avoir roulé dans une nappe d'eau. Le tribunal a estimé que la présence d'eau sur la chaussée résultait d'un violent orage, constituant un cas de force majeure, et que M. B avait commis une faute en ne réduisant pas sa vitesse malgré les précipitations, ce qui exonère totalement la collectivité de sa responsabilité pour défaut d'entretien normal de la voirie. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître de l'ouvrage public et les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la compétence de la métropole en matière de voirie.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2405596(TA45-2405596)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de cette formalité, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2202407(TA45-2202407)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur la demande de la SAS SOCCOIM, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020, en raison d'une installation de stockage de déchets. La société soutenait que ses équipements spécialisés (casiers, unités de traitement des eaux et du biogaz, etc.) devaient bénéficier de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a constaté que l'administration avait accordé des dégrèvements partiels en cours d'instance, rendant sans objet une partie des conclusions. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande comme irrecevable, car la société réclamait un dégrèvement supérieur à celui initialement sollicité dans sa réclamation préalable, en application des articles L. 199 C et R. 200-2 du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2202901(TA45-2202901)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B contestant les titres de perception émis pour récupérer 18 000 euros d'aides du fonds de solidarité Covid-19. Le requérant, un consultant libéral, n'a pas justifié d'un chiffre d'affaires de référence pour l'année 2019, condition essentielle posée par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 pour bénéficier de l'aide. La prestation invoquée pour 2019, facturée en janvier 2020 et impayée, n'a pas été retenue comme chiffre d'affaires réalisé. La solution s'appuie sur l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret précité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2202917(TA45-2202917)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de l'association Isa Partenaire visant à obtenir le remboursement d'un crédit de TVA de 26 625 euros. L'association, qui exerce des activités d'insertion sociale et professionnelle, soutenait être assujettie à la TVA en raison de son activité concurrentielle. Le tribunal a jugé que, bien que sa gestion soit désintéressée, l'association n'a pas démontré que ses concurrents directs (ESAT Anaïs et entreprise Altea) exerçaient leur activité dans des conditions commerciales. En application de l'article 261 du code général des impôts, l'exonération de TVA a été maintenue, faute de preuve d'une concurrence effective avec des entreprises commerciales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2204248(TA45-2204248)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Saint-Pierre-des-Corps et de Tours Métropole Val de Loire pour les dommages subis par son véhicule après avoir roulé dans une nappe d'eau. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, car l'inondation était survenue soudainement et qu'aucune obligation légale n'imposait la réalisation de travaux pour prévenir ce type de ruissellement. Il a également retenu une imprudence de la part du conducteur, qui s'est engagé sur une voie submergée. La décision s'appuie sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales relatif aux pouvoirs de police du maire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502538(TA45-2502538)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête en référé liberté de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait au juge des référés, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas justifié de circonstances caractérisant une situation d'urgence, condition nécessaire pour que des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale puissent être ordonnées dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du litige relatif à l'obligation de délivrance d'un récépissé prévue par les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceREJETE

TA45-2502536(TA45-2502536)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête en référé liberté de la société Energie de Reure. La société demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 autorisant des travaux de restauration de la continuité écologique sur le seuil du moulin de Ballan-Miré, invoquant une atteinte grave à son droit de propriété et à son droit d'eau. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les travaux n'étant pas engagés et leur impact immédiat n'étant pas démontré. En conséquence, il fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête comme manifestement mal fondée, sans examiner le bien-fondé des autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2400660(TA45-2400660)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’une mise en demeure de la CAF de Loir-et-Cher pour le paiement d’indu de prime d’activité et d’allocation de logement social. Le tribunal a jugé que cette mise en demeure constitue un acte préparatoire à la contrainte et non une décision susceptible de recours, rendant la demande irrecevable. La solution s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2502357(TA45-2502357)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du préfet de Loir-et-Cher portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté pour l'arrêté du 20 janvier 2025 et de l'absence de requête distincte pour l'arrêté du 24 mars 2025, conformément aux articles R. 776-1 et R. 922-7 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme inopérants ou infondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403769(TA45-2403769)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 8 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté les moyens tirés d'une erreur de droit au regard des articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et d'une erreur manifeste d'appréciation, sans les examiner au fond dans cet extrait. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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TA45-2403485(TA45-2403485)

Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet du Cher refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant béninois, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en ne se prononçant pas sur le droit au séjour de M. C au regard de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 et des articles L. 434-1 et L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que l'intéressé justifiait d'une vie familiale établie en France avec son épouse et leur enfant. La décision a été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois.

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