Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA45-2403951(TA45-2403951)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a constaté un non-lieu à statuer sur l'annulation de la décision du 29 août 2024 du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. A, car quatre points lui ont été attribués suite à un stage de sensibilisation, rendant cette décision sans objet. Les conclusions relatives aux retraits de points pour les infractions de 2019 et 2021 ont été jugées irrecevables, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les infractions de 2017, 2018, 2020 et 2024, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, le jugeant inopérant car cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1, L. 223-3 et L. 225-1 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403723(TA45-2403723)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A et M. B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 032,79 euros. L’indu résultait de l’omission de déclaration de leur vie maritale, et les requérants n’ont pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, malgré des ressources mensuelles de 5 044 euros. Le juge a substitué son appréciation à celle de l’administration, conformément à sa compétence de plein contentieux, et a appliqué les principes tirés du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403726(TA45-2403726)

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de Mme B qui demandait l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 2 319,21 euros. Le juge, exerçant un plein contentieux, a examiné si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise. Il a estimé que Mme B n'apportait pas la preuve suffisante de sa précarité, notamment en ne produisant pas un état complet des ressources et charges de son foyer, et que sa capacité de remboursement, évaluée à 587,75 euros par mois, n'était pas incompatible avec le paiement de la dette. La décision est fondée sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403730(TA45-2403730)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions routières commises entre 2020 et 2023. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à certaines infractions n'ayant pas donné lieu à retrait de points. Pour les autres infractions, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) était inopérant, car leur réalité avait été établie par des condamnations pénales définitives. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403862(TA45-2403862)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi par Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d'aide médicale d'État (AME) par la CPAM de Loir-et-Cher, au motif qu'elle ne justifiait pas d'une résidence ininterrompue de plus de trois mois en France. En cours d'instance, Mme B a informé le tribunal que sa demande d'AME avait finalement été acceptée. Par conséquent, le juge unique a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également la demande de la CPAM au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403752(TA45-2403752)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant le rejet partiel de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 740 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, l’indu résultant de l’omission de déclaration du départ de son mari en Algérie. Le juge a estimé qu’elle ne justifiait pas de sa situation de précarité ni de sa capacité de remboursement, et que les conditions pour accorder une remise gracieuse n’étaient pas réunies. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA45-2400593(TA45-2400593)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E C épouse D. Cette mesure vise à déterminer si elle a bénéficié de soins attentifs lors de son hospitalisation au CHRU d'Orléans à partir du 8 février 2017, suite à une sleeve-gastrectomie compliquée, et à évaluer ses préjudices. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile pour un éventuel litige en responsabilité. Le CHRU d'Orléans et l'ONIAM ne s'opposent pas à l'expertise, bien qu'ils formulent des réserves.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2402456(TA45-2402456)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence et par un juge unique, a rejeté la requête de M. A qui demandait le versement d'allocations de logement sociale (ALS) pour 2016 et 2017, ainsi que des dommages et intérêts pour retard de paiement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande de versement des sommes de 1 146 et 2 893 euros, la caisse d'allocations familiales ayant démontré, sans être contredite, que ces montants avaient déjà été versés avant l'introduction de la requête. La demande indemnitaire a été rejetée, le requérant ne justifiant pas de la réalité d'un préjudice moral. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA45-2501566(TA45-2501566)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car M. A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2403755(TA45-2403755)

