Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501490(TA45-2501490)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du 13 février 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir avait refusé le séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le juge a relevé que le préfet s'était fondé sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux ressortissants algériens, alors que la situation de M. A relevait du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette erreur de droit a entraîné l'illégalité de l'ensemble des décisions contestées, y compris l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination.
N° TA45-2502107(TA45-2502107)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie du Loiret lui accordant une prestation de compensation du handicap. Le tribunal a constaté que, conformément aux articles L. 245-2 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, les litiges relatifs à cette prestation relèvent de la compétence du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA45-2403633(TA45-2403633)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. F, qui contestait un arrêté du 23 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté du 24 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1, L. 435-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'aucune erreur manifeste d'appréciation ne soit retenue.
N° TA45-2502385(TA45-2502385)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montlandon en désignant un expert pour examiner des bâtiments menaçant ruine, propriétés de la SCI l'Euphrate. La requête, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à constater un péril pour la sécurité publique en raison de risques d'effondrement. Le juge a ordonné une expertise pour dresser un constat de l'état des immeubles, évaluer le danger et proposer des mesures de sécurité, dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA45-2401065(TA45-2401065)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné le recours de Mme B, ressortissante tunisienne, contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant remplir les conditions après avoir achevé ses travaux de recherche sous un visa "passeport talent-chercheur". Le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme B ne justifiait pas d'un titre de séjour étudiant ou d'un diplôme obtenu en France, conditions nécessaires pour bénéficier de ce dispositif. La décision préfectorale a été jugée légale, sans erreur de droit ni violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2502222(TA45-2502222)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A qui contestait l'avis du comité médical de son employeur. La juge a estimé que cet avis, préparatoire et non contraignant pour l'administration, ne constitue pas une décision susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la demande de suspension de son exécution a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA45-2402581(TA45-2402581)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que le préfet n'avait pas l'obligation de solliciter des pièces complémentaires en vertu de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, la demande étant complète. Enfin, la décision de refus de séjour a été validée, le tribunal estimant que M. C ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, malgré sa progression, et que l'atteinte à sa vie privée n'était pas disproportionnée au regard de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA45-2405528(TA45-2405528)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B dirigée contre sept permis de construire délivrés par le préfet du Cher à la SAS Soleia RNA pour des centrales photovoltaïques. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, jugeant que le recours gracieux de Mme B avait valablement interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, il a estimé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester chacun des permis, car elle n'établissait pas être personnellement affectée par l'ensemble des projets, situés sur plusieurs communes. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2502375(TA45-2502375)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Luisant. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour examiner un mur d'enceinte menaçant ruine, suite à un accident de la circulation. L'expert devra constater l'état du mur, évaluer le danger pour la sécurité publique et proposer des mesures de nature à y mettre fin. Cette désignation constitue une mesure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
N° TA45-2502249(TA45-2502249)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 1er mai 2025 l'assignent à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'incompétence et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'assignation à résidence sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2502291(TA45-2502291)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, un jeune majeur réfugié, pour contester la décision du président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de mettre fin à son contrat jeune majeur. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment son droit à l'instruction et à la protection de l'enfance, en raison de la précarité et de l'absence de solution d'hébergement alternative. Le tribunal a constaté que le département avait, par un courrier du 14 mai 2025, décidé de reprendre le suivi de M. A. En conséquence, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus caractérisée et a rejeté la requête.
N° TA45-2501931(TA45-2501931)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Cher du 2 avril 2025 refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La juridiction a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, le refus de renouvellement de titre de séjour portant une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle et personnelle. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet ayant méconnu l'autorité de la chose jugée en se fondant à nouveau sur la rupture de la vie commune sans tenir compte des violences conjugales établies par le précédent jugement du 16 janvier 2024, en violation de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2502182(TA45-2502182)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait une erreur d'appréciation de sa vulnérabilité et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiait le refus. Il a toutefois admis provisoirement Mme B à l'aide juridictionnelle.
N° TA45-2502024(TA45-2502024)
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir avait refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la rupture imminente du contrat de jeune majeur et de ses conséquences sur le logement et les études de l'intéressé. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, le préfet ayant commis une erreur de droit en se fondant sur l'existence de liens familiaux dans le pays d'origine sans examiner la nature de ces liens, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA45-2502148(TA45-2502148)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'avis du comité médical de son employeur relatif à son accident de service. Le tribunal a jugé que cet avis, préparatoire à la décision de l'administration et non contraignant, ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA45-2303879(TA45-2303879)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, agent de sécurité incendie du centre hospitalier Simone Veil de Blois, qui contestait sa révocation prononcée le 26 juillet 2023. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, le conseil de discipline s'étant réuni plus d'un mois après sa saisine, mais le tribunal a jugé que ce délai n'était pas prescrit à peine de nullité. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'information du conseil de discipline sur les motifs de la sanction, cette circonstance étant postérieure à la décision. Enfin, le tribunal a estimé que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée au regard des fautes commises, en application de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 25 juin 1980.
N° TA45-2204238(TA45-2204238)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la communauté de communes de la Cléry, du Betz et de l'Ouanne à lui verser 15 000 euros en réparation des préjudices de jouissance (visuels, olfactifs et sonores) causés par le fonctionnement de la déchetterie de Courtenay. Le tribunal a rappelé le principe de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public, mais a estimé que Mme A n'apportait pas la preuve de la gravité des nuisances alléguées, condition nécessaire pour engager cette responsabilité. Les éléments produits, notamment l'absence de mention d'odeurs dans les rapports et l'absence de mesures sonores suffisantes, n'ont pas permis d'établir le caractère grave et spécial des préjudices. La demande de frais de justice a également été rejetée, la communauté de communes n'étant pas la partie perdante.
N° TA45-2502283(TA45-2502283)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Le requérant demandait la condamnation de l'État pour dysfonctionnement du service public de la justice, en raison de l'absence de suite donnée à ses plaintes pénales. Le tribunal a jugé que ce litige, relatif à l'exercice de la fonction juridictionnelle par le juge judiciaire, relève de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2204002(TA45-2204002)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme E et l'intervention de M. A, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 20 mai 2022 par le maire de Vieilles-Maisons-sur-Joudry à M. B pour deux hangars agricoles avec toiture photovoltaïque. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des articles L. 111-4 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, et les risques pour la sécurité publique, mais les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA45-2203867(TA45-2203867)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A et M. B contestant l'opposition du maire de Luisant à leur déclaration préalable pour la construction d'un mur en ciment de 2,5 mètres. Les requérants soutenaient que la décision d'opposition, notifiée après le délai d'instruction, constituait un retrait illégal d'une décision tacite de non-opposition, faute de motivation suffisante et de procédure contradictoire préalable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision d'opposition était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'était pas requise dès lors qu'il s'agissait d'une décision statuant sur une demande. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les règles du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des déclarations préalables.