Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2502247(TA45-2502247)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus compromettait la poursuite de son contrat d'apprentissage et de sa scolarité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas suffisamment examiné la situation de l'intéressé au regard des critères de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'ordonnance enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA45-2304322(TA45-2304322)
Le Tribunal Administratif d’Orléans rejette la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret. Le tribunal estime que l’administration a légalement appliqué l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en relevant l’absence de caractère réel et sérieux des études suivies, faute de diplôme obtenu et de cohérence dans le cursus. Aucune erreur manifeste d’appréciation n’est retenue, la requérante étant célibataire et sans charge de famille en France. Par conséquent, l’exception d’illégalité soulevée contre la mesure d’éloignement est également écartée.
N° TA45-2303830(TA45-2303830)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 août 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante contestait la décision en invoquant une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la préfète avait légalement pu refuser le titre de séjour, dès lors que Mme A ne contestait pas avoir produit de faux relevés de notes et que les pièces justificatives d'une nouvelle inscription étaient postérieures à l'arrêté attaqué. Les autres moyens ont été écartés comme imprécis ou inopérants.
N° TA45-2500656(TA45-2500656)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a constaté le désistement d'office de M. A... de son recours en excès de pouvoir contre le refus d'autorisation de travail émis par la plateforme interrégionale de la main d’œuvre étrangère. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.
N° TA45-2401203(TA45-2401203)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "visiteur". La juridiction constate que la demande a été déposée par voie postale, alors que l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'arrêté du 27 avril 2021, impose l'utilisation d'un téléservice pour ce type de titre. Cette irrégularité de forme rend la demande irrecevable, et l'annulation de l'arrêté par le Conseil d'État n'est pas invoquée de manière pertinente en l'espèce. Par conséquent, le tribunal rejette l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2202820(TA45-2202820)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la SCI Les chats noirs et de M. Nuret, qui demandaient la condamnation solidaire de la métropole d'Orléans et de la société Orléans gestion pour des préjudices liés à des vibrations et nuisances sonores provenant d’un parking public. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions de M. Nuret, faute de demande indemnitaire préalable en son nom propre. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la responsabilité sans faute et pour faute des défenderesses, en application des principes de la responsabilité administrative.
N° TA45-2403519(TA45-2403519)
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné la requête des consorts B contre l'arrêté du 14 juin 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a délivré un permis de construire pour une centrale photovoltaïque à Nouan-le-Fuzelier. Le tribunal a retenu comme fondé le moyen tiré de l'illégalité du permis par voie de conséquence de l'annulation de l'autorisation de défrichement, en application de l'article L. 425-6 du code de l'urbanisme. En conséquence, il a sursis à statuer, en vertu de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, pour permettre la régularisation de ce vice dans un délai de huit mois. Les autres moyens soulevés par les requérants n'ont pas été examinés au fond à ce stade.
N° TA45-2303460(TA45-2303460)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 5 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'interdiction de retour ne méconnaissait ni le droit au procès équitable (article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme) ni le principe de séparation des pouvoirs (article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen). La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les textes constitutionnels et conventionnels invoqués.
N° TA45-2300372(TA45-2300372)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Prasville demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2022 enregistrant une unité de méthanisation exploitée par la société Beauce Énergies. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'inexactitude du dossier de demande d'enregistrement et la méconnaissance de l'article L. 512-7-2 du code de l'environnement. Il a jugé que le dossier ne faisait état que de matières végétales, sans contradiction, et que la commune ne démontrait pas d'erreur de fait justifiant une instruction selon les règles de l'autorisation environnementale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet.
N° TA45-2501051(TA45-2501051)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. F, ressortissant congolais, qui contestait les décisions du préfet d'Indre-et-Loire du 3 février 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée avec l'avis de la commission du titre de séjour et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2203164(TA45-2203164)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Bengy-Sur-Craon visant à l'annulation de la délibération du 9 juillet 2022 par laquelle le comité syndical du syndicat mixte du Pays Loire-Val d'Aubois a approuvé le schéma de cohérence territoriale (SCoT). Le tribunal a jugé que la commune ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car elle n'avait pas démontré en quoi le SCoT approuvé portait une atteinte directe et certaine à ses intérêts propres ou à ses compétences. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA45-2501617(TA45-2501617)
Le Tribunal administratif d’Orléans a donné acte du désistement d’instance de M. B..., qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis fixant le pays de destination de son éloignement. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance constate que M. B. est réputé s’être désisté, conformément à cette disposition.
N° TA45-2405343(TA45-2405343)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du département du Cher de lui délivrer une carte mobilité inclusion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 421-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande sans examiner le fond.
N° TA45-2401988(TA45-2401988)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une décision de la CAF d’Indre-et-Loire relative à une remise partielle de dette sur la prime d’activité. Le juge a relevé que le requérant n’avait pas, malgré une demande de régularisation, justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2501132(TA45-2501132)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prestations sociales notifié par la caisse d'allocations familiales du Loiret. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme B n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation qui lui avait été adressée et dont elle avait accusé réception.
N° TA45-2405290(TA45-2405290)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A pour incompétence et irrecevabilité. Concernant la prestation de compensation du handicap et l'allocation aux adultes handicapés, le juge se déclare incompétent, rappelant que ces litiges relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. S'agissant de la carte de mobilité inclusion mention stationnement, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du même code, malgré une demande de régularisation restée sans suite.
N° TA45-2402650(TA45-2402650)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul. La requête en annulation (n° 2402650) a été jugée manifestement irrecevable, car M. A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête en suspension (n° 2402651) a été déclarée sans objet, le fond du litige ayant déjà été tranché. Les deux affaires ont été jointes et rejetées par ordonnance.
N° TA45-2502460(TA45-2502460)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Amboise fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Constatant un péril pour la sécurité publique lié à un risque d'effondrement de la maison située 3 rue Racine, le juge a désigné un expert pour examiner le bâtiment et les mitoyens. La mission de l'expert, à réaliser sous vingt-quatre heures, consiste à dresser un constat, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.
N° TA45-2402338(TA45-2402338)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CAF d’Indre-et-Loire refusant une remise totale d’aide personnelle au logement. Le tribunal a invité la requérante, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse dans ce délai, Mme A est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le président du tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA45-2501590(TA45-2501590)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de renouveler son permis de conduire. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée via l'application "Télérecours". Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes non régularisées.