Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2203292(TA45-2203292)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, sous-officier de gendarmerie, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de reconnaître l'imputabilité au service de son affection (douleur au genou) lors de l'octroi d'un congé de longue maladie. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la décision attaquée étant suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que le ministre ne s'était pas estimé en situation de compétence liée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en l'absence de lien établi entre la pathologie et le service. La demande indemnitaire a été rejetée par voie de conséquence.
N° TA45-2402266(TA45-2402266)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a rejeté la requête de l'association Urbanisme et Patrimoine dans l'agglomération montargoise et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 31 janvier 2024 par le maire de Montargis. Ce permis autorisait la démolition de bâtiments et la restauration du bâtiment de l'horloge de la caserne Gudin pour y créer une résidence intergénérationnelle. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du maire, en jugeant que l'emprise du projet se situait exclusivement sur le territoire de Montargis. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA45-2301105(TA45-2301105)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme D d'un recours en réformation de l'ordonnance du 8 février 2023 du président du Tribunal administratif de Poitiers, qui avait taxé à 2 500 euros les frais et honoraires de l'expertise médicale confiée au docteur B et mis ces frais à sa charge. Mme D contestait la régularité de l'expertise, menée selon elle en violation du principe du contradictoire. En cours d'instance, l'expert a renoncé à la liquidation des frais mis à la charge de la requérante. En conséquence, le tribunal a constaté que le litige était devenu sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA45-2300709(TA45-2300709)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par la préfète du Loiret le 5 août 2022. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée. Sur le fond, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'il ne méconnaissait pas non plus l'intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA45-2300596(TA45-2300596)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les deux requêtes de Mme A C, ingénieure à l'INSA Centre-Val de Loire. La première requête, en indemnisation pour harcèlement moral et préjudices, a été rejetée, le tribunal estimant que les faits de harcèlement n'étaient pas établis et que l'administration n'avait pas commis de faute. La seconde requête, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, a également été rejetée, le tribunal jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le lien direct avec le service n'était pas démontré. Les décisions s'appuient notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA45-2300415(TA45-2300415)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B contre l'arrêté du maire de Manou du 28 novembre 2022, qui faisait opposition à sa déclaration préalable pour l'installation d'une roulotte et d'une "tiny house". La requérante soutenait que la décision, notifiée après l'expiration du délai d'instruction d'un mois, constituait un retrait d'une décision tacite de non-opposition, et que ce retrait n'avait pas été précédé de la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que le retrait d'une décision tacite de non-opposition est une décision individuelle qui doit être motivée et soumise à une procédure contradictoire préalable, garantie pour l'administré. En l'espèce, l'absence de cette procédure a conduit à l'annulation de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA45-2400858(TA45-2400858)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire pris par la préfète du Loiret. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que l'arrêté attaqué comportait l'énoncé des considérations de droit et de fait nécessaires. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et des conditions du séjour en France de l'intéressée.
N° TA45-2203897(TA45-2203897)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Saint-Jean-de-Braye, qui contestait son classement en zone d'action complémentaire plutôt qu'en zone d'intervention prioritaire pour la profession de médecin, tel que défini par l'arrêté du directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire du 13 janvier 2022. La commune demandait l'annulation de cet arrêté et de la décision implicite de rejet du ministre de la santé, invoquant notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait et de droit, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'ARS avait correctement appliqué la méthodologie prévue par l'arrêté du 13 novembre 2017 et les dispositions de l'article L. 1434-4 du code de la santé publique. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA45-2201808(TA45-2201808)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la décision du 1er juin 2022 du directeur du centre de détention de Châteaudun retirant définitivement le permis de visite de sa compagne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en fait et que la matérialité des faits, à savoir la découverte de 99 grammes de stupéfiants en sa possession après une visite au parloir, était établie. Il a estimé que le retrait définitif du permis de visite, fondé sur les articles L. 341-1 et L. 341-7 du code pénitentiaire, constituait une mesure proportionnée au regard de la gravité de l'introduction de stupéfiants en détention, qui porte atteinte au bon ordre et à la sécurité de l'établissement.
N° TA45-2204489(TA45-2204489)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, infirmière, contestant le refus de l'Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) du Loiret de lui accorder une rupture conventionnelle. La requérante invoquait un vice de procédure (absence d'entretien préalable, en méconnaissance du décret n° 2019-1593) et un caractère discriminatoire du refus. Le tribunal a jugé que l'absence d'entretien préalable constituait un vice de procédure substantiel, et que l'administration n'avait pas régularisé cette irrégularité avant de prendre sa décision. En conséquence, la décision de refus a été annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement de l'article 72 de la loi n° 2019-828 et du décret n° 2019-1593.