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A qui contestait le refus du département d'Eure-et-Loir de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement". Le juge a estimé que l'usage d'une canne, bien que constituant une aide technique, ne suffit pas à démontrer une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, qui exigent un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou un recours systématique à une aide humaine ou à un fauteuil roulant.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA45-2403612(TA45-2403612)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. A, ancien pilote de l'armée de l'air, contestant un titre de perception de 97 513,57 euros émis par le ministre des armées pour le remboursement des frais de sa formation spécialisée, suite à la rupture anticipée de son engagement. Le tribunal a prioritairement examiné le bien-fondé de la créance, notamment le moyen tiré de l'absence d'engagement écrit prévu par l'arrêté du 26 juillet 2013 et de l'information préalable sur les conséquences financières, en application des articles L. 4139-13 et R. 4139-50 du code de la défense. Constatant que l'administration n'avait pas recueilli le consentement exprès du militaire ni respecté son obligation d'information, le tribunal a jugé le titre de perception mal fondé. Il a donc prononcé l'annulation du titre de perception et de la décision de rejet du recours administratif, et a déchargé M. A de l'obligation de payer la somme réclamée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2301203(TA45-2301203)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, professeur des écoles, qui contestait son exclusion temporaire de six mois infligée par le recteur de l'académie d'Orléans-Tours. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision suffisamment motivée et la procédure régulière, notamment concernant la convocation devant le conseil de discipline et l'absence d'obligation d'informer l'agent de son droit de se taire lors d'entretiens hiérarchiques préalables. Sur le fond, il a estimé que les faits reprochés, dont des messages inappropriés à une collègue et une proposition ambiguë à une stagiaire, constituaient des fautes de nature à justifier une sanction. Enfin, la sanction d'exclusion temporaire de six mois n'a pas été jugée disproportionnée, compte tenu des fonctions d'enseignement et de direction exercées par l'agent et de la gravité des faits.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA45-2300853(TA45-2300853)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par la société Hermione d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire de 82 585 euros émis par la communauté de communes du Grand Châteaudun pour des pénalités contractuelles liées à l'exploitation d'un centre nautique. La société contestait la régularité du titre (absence de signature, de voies de recours, de base de liquidation) et le bien-fondé des pénalités, invoquant notamment la force majeure et l'absence d'imputabilité. Le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de la requête, considérant que les moyens de légalité externe étaient inopérants ou non fondés et que les manquements contractuels étaient établis, sans que la force majeure soit retenue. La solution s'appuie sur les stipulations du contrat de délégation de service public et les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2303019(TA45-2303019)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Point'Com, qui demandait la condamnation de l'université d'Orléans à lui verser 21 671,70 euros pour manquement contractuel. La société reprochait à l'université d'avoir cessé de lui commander des prestations de rédaction de procès-verbaux à partir de juillet 2021, sans résiliation formelle du marché. Le tribunal a jugé que l'université n'avait pas commis de faute contractuelle, car le marché ne comportait aucun engagement sur un volume minimal de commandes. La solution retenue est fondée sur les principes du droit de la commande publique et les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2303226(TA45-2303226)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre de perception de 17 019,49 euros émis pour le remboursement des frais de sa formation spécialisée à l'école de guerre. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir été informé de la durée d'engagement liée à cette formation et contestait les bases de calcul de la somme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 4139-13, R. 4139-50 et R. 4139-51 du code de la défense, ainsi que de l'arrêté du 16 août 2017 fixant la liste des formations spécialisées. La solution retenue confirme l'obligation de remboursement en cas de non-respect de l'engagement de servir après la formation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2204119(TA45-2204119)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme F, agente administrative principale des finances publiques, contestant l'arrêté du 9 mai 2022 prolongeant sa suspension et réduisant de moitié son traitement et son indemnité de résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur de qualification juridique des faits et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 531-3 et L. 531-4 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était fondée sur une faute grave et que l'intérêt du service justifiait la mesure, sans que l'administration ne se soit crue en situation de compétence liée. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA45-2203601(TA45-2203601)

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus implicite de promotion au grade d’inspecteur de la jeunesse et des sports hors classe. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d’annulation de la décision implicite de rejet, au motif qu’elle devait être regardée comme une contestation du tableau d’avancement pour l’année 2022, publié le 24 mars 2022, et que cette contestation était tardive. Il a également écarté les conclusions indemnitaires fondées sur un prétendu harcèlement moral, faute de preuves suffisantes d’agissements répétés de l’administration. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2005-1090 du 1er septembre 2005.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2305013(TA45-2305013)

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C, ressortissante tchadienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret le 2 novembre 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la préfète avait procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation personnelle de la requérante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA45-2104369(TA45-2104369)

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Lajoinie-Fonderie, qui demandait l'annulation de la décision du 5 octobre 2021 par laquelle la ministre du travail avait refusé d'autoriser le licenciement de M. A, salarié protégé. La société soutenait que la demande de licenciement était sans lien avec les mandats du salarié, mais le tribunal a jugé que la ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés, notamment l'article L. 2411-7.

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DécisionREJETE

TA45-2305133(TA45-2305133)

Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi par la métropole d’Orléans sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour constater et analyser les désordres affectant le parking enterré Danton à Fleury-les-Aubrais, dans le cadre du projet d’aménagement Interives. La mesure vise à déterminer les causes des malfaçons, leur imputabilité aux constructeurs (maîtrise d’œuvre et entreprises titulaires des lots), et à évaluer les préjudices subis par la collectivité. La solution retenue est l’organisation d’une expertise technique contradictoire, sans préjudice des responsabilités, les défendeurs ne s’y opposant pas sous réserves. Les textes appliqués sont les articles R. 532-1 et suivants du code de justice administrative relatifs aux mesures d’instruction.

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