N° TA45-2303716(TA45-2303716)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 4 juillet 2023 par laquelle l'inspectrice du travail avait refusé d'autoriser le licenciement de M. B, salarié protégé de l'EPIC CMTV. Le tribunal a jugé que le salarié avait bien conduit sans permis valide du 20 février au 19 avril 2023, en violation du code de la route, de son contrat de travail et du règlement intérieur, et que ce fait était d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Il a également écarté l'argument de l'administration selon lequel l'employeur aurait manqué à ses obligations de sécurité. La décision a été prise en application des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.
N° TA45-2502111(TA45-2502111)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à suspendre la sanction d'exclusion définitive de quatre mois prononcée par la commission de discipline de l'université de Tours pour des faits d'agression sexuelle. Le juge a reconnu l'urgence, car la décision empêchait l'étudiant de valider son année universitaire et compromettait sa bourse, et ce malgré la fin des épreuves, en raison de l'existence d'un dispositif de "seconde chance". Il a également relevé l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur, de vices de procédure et de la disproportion de la sanction. La décision finale sur la suspension n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les conditions de l'article L. 521-1 sont analysées comme potentiellement remplies.
N° TA45-2502171(TA45-2502171)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A, ressortissant algérien, contre un arrêté du préfet de Loir-et-Cher renouvelant son assignation à résidence. Le requérant soulevait notamment une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la conformité à la Constitution des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issus de la loi n°2024-42, au motif qu'ils porteraient atteinte au principe de non-rétroactivité. Le tribunal a écarté la QPC, jugeant que l'assignation à résidence n'est pas une sanction pénale et que le principe de non-rétroactivité invoqué ne s'applique pas en matière administrative. Sur le fond, la décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a rejeté l'ensemble des moyens de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA45-2502273(TA45-2502273)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante n'a pas déposé sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que Mme A n'apportait aucun élément probant pour justifier d'un motif légitime expliquant ce retard, malgré ses allégations de contraintes personnelles. En conséquence, la décision de l'OFII a été maintenue.
N° TA45-2502361(TA45-2502361)
Marché public – Référé contractuel – Tribunal administratif d'Orléans – Irrecevabilité de la requête d'un conseiller municipal. Le tribunal a rejeté la demande de M. Yann Portugues, conseiller municipal et membre de la commission d'appel d'offres, qui sollicitait la suspension d'une procédure d'attribution de marché sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La juge des référés a constaté que le requérant n'était pas habilité à engager ce recours, conformément à l'article L. 551-10 du même code, réservant cette action aux personnes ayant un intérêt à conclure le contrat. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2405367(TA45-2405367)
Le Tribunal Administratif d'Orléans (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. B, ressortissant congolais, contestant le refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que le refus de délivrance du récépissé était illégal, car l'administration était tenue de le remettre en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'absence de passeport n'était pas un motif valable de refus. Il a également annulé le refus implicite de titre de séjour, estimant que la décision était entachée d'un défaut de motivation et méconnaissait l'article L. 423-23 du même code. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un récépissé et de réexaminer la demande de titre de séjour.
N° TA45-2304563(TA45-2304563)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester un titre de recette émis par l'EPLEFPA de Chartres-la Saussaye, visant à récupérer un trop-perçu de salaire de 2 375,53 euros. En cours d'instance, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 15 mai 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune charge n'a été mise à la charge de l'EPLEFPA.
N° TA45-2404461(TA45-2404461)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Loiret lui demandant de restituer sa carte nationale d’identité. En cours d’instance, la préfète a mis fin à la procédure de retrait de titres d’identité, et M. A... a maintenu uniquement ses conclusions relatives aux frais d’instance. Le tribunal a donné acte du désistement des conclusions à fin d’annulation et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais liés au litige.
N° TA45-2403906(TA45-2403906)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B A de deux requêtes visant à l'annulation d'un titre exécutoire émis le 1er juillet 2024 par l'État pour le compte du département du Loiret, réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 423,99 euros. En cours d'instance, le département a annulé le solde de la dette par une décision du 9 avril 2025, rendant la somme due nulle. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de M. A au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA45-2403982(TA45-2403982)
Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF d’Indre-et-Loire de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’avait pas été précédée du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une invitation à régulariser, Mme B n’a pas fourni la preuve du dépôt de ce recours. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.